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ÉLECTRO-MAGNÉTISME LES GALVANOMETRES

reau [aimanté sont ainsi amplifiés : le rayon projeté sur Péchelle'parcourt un grand nombre de divisions.

FiG. 112. — Echelle graduée transparente pour galvanomètres à miroir.

Les indications du galvanomètre à miroir sont proportionnelles au courant qui le traverse.

- Electro-magnétisme — Les électho-aimants

Aimantation par les courants. — Une hélice de 61 de \ cuivre, dans laquelle [on fait passer un courant e'iectrique, • attire la limaille de fer de la même manière que le fait un

barreau aimante. Un courant circulant perpendiculaire- | ; ment à une tige d'acier, développe dans celle-ci la proi

priété magnétique. Ces faits ont été constatés pour la pre- i f-mière fois en 1820, par Arago (i).

Ampère, partant de cette observation, chercha à augmen

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; ter l'effet magnétique ainsi obtenu. Il plaça une tige d'acier I \ dans un tube de verre (%. ii3) autour duquel il enroiila'f I des spires de âl parcourues par un courant. La tige d'acier j [ s'aimanta, un pôle se forma à chaque extrémité. De plus» j

10 Physi.

français, né e

ELECTRO-MAGNETlSHi: ■

les pôles se trouvaient intervertis suivant que le courant changeait de sens ou que l'enroulement du fil était fait de droite à gauche ou de gauche à droite.

L'hélice supérieure, dans la fig, ii3, est enroulée de gauche à droite, suivant le sens du courant; un pôle boréal se forme en S et un pôle austral en N, L'hélice, enroulée dans ce sens, est désignée sous le nom d'Ae'/i'ce dextrorsum.

La deuxième hélice, placée en-dessous dans la fig. 1 13, est enroulée de droite à gauche, dans le sens du courant; on a un pâle austral en N et un pôle boréal en S, cette hélice porte le nom d'hélice sinistrorsum.

De ses expériences, Ampère déduisit la loi qui porte son nom et qui permet de reconnaître les pâles développés par un courant de sens donné ainsi que de produire à volonté un pôle ou l'autre aux extrémités d'une tige de fer ou d'acier non aimantée.

Électro -aimants. — Tous les corps magnétiques, le

fer, le nickel, le cobalt, peuvent être aimantés par le courant électrique; mais l'acier trempé seul conserve toute l'aimantation acquise quand le courant a cessé de passer dans l'hélice de fil conducteur.

Si le nombre des tours du fil est grand et le courant

■puissant, l'aimantation est forte ; si le fil ne fait qu'un petit nombre de tours et que le courant soit faible, l'effet magnétique est moindre.

Le fer doux, c'est-à-dire pur et non trempé, s'aimante

- très facilement, mais il perd la propriété magnétique aussitôt que le courant ne passe plus. Il s'aimante et se désaimante autant de fois et aussi rapidement qu'on fait passer

■le courant dans les spires du fil qui l'entoure. C'est sur

cene propriété du fer qu'est basée la construction des é

En principe, un électro-aimant est formé d'une tige ou noyau de fer doux autour duquel on enroule un âl métallique, de manière & former une bobine. Le fil doit être isolé, c'est-à-dire recouven d'une matière non conductrice, pour obliger le courant à le suivre sur toute sa longueur, car si les spires du fil se touchaient, le Kio. II4- — McKtcj'cnroBie- couraut passerait de l'une à l'autre, ».i..j«sid«*i«i«-.i«„,^ .j s'échapperait en court circuit à travers la bobine sans produire d'effet magnétique sur le fer. La figure 114 représente un électro-aimant rudimentaire, dans lequel on voit comment le fil est enroulé sur les noyaux. La fig, 1 1 5 montre ce même électroaimant dans sa forme ordinaire.

Le fil enroulé sur les bobines fait un nombre de tours conside'rable.

Ce fil, avant d'être enroulé, a été enveloppé d'une mince couche de soie pour isoler les spires les unes des autres.

Une autre disposition d'éleciroaimani est représentée par la figure 116. Les spires sont maintenues par des carcasses munies de joues, ce qui donne aux bobines la

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