APPAREILS ACCESSOIRES POUR INSTALLATIONS DE MESURE ÉLECTRIQUE
Piles étalons. — Les éléments de pile étalon exposés étaient peu nombreux.
L’Instilut physico-technique Impérial de Charlottenbourg (Allemagne) avait exposé un élément étalon Latimer-Clark.
Cet élément ( fig . 246) se compose d’un vase en verre placé dans une enveloppe métallique fermée par un couvercle en ébonite. Sur celui-ci sont fixées les bornes entre lesquelles se trouve la tige d’un thermomètre. L’électrode de platine amalgamé qui forme le pôle positif communique à une des bornes par un fil de platine scellé dans un tube de verre. Elle plonge dans une pâte de sulfate de mercure, de sulfate de zinc et de mercure contenue dans un vase poreux.
LTne tige de zinc pur plonge dans des cristaux de sulfate de zinc recouverts par une solution saturée de ce produit. Le zinc est protégé par un tube de verre dans son passage au travers du liquide et ce dernier est recouvert de paraffine, puis de liège râpé et, enfin, de résine fondue.
Cette disposition permet d’éliminer toute trace d’air et de permettre cependant, grâce au liège, à la dilatation de se produire.
Le principal avantage de ce montage est de rendre l’élément transportable sans que les secousses puissent faire varier sa force électromotrice. Puisque celle-ci est admise a priori, comme étant égale à 1,434 volt, on comprend combien il est important qu’on puisse compter sur cette valeur qui sert de point de départ pour toutes les mesures faites avec les potentiomètres.
L’Institut physico-technique avait également exposé un élément étalon Weston, aux sulfates de cadmium et de mercure, qui a, sur l’élément Latimer-Clark, l'avantage d’avoir une force électromotrice indépendante des variations ordinaires de la température. Cet élément a été particulièrement étudié par l’Institut de Charlottenbourg.
M. J. Carpentier avait exposé des éléments étalons Latimer-Clark, Gouy et Weston. A signaler également l’élément étalon Latimer-Clark construit par MM. Chauvin et Arnoux.
MM. Hartmann et Braun avaient également, dans leur exposition, des éléments étalons Latimer-Clark, Weston et lord Raleigh.
Fig. 246. — Pile étalon Latimer-Clark. modèle de l’Institut de Charlottenbour°j.
Enfin, dans la section anglaise, M. James White et MM. Crompton et Cie avaient envoyé quelques éléments étalons.
Condensateurs étalons. — Très peu de modèles de condensateurs figuraient à l’Exposition.
M. J. Carpentier exposait des condensateurs ordinaires à papier, des condensateurs de précision à mica et, enfin, des condensateurs avec mica argenté, l'argenture constituant les armatures, de sorte qu'il n’y a aucun corps étranger interposé; ce mode de construction évite les variations de capacité causées par le desserrage, le contact de l’armature avec le diélectrique étant assuré par^construction.
MM. Keiser et Schmidt, de Berlin, avaient exposé des condensateurs dans lesquels le diélectrique est du papier chimiquement pur imprégné d une matière isolante spéciale dont la composition n’a pas été communiquée. La charge résiduelle de ces condensateurs serait, paraît-il, presque aussi faible que celle des condensateurs à mica.
La Société Siemens et Halske, de Berlin, avait des condensateurs à mica et des condensateurs à papier.
Étalons de self-induction. — Deux constructeurs seulement avaient exposé des étalons de self-induction, M. J. Carpentier et la Société Ganz, de Budapest.
M. .1. Carpentier avait exposé un étalon de self-induction de 1 henry ayant une constante de temps d’environ 0,01 seconde et des étalons de 0,1 henry.
L’étalon exposé par la Société Ganz est l'œuvre des professeurs Hoor et Frôhlich ; c'est un travail de haute précision. 11 se compose d’un tore en marbre à section rectangulaire, très exactement travaillé de manière à obtenir des dimensions géométriques parfaitement définies. Le bobinage se compose de deux fils de cuivre isolés à la soie et rouiés très uniformément autour du tore en marbre. Les extrémités des deux bobines aboutissent à quatre bornes disposées sur le socle enébonite. Le coefficient de self-induction se calcule en partant des dimensions géométriques et du nombre de spires. Quand les deux enroulements sont montés en série, on obtient un étalon dont le coefficient est de 0,0998. 10 9 henry. Cet étalon se renfermé dans une boîte en chêne fermée par une glace.
Clés diverses. — Les clés de divers modèles exposées par MM. J. Carpentier, E. Ducretet, Hartmann et Braun, James White et la Société Siemens et Halske ne présentaient aucune disposition nouvelle. Toutefois, il faut constater le fini de leur exécution et les ingénieuses dispositions prises pour éviter les pertes de charge par les supports isolants des pièces métalliques. Dans ce but, certains constructeurs donnent aux colonnes d'ébonite une surface cannelée avec arêtes vives.
L’ébonite étant hygrométrique et s'altérant avec le temps, on a cherché à la remplacer par d’autres substances, mais sans grand succès, car le beau poli de l’ébonite ne s'obtient pas avec les substances essayées jusqu’ici.
Suspensions pour galvanomètres. — Des modèles de suspension antisecousses, du type Julius, étaient exposés par M. J. Carpentier et par MM. Hartmann et Braun.
I/appareil Julius, que représente la figure 247, permet de neutraliser complètement l’effet des vibrations étrangères sur les équipages mobiles des galvanomètres sensibles, tels que celui de lord Kelvin.
L’instrument qu’on veut soustraire aux trépidations est disposé sur un plan suspendu par trois points A', B', C', disposés en triangle équilatéral, à trois autres points A, B, G d’un support ou du plafond, également disposés en triangle équilatéral. On emploie pour la suspension trois longs fils métalliques.
D’après les études du professeur Julius, les forces qui agissent en A', B', G' produisent une perturbation beaucoup plus faible que celles qui agissent sur les points A, B, C. Pour réduire au