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ÉCLAIHAGE ÉLECTRIQUE LES LAMPES A ARC

nne l'aspect général; la marche du courant et l'fnlemble des communications sont montrés dans le diagramme de la figure 212.

F L'organe principal du mécanisme est une vis verticale V, r laquelle peut courir un écrou A, appelé écrou ino-

teiir, fixe à la traverse supérieure d'un cadre qui supporte le charbon supérieur. Cet écrou tend à. ieî.(n:ni-ït -ç^";

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son propre poids, mais comme le ^adre auquel il est fixé ne peut se mouvoir que verticalement, il s'ensuit qu'il descend en faisant tourner la vis V. Au sommet de celleci, engagé dans ses tileis et tournant avec elle, est un second écrou KF, appelé écrou allumeur. Au dessous de ce dernier, se trouve un plateau de friction pp qui repose sur les extrémités supérieures des noyaux mobiles de deux solénoïdcs ou bobines d'égale résistance B^ Bj, traversées par le courant qui alimente la lampe.

Quand le courant passe dans les bobines, les noyaux sont attirés vers le haut par l'action magnétique; ils sou- Kîvcnt le plateau de friction qui appuie sur l'écrou EF et l'em pèche de tourner; par suite, la vis V, solidaire de Técrou, se trouve arrêtée et la descente du charbon supérieur est interrompue.

Au repos, les deux charbons sont au contact. Le courant arrivant dans la lampe n'éprouve pas de résistance, les noyaux des solénoïdes sont fortement attirés et soulèvent le plateau de friction ainsi que l'écrou et la vis V, qui entraine l'écrou A et le porte-charbon supérieur; les charbons se séparent cl l'arc s'établit.

L'arc s'étant formé, tant qu'il conserve sa longueur normale, la pression du plateau de friction pp empêche l'écrou EF et par suite la vis V de tourner; le charbon supérieur ne descend pas. Mais, si l'arc s'allonge, sa résistance augmente ; le courant faiblit et avec lui l'attraction des noyaux; par suite, la pression sur le plateau ^^ et récrou EF diminue, la vis V reprend son mouvement de rotation et les charbons se rapprochent. La distance entre ceux-ci est donc réglée par le frottement du plateau pp surPécrou EF. D'autre part, l'action magnétique du courant sur les noyaux des solénoïdes est contre-balancée par

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ntagonîstes, placés au-dessous des noyaux ^ munis de vis de tension. On peut donc régler la lampe ■alvant l'intensité du courant qui la traverse en donnant

Pressons la tension convenable.

Ile qu'elle vient d'être décrite, la lampe Cance est ^^ dite à point lumineux varia-

ble, le charbon supérieur étant seul mobile; mais on la coostruit aussi à point lumineux fixe. Dans ce cas, les deux charbons s'avancent l'un vers l'autre. Ce résultat est obtenu par un double palan, actionne par l'écrou moteur, qui, en descendant, fait remonter le charbon inférieur avec une vitesse moitié moindre que celle de la descente du charbon supérieur.

Lampe Gérard. — La figure 21 3 donne la vue d'un autre mécanisme simple de lampe à arc. C'est celui de la lampe Gérard. II se compose essentiellement d'un frein, formé de deux pièces croisées en X qui, au moyen de deux Fie. 2i3. ~ Ljmpc GirarJ. doigts ou goujons, dont chacuue l'elles est munie, viennent saisir le porte-charbon supéleur et l'abaisser ou le relever.

Ces pièces, reliées par deux 'petites bielles à une entreoise, sont placées sous les bobines d'un él£CMci-'i\«iî»-v

i l'électricité

dont les noyaux sont creux. Sur cette entretoise sont fisées deux tiges qui traversent les noyaux des bobines; elles portent à leur partie supe'rieure deux masses de fer doui, formant armatures et accrochées au moyen de ressorts à boudin qui les maintiennent relevées. Les bobines sont en fil fin et montées en dérivation sur le circuit de la lampe. Au repos, les charbons ne se touchent pas, car le charbon supérieur demeure relevé par l'action des ressorts ; mais quand le courant passe il traverse les bobines qui aliirent les armatures et font alors baisser le frein qui, appuyant ses branches sur un disque placé au-dessous d'elles, desserre le porte-charbon.

Celui-ci glisse jusqu'à ce que les charbons soient au contact. A ce moment le courant passe dans ceux-ci et n'agit plus que faiblement sur les bobines qui offrent une résistance plus grande ; les armatures se relèvent sous l'action des ressorts, entraînent le charbon supérieur et l'arc se forme. Les charbons s'usant, i'arc s'allonge et la résistance augmente ; un courant plus intense passe de nouveau dans les bobines et la même action se reproduit, empêchant ainsi toute interruption du fonctionnement, qui est d'ailleurs régularisé par un corps de pompe à air, ou compensateur de chute, dont le porte-charbon supérieur forme le piston. Quand le charbon tend à descendre, il se forme dans ce corps de pompe un vide imparfait qui ralentit la chute et évite ainsi les à-coups.

Lampe Thomson-Rlce. — Le mécanisme de cette lampe ainsi que son fonctionnement sont plus complexes que ceux de la iampe Gérard.

Elle est représentée dans son ensemble par la fig. 214 ; ses communications électriques sont indiquées par

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