‹ L'électricité dans la maison:Chapitre 18 sur 29 · Accamulatcur Faure-Sellon-Volckinar. Type tramway · texte numérisé non relu

Accamulatcur Faure-Sellon-Volckinar. Type tramway

Coupe longiiudinale, vue Utérale ei plan.

B.B. roigniei. — r,C. Taiieiui. — D. Huit èkclrodei posiliie», compMèes chacuot

pUiliic:

, Bigame,

«ur pkque.

actionae les machines de charge, pour que les accumulateurs fournissent 31 chevaux-lieure mécaniques dii^pouibles pour la locomotioD ou toute autre application.

HoiprTAUHi. — L'électricilé dans lu maison. 10

Suivant qu'on utilise direclement Téoergie électrique disponible ou qu'on la transforme en travail, on obtient 44 p. 100 ou 31 p. 100 du travail initial disponible pour les usages industriels.

L'on n'a pas encore de chiffres bien certains relativement à la durée des accumulateurs. Les appareils d'éclairage installés à poste fixe, chargés et déchargés à des régimes réguliers et relativement modérés, peuvent avoir une durée incomparablement plus grande que les appareils t;e^2Cî//^5, soumis à des charges rapides, à des régimes variables, à des trépidations nombreuses, etc. Les accumulateurs Planté, à simples lames de plomb, semblent présenter plus de garanties à ce point de vue que les appareils F. S. V.

Applications. — Malgré la perte à laquelle il faut consentir lorsqu'on fait appel à l'intermédiaire des accumulateurs, ils préseutent de grands et nombreux avantages qui leur assurent de nombreuses applications dont quelques exemples feront ressortir les principales :

Au premier rang, figurent les applications des accumulateurs dans l'enseignement, au cours ou au laboratoire, non seulement pour les études auxquelles ils peuvent donner lieu, mais aussi pour les multiples opérations électriques auxquelles ils se prêtent très aisément.

II suffit de monter quelques éléments Bunsen pour les chî>^' ger et entretenir leur charge, en effectuant convenablement ^^^ couplages à l'aide d'un commutateur Planté.

La figure 85 représente 20 éléments Planté disposés dans ^^ but. A la partie supérieure est un commutateur très heureu^^^' ment combiné, qui, dans une position, met les 20 éléments ^^^ quantité ; dans une autre position, à angle droit de la premièr^^^' les met en tension. Dans le premier cas, toutes les électrod ^^ extérieures sont réunies à une première lame métallique et tout^^' les électrodes intérieures à une seconde lame métallique, de tel^^^ sorte que l'ensemble de l'appareil se présente comme un élémei unique à grande surface ; c'est dans ces conditions qu'on faitl

L'ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE DOMESTIQI'E, U7

Kchiirge; deux éloments Btinsen y suffisent et la produisent coml'jilètftment en un temps plus ou moins long, suivant leur dimen- [ sion et suivant l'étendue des surfaces de plomb. Dans le second [ cas, l'électrode extérieure de chaque élément est mise en comf municilioD avec celle inléricure de i'élémenl suivant et l'appareil devient une pile véritable de 20 éléments ; c'est dans cette disposition (juon décharge la pile ; elle ér{uivaut au début de son action à 30 éléments Hunsen de très grande surface.

Dans les installations fixes, lii où l'on demande à l'accumulateur de jouer le rôle de volant, de régulateur nu de réservoir, il peut aussi rendre des services: dans ses applications à l'échii-

Hnge, par exemple, il donne à la lumière plus de constance et ^Frfe âxité et rend pour ainsi dire impossible une extinction acci- Béealelle, totale ou partielle, extinction t[ui, dans un théâtre, par HÂemple, deviendrait un véritable désastre.

H Les accumulateurs permettent aussi, comme cela a été fait T^|lendanl quelques mois au théâtre des Variétés, comme le fait chaque jour Itl. Gaston Menicr dans son hôtel, les jours de réception (Voy. p. 170), de produire un éclairage électrique d'une puissance bien supérieure à celle qu'on obtiendrait en utilisant ilirectement le moteur dont on dispose; on obtient ce résultat par l'emmagasinement, en dépensant en quatre on cinq heures (otit le travail produit en vingt heures par le moteur.

On peut aussi utiliser les accumulateurs comme réservoirs d energie électrique mobile dans quelques applications de luxe où la dépense n'est qu'une question accessoire.

Il s'est fait, par exemple, Thiver dernier, un grand nombre d'éclairages privés de réunions, bals et soirées, à Taide de lampes à incandescence alimentées par des accumulateurs amenés de l'usine sur des camions, jusqu'au point de consommation. Le prix, d'un éclairage de luxe organisé de cette façon set tellement au-dessus de tous les prix pajés pour tous les autres modes d'éclairage, qu'il ne doil pas être difficile de rendre Tadaire rémunératrice au même titre que les autres locations analogues, tentures, chaises, fleurs, etc.

Mais il y a loin de là au camionnage organisé pour satisfaire aux besoins d'un éclairage journalier ou d'une petite force motrice, en apportant, par exemple, une fois par semaine, des accumulateurs fraîchement chargés et remportant les accumulateurs déchargés en tout ou en partie.

Enfin, nous signalerons encore la navigation de plaisance, les tricycles électriques et les petits bijoux lumineux, applications pour lesquelles les accumulateurs sont ou deviendront bientôt parfaitement appropriés et sur lesquelles nous aurons l'occasion de revenir.

L'électricien amateur ne peut faire usage de l'arc vollaïque que dans des cas exceptionnels ; les seules lampes électriques qui lui conviennent sont les lampes à incandescence de charbon.

Toutes ces lampes, qui varient considérablement de formes et de dimensions, se composent toujours d'un filament de charbon renfermé dans un globe de verre dans lequel on a fait un vide aussi complet que possible pour s'opposer à la combustion du filament. Leur prix varie suivant leur puissance, leur construction, etc., entre 3 francs et 20 francs.

Nous n'entreprendrons pas de décrire ici leur fabrication

L*ÉCLAIRAGR ÉLBCTRIQUE DOMESTIQUE. 149

qui est toujours une opération compliquée et difficile lorsqn^on De dispose pas de tout Toutillage nécessaire. Il est d'ailleurs très facile aujourd'hui de s'en procurer, et nous conseillons à ceux qui ont à s*en servir d'en faire tout simplement l'acquisitiou, au lieu de cherchera les construire.

Le point caractéristique des lampes à incandescence réside surtout dans la nature du filament. Edison emploie de la fibre de bambou carbonisé, Maxim du bristol découpé et carbonisé, Swan du coton tressé, Anatole Gérard un charbon artificiel aggloméré, etc.

Conditions de fonctionnement des lampes à incandescence de charbon. — Les chiffres importants à connaître, lorsqu'on fait l'acquisition d'une lampe à incandescence, sont au nombre de trois :

La puissance lumineuse normale ;

L'intensité en ampères du courant, qui fournit cette puissance lumineuse (t);

La différence de potentiel en volt aux bornes de la lampe pour produire cette puissance lumineuse [e) ;

Le chiffre le moins connu et le moins exact est la puissance lumineuse delà lampe. Les constructeurs de lampes et de piles ont, nous l'avons déjà dit, la déplorable habitude de plus-évaluer la lumière produite par les lampes, avec une exagération qui dépasse les limites permises. La possibilité de pousser les lampes en forçant l'intensité du courant, jointe à la variabilité des étalons, explique, dans une certaine mesure, ces erreurs voulues et systématiques. Il est bien certain, d'autre part, que les progrès réalisés dans la construction des lampes à incandescence ont permis, en trois ans, de doubler la somme de lumière que peut fournir une lampe donnée pour une consommation d'énergie électrique donnée, dans des conditions normales de fonctionnement. Nous appelons conditions normales celles pour lesquelles la lampe fournit une lumière suffisamment blanche et pourra durer longtemps avant que le filament ne se brise sous l'action de désagrégation lente du courant.

Lorsque le filament eist brisé, la lampe se trouve hors de service. La durée ou t;iedes lampes dépend, toutes choses égales d'ailleurs, de leur régime normal de fonctionnement. On abrège Tune en augmentant l'autre, et inversement. En pratique, il faut adopter une moyenne dont le critérium est assez difficile à indiquer. On peut cependant admettre qu'une lampe, dont on distingue nettement la forme du filament lorsqu'elle est incandescente, peut être traversée par un courant plus intense, avec profit au point de vue du rendement lumineux. Une lampe dont on ne distingue plus le filament est, au contraire, trop poussée. En pratique, il faut fixer le régime à peu près au moment où la forme du filament va difiparaître par irradiation.

Dans les lampes de petites dimensions, on dépasse souvent ce point critique, aussi leur vie est-elle très restreinte. Dans les lampes de dimensions moyennes, la vie d'une lampe en régime normal est de 500 à 2000 heures. On cite des lampes qui ontduré plus de quatre milleheures: un grand nombre au contraire dont le filament a un défaut de construction sont mises hors de service au bout de quelques heures et même de quelques minutes.

On voit entre quelles limites écartées oscille la vie d'une lampe et Ton en comprend bien les raisons.

A présent que nous avons suffisamment défini ce qu'il faut entendre par puissance normale et régime normal d'une lampe, voyonscomment varient les constantes! et e d'une lampe «î incandescence dans ces conditions.

Nous estimerons la consommation d'une lampe en watts, ou en volt-ampères. Une lampe pour laquelle

i=r 1,2 ampère cz:=ôO volts

est une lampe de 1,2 x 50 = 60 watts.

11 suffit, pour réduire en kilogrammètres par seconde, de diviser par 9,81 ou, pratiquement, par 10. Ainsi, une lampe de 60 watts dépense donc 6 kilogrammètres d'énergie électrique par seconde.

L'ÉCUIRAGB ÉLECTRIQUE DOMESTIQUE. 15i

La valeur de t dépend de la grosseur du filament; elle varie entre 0,4 et 2,5 ampères dans les lampes ordinaires. La valeur de e dépend à la fois de t et de la longueur du filament. Pour les bijoux électriques, on construit de petites lampes qui ne demandent que 2 volts et fonctionnent avec un seul accumulateur, tandis que les lampes Edison type A (16 bougies^ exigent 100 volts. Un type courant pour Télectricien amateur, fournissant une lumière suffisante pour travailler sur un bureau, à la condition de rabattre la lumière à Taide d'un abat-jour, est le lype de 6 volts aux bornes et 1,8 à 2 ampères, consommant de il à 12 watts. La dépense d'énergie électrique par bougie ou candie varie entre 2 et 4 watts, suivant que les lampes sont plus ou moins poussées.

Un type de lampe Swan, aussi très employé dans les installations lin peu importantes, est le type de 40 volts et 0,7 ampère, dépensant 28 watts et produisant sensiblement un bec Carcel. Le cheval-vapeur représentant 9,81 x 73=730 watts, ou voit qu'avec un cheval-vapeur d'énergie électrique disponible, il sera possible d'alimenter 23 lampes d*un bec Carcel. Avec de bonnes machines électriques, ce chiffre représente de 16 à 18 lampes par chevalvapeur effectif fourni à l'arbre moteur. Un moteur à p^az de quatre chevaux peut donc suffire amplement à une installation de 60 lampes de 28 watts.

APPARKILS ACCESSOIRES

Appareillage. — Par analogie avec ce qui se fait pour le gaz, on désigne sous le nom d'appareillage Tensemble des dispositions qui servent à fixer, à disposer, à appareiller les lampes à incandescence.

L'appareille plus important et le plus utile est le support de la lampe. Trouver un bon support de lampe n'est pas chose facile. 11 faut, en effet, qu'il soit à la fois solide, bien isolé, commode à manœuvrer pour le nettoyage et le remplacement des lampes.

La figure 86 montre une des formes les plus simples d'un sup-

port de lampe à incandescence; il se compose d'un fil crrz cuivre A roulé de façon à présenter un anneau sur lequel s'ap=3 puie le col de la lampe ; ce fil forme une boucle qui lui donn « l'élasUcité nécessaire; les fils de platine de la lampe vienner* ' se fixer aux crochets BB. Le tout est établi en une monture er~M bois G qui vient se placer dans un chandelier ordinaire ou s^ visser à la place d'un bec de gaz.

Fig. 86. — Monlure-Bupporl do lampe & iiicandescenco. FIg. 87. -

candeacsnc abat -jour el son support.

On ajoute quelquefois à ces montures un petit commutateur qui permet d'allumer ou d'éteindre à volonté.

La figure 87 montre une autre forme du support de lampe mobile avec son abat-jour et le petit commutateur placé sur le côté de la lampe.

Lorsqu'on veut un support plus ornemental, on peut adopter les chandeliers ((ig. 89) de M. Trouvé, ou le candélabre plus ornemental représenté figure 88 ; ce candélabre représente un reîlre

Fig. 88. — CiDdéltbre TroDTd pODr l'éduirago mktc.

in

i^ Seizième siècle fièrement campé le poing sur la hanche et tenant ^^ la main droite relevée unelancesurlaquelle il parait s*appuyer. La lance est terminée par un, candélabre à quatre ou cinq branches et en dessous sort une gracieuse clochette qui, sous la '>obèche réflecteur, renferme une lampe à incandescence.

Fig. 8i). — Chandeliers do M. G. Trouve pour rcclairago luixte.

M. Trouvé a fort habilement combiné les deux systèmes d'éclairage, bougie et lumière électrique, sans nuire à rornementation, de façon à avoir un éclairage mixte très sûr. En détachant le conducteur du candélabre ou du chandelier, ils deviennent des appareils mobiles ordinaires.

Dans les appareils mobiles, on a souvent intérêt à faire dis-

paraître le système d'éclairage ou tout au moins les coaducteurs pendant la journée. Il faut donc un système permettant d'opérer très rapidement la manœuvre de séparation. La figtm 90 montre une disposition assez commode. C'est l'application j|g crochet de M. Sieur employé pour les co/niiiunications télé] niques. Les conducteurs (ixesarrivcnt jusqu'à la planchette ; fl conducteurs souples et mobiles se terminent par une broche q vient s'engager dans les detis crochets fixés sur In planchetlfr

FiR. 90. — Crocbot» de li

pour cordoQs (ouplei

étahlit ainsi d'un seul coup la communication électriqns ime les fils souples. Remarquons en passant que le crochet peut toair lieu de commutateur. Ce crochet de liaison est analogue Bû prises à tèlon dans les canalisations de gaz.

Nous terminerons Ift notre revue des appareillages en repnduisant (fîg. 91) le grand lustre Swan qui éclairait le buffet de l'Exposition d'électricité de Paris en 1881. C'est le meilleur exemple que nous puissions choisir pour montrer que la lumière électrique à incandescence se prête aussi bien, pour ne pas dire mieux, que le gaz aux elTets décoratifs les plus variés.

L'ÉCLAIRAGE ÉLECTHIQLIE IKpMESTHU'E.

L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DOMESTIQUE. i59

Dans une installation d'éclairage électrique, les appareils accessoires sont assez nombreux, et nous n'avons pas Tintention de les passer tous en revue. Nous nous contenterons d'en indiquer quelques-uns parmi les plus utiles et les plus pratiques.

Commutateur-robinet de M. E. Reynler. — Cet appareil est très commode lorsqu'il s'agit de substituer instantanément et sans interruption une série d'accumulateurs ou inversement, une série d'appareils actifs, lampes, moteurs, etc., à une autre série d'appareils actifs. Le commutateurporle six bornes (fîg. 92);

Fig. 92. — Commutateur-robinet de M. E. Roynicr.

les bornes 1,3 et 5 sont reliées d'une manière permanente. La came du commutateur communique avec la borne 2 ; les bornes 4 et 6 sont en relation avec deux lames métalliques verticales formant ressort. La came peut prendre deux positions, l'une à droite, l'autre à gauche, en tournant autour d'un axe horizontal et établit la communication entre la borne 2 et la borne 4 ou la borne 6. Supposons qu'il s'agisse d'alimenter des lampes à incandescence et de renouveler la série des accumulateurs qui les alimente. On place les lampes entre 1 et 2, la première série d'accumulateurs entre 4 et 6 et la seconde série entre 3 et 4. 11 suffit, pour faire le changement, de tourner le levier de

160 L'ÊLECTRtCITË DANS LA MAISON.

gauche à droite pour substituer immédiatement la nouvelle série d'accumulateurs à l'ancienne.

Sonneries d'essai des piles et des accumulateurs. —

Lorsqu'on fuit le montage des accumulateurs, on a souvent besoin de connaître les bornes qui correspondent aux pôles positif el négatif, surtout pendant la formation où ces pôles sont renversés à chaque instant.

Le petit appareil représenté {fig. 93) rend h ce point de vue de précieux services.

Il se compose d'une petite sonnerie portative dans laquelle le timbre, en forme de cylindre aplati, sert de boîte an mécanisme ,

dos piles, syitÈmo Birbior-Picret (grandeur oatureUe).

Un manche fixé sur la boîte sert à la tenir et à la manœuvrer pour approcher les deux bornes à oreilles mobiles des deux pôles de la pile que l'on veut essayer. L'électro-aimant dissimulé dans la boite attire une armature à laquelle est fixé un petit marteau qui vient frapper le timbre à la partie postérieure; les interruptions de courant se font par le déplacement d'une petite lame en forme de ressort placée à la partie antérieure et qu'on peut voir sur la figure, gr&ce <x la déchirure pratiquée sur la boite. Le tintement plus ou moins fort de la sonnerie d'essai indique, avec un peu d'habitude, l'état de la pile soumise à l'épreuve, et l'appareil joue à la fois le rôle de galvanoscope et de galvanomètre acoustique. L'appareil très compact peut se mettre dans

L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DOMESTIQrC. 161

a poche et permet de Yérifier un très graod noaibre dVlèineots

îQ très peu de temps. Un ^tiicA^/ devant lequel vient paraître le

îigne -f- ou le signe — , suivant le sens dans lequel le courant

traverse l'appareil , indique le nom du pôle relié à la borne

antérieure de la boite, du côté du guichet. Ce résuKat est obtenu

très simplement à Taide d'une petite lame d*acier aimantée fixée

sur la boite et qui, sous l'action du courant qui traverse Vélectro-

aimant, s'approche d'un pôle ou de l'autre, en raison de sa

nature.

Lorsque les bornes des accumulateurs à essayer sont trop éloignées Tune de l'autre, il est commode d'adapter à Tune des bornes de la sonnerie d'essai un fil souple isolé de longueur conv^enable, terminé par une petite tige en cuivre ou en argent qu'on ^ient appliquer contre la borne la plus éloignée de l'élément à essayer, tandis que la seconde borne de l'appareil s'applique •ontre la seconde borne de raccumulateur.

Dans un modèle plus récent, M. Barbier a supprimé le manche, -e qui rend l'appareil plus compact et plus portatif.

Table de charge, décharge et couplage des accumuaAeors. — Suivant la nature des machines de charge et des appareils de décharge, on a souvent besoin de grouper les accu- Hulateurs soit en tension, soit en quantité, soit en séries.

D'autres fois, il est commode, pendant la formation, par 'Xemple, de décharger les accumulateurs bien formés sur l*autres accumulateurs en formation. Tous ces groupements «'efifectuent très facilement à l'aide d'un commutateur à mercure le construction très simple.

Cet appareil se compose d'une sorte de damier formé d'une >lanche en bois ou en ébonite, d'environ 4 centimètres d'épaisseur, percée de trous dont la distance est de 3 centimètres. (le« rous ont un centimètre de diamètre et 3 centimètres environ de Profondeur. Ils sont remplis de mercure à une hauteur d'environ i centimètres.

La première et la dernière rangée horizontale de trous sont 'eliées à des bornes par de petites lames de cuivre qui plongent

Hospitalier. — L'électricité dans la maison. H

dans les trous correspondants de ces rangées. Chaque série d'accumulateurs vient s'attacher par les (ils à une paire de bornes, formant ainsi les groupes 1, 2, 3, 4, etc.

Les liaisons s'établissent à l'aide de cavaliers mobiles formés de fil de cuivre de 2 à 3 millimètres de diamètre qui viennent établir des communications entre les différents godets de mercure.

Ces cavaliers en cuivre, en forme d'U plus ou moins allongé, W sont garnis, dans leur partie horizontale, d'un tube en caoutchouc, ce qui leur permet de chevaucher les uns sur les autres et de se croiser sans qu'il s'établisse de communication électrique entre eux.

Ce commutateur est très commode en ce sens qu'il permet d* lirej en quelque sorte, à chaque instant, l'état de fonctionna* ment (charge, décharge, circuit ouvert, etc.), des accuniulateu et des appareils qui alimentent.

Disjoncteur automatique. — Si, pour une cause que *' conque, la source de charge ne développait pas une force éle(^^' tromotrice suffisante pour produire la charge des accumulateur^^^' ceux-ci se déchargeraient dans la machine, dépensant en pur*^^^ perte l'énergie électrique primitivement emmagasinée.

Le disjoncteur automatique a pour but de parer à cet inconvé '^' nient en rompant le circuit dès que le courant de charge n'est ^

plus suffisant.

Cet appareil se compose d'un électro -aimant droit sur lequel ^

le conducteur qui amène le courant de la machine fait quelquestours. Cet électro-aimant maintient attirée une petite armature et le circuit se trouve fermé par un levier plongeant dans des godets de mercure.

Lorsque le courant s'affaiblit, l'armature est rel&chée, le système bascule et rompt le circuit avant que le courant n'ait eu le temps de changer de sens. Le circuit doit être ensuite rétabli en soulevant l'armature à la main.

Un système plus complet, le conjoncteur et disjoncteur automatique, rétablit lui-même le circuit lorsque la force électro-

L'ÉCUIRAGK ÉLECTRIQUE DOMESTIQUE. 163

motrice est redeTeoue suffisaote pour eflectuer de nouveau le chargemenL

Un troisième godet à mercure sert à fermer le circuit des accumulateurs sur une sonnerie qui avertit du moment où le courant de charge se trouve rompu.

Appareil de manœuvre & distance des piles au bichromate de potasse de M. 6. Mareschal. — Les piles au bichromate de potasse, surtout les piles à un seul liquide, appliquées à Téclairage électrique domestique, présentent toutes le ^rave inconvénient de consommer presque autant de zinc en circuit ouvert qu'en circuit fermé, et de s'épuiser inutilement et très rapidement si Ton néglige de retirer les zincs du liquide lorsque la batterie n est pas en service. Mais cette opération purement mécanique est une grave sujétion qui oblige, soit à placer la pile près de l'endroit où Ton doit en faire usage, soit à disposer un système de transmissions mécaniques compliqué et peu décoratif.

C'est pour faire disparaître cet inconvénient inhérent à toutes les piles au bichromate que M. Mareschal a imaginé et fait construire par M. Aboilard le système ingénieux représenté vu d'ensemble figure 94.

Ce sjstème consiste à suspendre le châssis portant tous les zincs delà batterie (fig. 94), à l'extrémité d'un fléau horizontal et à les équilibrer à l'aide de poids disposés à l'autre extrémité de ce fléau.

Le système étant ainsi équilibré, le soulèvement des zincs ou leur immersion n'exigent plus qu'un faible travail mécanique qu'on emprunte alors à un tournebroche ordinaire, à l'aide d'une combinaison qu'il sera facile de comprendre en se reportant à la figure 95 qui en indique le principe.

L'axe M du tournebroche entraine en tournant une manivelle MDà laquelle se trouve fixée une bielle A, dont l'autre extrémité est attachée au fléau horizontal supportant les zincs et le contrepoids d'équilibre. Si l'axe M du tournebroche est animé d'un mouvement de rotation continu^ il communiquera àlabiçlleA

Ifll L'ELECTlilClTÉ DANS LA MAISON.

un mouvement de va-el-vient de bas en haut et de haut en bai qui se transmettra au Uèau et produira ullernnlivcment l'immersion des zincs etieur soulèvement hors du liquide.

En arrêtant le tournebroche dans certaines positions convenu-

Fig. SU.

bleiiieut choisies de la manivelli; MD, on maintiendrai! volnolf les zincs plongés dans le liquide ou hors de ce liquide. Voici comment M. Mareschal aréalisé ces conditions. Le tournebrocht cntruine dans son mouvement un volant horizontal V, surin jante duquel s'applique un sabot en fer F place en regard d'un

électro-aimant E. Dans la position ordinaire, le sabot fixé sur un ressort appuie contre la jante du volant et embraye le toumebroche par frottement. Lorsqu'oo envoie un courant dans l'électro E, le sabot F est attiré, il s'éloigne du volant et débraye le toumebroche qui se met à tourner jusqu'.'i ce que le courant cesse de passer dans l'électro.

Le problème se réduit donc h envoyer un courant dans l'électro et il faire cesser ce courant en temps utile. Ce résultat s' obtient très simplement à l'aide d'une pile Leclancbé auxiliaire

Fig. os. — Principe de l'appareil de M. G. Msrcsclial.

(la pile établie pour les sonneries de la maison peut servir), en fermant le circuit de cette pile sur l'électro F à l'aide d'un bouton B, lorsqu'on veut allumer ou éteindre. Dans la position d'attente paresemple, la manivelle MD est verticale, comme l'indique le petit diagramme à droite de la figure 93. Le circuit est ouvert ea- Ire M et N, par l'elTet de la petite tige C, qui écarte le ressort R du ressort R'. Dès que le circuit a élé fermé, ne fût-ce qu'un instant, la manivelle dépasse la position verticale, la lige C quitte le crochets et la lame R, en vertu de son élasticité, vient toucher la lame R' et continue le contact initial jusqu'à ce que la manivelle MD, ayant accompli un demi-tour, la lige C vienne repousser la laine R et rompe de nouveau le circuit : le frein agit, la manivelle s'arrête après avoir tourné de 180 degrés, immergeant

les zincs au maximum. Pour éteindre la lampe, il suffit d'appuyer de nouveau sur le bouton B. L*axe M accomplit un nouveau demi-tour et, lorsqu'il s'arrête, les zincs sont entièrement sortis du liquide.

On règle la profondeur d'immersion en fixant le bouton D de la manivelle dans les trous T^ ou Tjde la bielle, ce qui permet de faire varier la course et, par suite, le degré de l'immersion.

L'installation comporte trois fils, dont deux relient la lampe à la batterie et le troisième sert à la manœuvre de l'appareil par la fermeture du contact B.

Grâce au système de M. Mareschal, on peut utiliser les piles aa bichromate de potasse dans un grand nombre de cas qui ne demandent qu'un éclairage de courte durée, jusqu'à épuisement du liquide, sans être astreint à la manœuvre fastidieuse du treuil et sans aucun dérangement. Le tournebroche permet d'effectuer un grand nombre d'allumages et d'extinctions sans qu'on ait à remonter son mouvement d'horlogerie, l'opération est d'ailleurs des plus simples et peut se faire chaque fois qu'on rend visite à la pile pour s'assurer de son état.

Nous estimons que l'appareil de M. Mareschal est le complément indispensable de toute installation d'éclairage électrique domestique dans laquelle on fait usage de piles au bichromate de potasse, et en général, dans tous les cas où la pile s'use inutilement à circuit ouvert.

Il trouvera aussi son emploi dans les laboratoires où la pile au bichromate est recherchée à cause de ses qualités particulières de puissance, et où il est souvent nécessaire de la commander d'un point assez éloigné de celui où elle se trouve.

Commutateur de M. A. Gérard. — L'emploi de cet appareil a pour but de simplifier encore la manœuvre déjà si simple du commutateur ordinaire. 11 est disposé plus spécialement pour l'éclairage électrique : en appuyant sur le bouton on ferme le circuit s'il est ouvert et on produit l'allumage, ou on ouvre le circuit s'il est fermé et on produit l'extinction. Une seule et unique action produit donc successivement deux effets distincts

L'BCLAIRAGB &LECTRIOUB DOUESTIQUE. 167

et coatraires, d'une maDiëre indéfinie. Pour obtenir cel effet, le boutoD (^. 96], qu'un ressort à boudin tend toujours à ramener eo dehors, porte à sa partie iarérieure un cliquet qui aclionoe une roue à rochet et la fait tourner d'une dent à chaque poussée. Cette roue à rochet eotraioe dans son mouvement deux roues dentées dont le nombre de dents est exactement la moitié du sien. Ces dents viennent appuyer sur deux lames conductrices reliées par deux bornes au circuit qu'il s'agit d'interrompre ou de rétablir. Puisque les dents de contact sont deux fois moins nombreuses que celles de la roue à rochet, elles ne [toucheront les lames, pendant la rotation du rochet, qu'une fois sur deux et ne fermeront donc le circuit qu'une fois sur deux. L'appareil très simple et de petites dimensions réalise au pied de la lettre la formule ordinairement employée : presser sur un boulon pour allumer ou éteindre à volonté une lampe électrique.

Rhéostat de U. Trouvé. — Od a souvent besoin de faire varier régulièrement et graduellement la résistance d'un circuit

électrique pour augmenter ou diminuer à voloutc l'intensité du courant qui le traverse, pour l'éclairage électrique en particulier, caries piles trop puissantes au début donnent un coup de fouet capable de brûler les lampes. Voici, pour rendre cette opération facile, un appareil imaginé et construit depuis de longues années par M. G. Trouvé, qui nous parait présenter toutes les qualités indispensables à un instrument pratique.

Il se compose d'une spirale ou ressort à boudin en Gl de maillechort, renfermée dans un tube en laiton nickelé; les spires sont écartées l'une de l'autre et isolées du tube de laiton par une

i68 L'ÉLECTRICITÉ DANS LA MAISON.

gaine de carton. A rintérieur du ressort à boudin glisse un contact un peu élastique formé par une tige métallique fendue en quatre parties, légèrement écartées Tune de Tautre.

Le courant arrive par la droite, traverse la spirale, le contact et la tige graduée. Dans la position représentée sur la flgure 97, la tige est à fond et le courant ne traverse que quelques spires, la résistance introduite est minimum; mais, lorsque la tige est tirée, le courant doit, avant d'atteindre le contact, traverser un nombre de spires plus ou moins grand et, par suite, traverser

Fig. 97. — Rhéostat de M. Trouvé.

une résistance plus ou moins considérable. Les divisions marquées sur la tige graduée correspondent au nombre de spires intercalées dans le circuit.

Cet appareil est appliqué par M. Trouvé à ses polyscopes ^ il permet de régler le courant fourni par Taccumulateur Planté et de maintenir le petit fil de platine au degré d'incandescence voulu, dans chaque cas particulier. La disposition du contact élastique fendu assure la continuité du réglage qui s'opère par quart de spire, fraction bien suffisamment petite dans la pratique.

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