‹ L'électricité et les chemins de ferChapitre 22 sur 51 · MACHINES D'INDUCTION · texte numérisé non relu

MACHINES D'INDUCTION

La première machine magnéto-électrique qui ait été construite est duc à Faraday. Elle consiste en un disque de cuivre mobile dans un plan vertical, autour d'un axe horizontal, et qu'on fait tourner entre les deux pôles opposés d'un aimant (fig. 151). En

Fijr. 131.

faisant communiquer les deux bouts du fil d'un galvanomètre l'un avec l'axe du disque, l'autre avec un point de sa circonférence, la déviation de l'aiguille qui a lieu indique le dégagement d'un courant constant dans le sens de la rotation ; mais ce courant a fort peu d'intensité ; et il est incapable de produire des décompositions chimiques, des commotions, ni aucun des effets de l'électricité statique.

Pour obtenir quelque intensité dans les courants induits, il est indispensable de les développer dans des fils assez longs en forme 'Hiélice, et que les conducteurs qui réunissent les bouts de ces m présentent la même résistance, ou du moins n'en présentent pas beaucoup plus au passage du courant que les fils mêmes de a bobine ou" hélice: car de cette manière, dit M, de la Rive, le courant peut les parcourir au lieu de rétrograder par le fil même dans lequel a eu lieu l'induction.

Comme nous avons vu que l'induction peut être occasionnée Punies aimants ou par des courants voltaïques, et que les madunes d'induction que l'on connaît sont fondées sur l'un de ces

moyens ou sur les deux combinés, nous diviserons ces machines en deux groupes, réunissant dans le premier, sous le nom de machines magnéto-électriques, les appareils où l'électricité se développe au moyen des aimants permanents seuls; et, dans le second, sous le nom d'appareils électro-magnétiques y tous ceux où l'on emploie l'induction galvanique, soit seule, soit combinée avec l'action des aimants.

Page 1