‹ L'électricité, notions et applications usuellesChapitre 13 sur 62 · minl amid. jj^^^ ^^ SUpcrpOséCS · texte numérisé non relu

minl amid. jj^^^ ^^ SUpcrpOséCS

Les aimants feuilletés (fîg. 76) ou aimants Jamin, ainsi

HAGNÈTISHE LES AIMANTS 83

appelés du nom de leur inventeur, sont construits de cette manière Les lames sont re'unies par leurs pôles semblables ei t'ortemeni recourbées dans te sens de la largeur.

La figure 77 repre'sente un aimant composé ou faisceau magnétique, formé de plusieurs aimants en fer à cheval dont les pôles sont juxtaposés.

Aimantation par Inflaence.

— L'acier n'est pas la seule sub- Fie. 77- - Aimai compoK. g,g^^g susceptible d'acqucrir la propriété magnétique. D'autres corps et paniculièrement le fer peuvent également être aimantés, mais ils perdent leur aimantation avec facilité ou ne la conservent que très peu.

Un morceau de fer N S (fig. 78), placé à une petite distance d'un barreau aimanté N, S,, auire un cylindre de

kfera; il a deux pôles et une ligne neutre. Le pôle le plus r voisin du barreau est de nom contraire, le plus éloigné est

de même nom. Cet effet d'un aimant sur le fer a reçu le

nom d'aimantation par influence.

La figure 79 montre l'effet d'un barreau d'acier aimanté

^4 i.'i5lkctricité

^sur des morceaux de fer. Le cylindre a, attiré par le pôle S du barreau devient lui-même un véritable aimant; à son point de contact avec le barreau 11 se développe un pôle de nom contraire n et à l'autre extrémité un pôle de même Jiom s ; à son tour le cylindre a attire un autre cylindre b,

•qui lui-même peut en attirer un troisième et ainsi de suite. Cette aimantation par influence se propage de proche en proche et un certain nombre d'objets en fer peuvent s'attacher les uns aux autres, comme le montre la figure.

Les armures des aimants naturels sont disposées commele montre la figure 80. Elles sont nonsiiiuées par des lames de fer doux a et a\ portant des prolongements b et h' qui forment les pôles de l'aîmant. Ces lames sont reliées par des traverses en cuivre. Lapiècey^, en fer doux^ prend le nom de portant.

Dans la figure 76 (aimant Jaminj les armures sont séparées par une pièce en laiton et solidement fixées entre elles et avec les lames d'acier qui constituent l'aimant.

L'armure des aimants en fer à cheval (fig. 81) consistesimplement en une pièce reaangulaîre de fer doux a b.

Quant aux barreaux aimantés (fig. 82) on les réunit par paires ; ils sont placés parallèlement l'un à l'autre, les pôles

■ de nom contraire en regard; de petits barreaux de fer doux: [ ab, c d sont appliqués sur leurs extrémiiés.

Cbamp magnétique. — Lignes de force. — Fantôme

^magnétique. — L'attraction ou la répulsion à distance

un aimant sur le fer ou sur un autre aimant prouve que l'influence magnétique se manifeste dans une certaine partie de l'espace autour des pôles de l'aimant. Cette partie de l'espace s'appelle le champ tnagnétique. Dans les aimants puissants, le champ magne'tique s'étend relativement loin des pôles et son action s'exerce, sans en être diminuée, à travers tous les corps non magnétiques, c'est-à-dire qui ne sont pas susceptibles de s'aimanter. La figure 83 montre

F E 83 — F»o ôi

un barreau aimanté sur lequel on a placé une épaisse plaque de verre ou de carton sur laquelle on a projeté de la limaille de fer. Cette limaille de fer, semée sur la plaque, se rassemble vers les pôles ; elle y forme certaines lignes symétriques dans lesquelles chaque grain de limaille, devenu par influence un petit aimant, adhère au précédent et au suivant. Ces lignes s'appellent lignes de force. L'image ainsi formée se nomme/anfôme ou spectre magnétique.

La figure 84 représente le fantôme magnétique d'un aimant en fer à cheval placé verticalement.

On peut fixer les fantômes magnétiques sur des feuilles

MAGNÉriSUE LES AIMANTS 87

de carton ou des lames de verre de la manière suivante : on projette de la limaille de fer sur la surface du carton, préalablement enduite d'une légère couche de gomme dissoute dans l'eau ; puis on imprime de petites secousses au carton pour faciliter la formation du Fantôme, enfin on laisse sécher et la limaille est ainsi fixée.

Pour obtenir ces fantômes <sur des lames de verre, on les recouvre d'abord d'une couche de gomme qu'on laisse sécher, on projette la limaille et on ramollit ensuite cette .couche en la soumettant à l'action de la vapeur d'eau ou en y laissant tomber de l'eau à l'aide d'un pulvérisateur; la gomme en séchant de nouveau emprisonne les grains de limaille.

FiG. 84. — FutAme ni^jtiqi

Composltloii d'une pile voltaïque. — Les piles voltaïques prennent leur nom de Volta, leur premier inventeur. Elles sont l'application de l'action chimique à la production de l'électricité.

Une pile voltaïque, ou simplement une pile, considérée 1 un point de vue général, est un ensemble formé de deux "corps solides, soit deux métaux, soit un métal et du charbon, qui plongent dans un liquide. Les deux métaux ou le métal et le charbon forment un couple voltaïque; le liquide est un électrolyte.

Les couples voltaïques sont habituellement composés de zinc et de charbon, de zinc et de cuivre, de zinc et de platine. En général le zinc est l'un des deux corps solides qui forment le couple ; c'est sur lui que l'électrolyte agit chimiquement. Les électrolytes sont en général des liquides tels que l'acide sulfurique ou des dissolutions de sulfate de cuivre, de chlorures divers, ou bien encore un mélange d'acide sulfurique et de bichromate de potasse.

Les corps solides du couple, zinc et charbon, zinc et cuivre, etc., ont ordinairement la forme de plaques ou de cylindres. Chaque couple est plongé dans un vase qui contient l'électrolyte. Chaque vase, qui prend alors le nom d'élément, forme à lui seul une pile ; mais le nom de pile.

Page 1