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ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQCE LES LAMPES A INCANDESCENCE

carbonisée dans un moule fermant herméiiquement. La carbonisation opérée, la fibre se trouve réduite à un fil solide, flexible et dur. On fixe ses deux bouts aux extrémités de deux fils de platine destinés 'û amener le courant et qui sont soudés dans un cylindre de verre. L'adhérence du charbon aux fils de platine est assurée au moyen d'un dépôt électrolytique de cuivre sur les joints. Le cylindre de verre, surmonté du filament, est introduit et soudé dans i'ampoule. Celle-ci, restée ouverte parle haut, est ensuite soumise à l'opération du vide et fermée au chalumeau.

Lampe S'wan. -

d'autres. Utilisés ainsi, il; l'incandescence Iserait plus forte sut

Le filament deialampeStt'iin [fig. 228) est formé d'une tresse de coton d'abord plongée dans l'acide sulfurique étendu d'eau, ce qui lui donne de la résistance.

Cette tresse est ensuite bouclée, comme le montre la figure, et carbonisée au milieu d'une masse de poussière de charbon portée au blanc.

Préparation des filaments.

— On n'arrive pas toujours, dans !a préparation des filaments, aies obtenir d'une grosseur parfaitement égale sur toute leur longueur; ils présentent parfois des parties moins résistantes que haufferaîentj inégalement,

3oo lampe

LÉLECTRlCfTE

plus vite. Pour atténuer cet inconvénient, les filaments à un traitement particulier, dit à l'hydrocarbure. On les place dans un liydrocarbure gazeux (carbure d'hydrogène, combinaison d'hydrogène et de carbone) et on les porte progressivement au rouge blanc par le passage d'un courant électrique. L'hydrocarbure est décomposé et dépose sur les parties faibles, dont la tempéra^ ture est plus élevée, une couche de charbon qui les renforc*

Lampe Maxim. — Le traitement à l'hydrocarbure i pratique surtout dans la fabt4 Ciition de la lampe Maxim, i employée en Amérique,

Le filament de cette lamfl [fig. 229) est constitué par un lame très étroite de papiei toi, découpée à l'cmporte-piè^ en forme de M, et ensuite c% bonîsée dans un courant gazoline. La gazoline hydrocarbure très chargé de cm bone; ce dernier corps pose à la surface du bristol ( couche adhérente et sufHsi meni conductrice de l'électg cité. Quand le filament est fi dans l'ampoule, on chauj celle-ci, on y introduit de i gazoline et on fait le vide 1 '■plusieurs reprises On ferme enfin l'ampoule en la laia f-sant pleine de vapeurs de gazoline. Cette substance c ■ pose du carbone, pendant que la lampe fonctionne, sur ley

^ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQIIK — LES LAMPES A INCANDESCENCE 3oi

parties faibles du filament et augmente ainsi sa dure'e. La gazoline ne s'enflamme pas, car elle occupe tout l'espace de l'ampoule, d'où le vide a chasse Toxygènc, corps indispensable à la combustion, et la lampe fonctionne sans que f le filament subisse d'alte'ration.

Parmi les nombreuses espèces de lampes à incandescence connues, il y en a du reste plusieurs autres dans lesquelles, au lieu de faire le vide, on introduit un gaz inerte tel que l'acide carbonique ou l'azote. On peut même remplacer le vide par l'hydrogène, gaz éminemment inflam-

mable mais qui ne peut brûler qu'au contact de l'air ou de l'oxygène, dont il est isolé.

Appareillage. — ■ Dans ses parties essentielles, une lampe à incandescence ne se compose que du filament et de l'ampoule, au-dessous de laquelle se trouvent les estrémiids des fils de platine, soudés dahs le verre, qui doivent amener le courant dans le filament. Pour utiliser

LEl.ECT«lCnï

les lampes, on se sen de suppons divers, d'appliques

(fig. 23o et 23ij, de chandeliers l'fig. 232 et 233), etc.

En outre, on doit pouvoir allumer ou éteindre chaque lampe à votonie', en ouvrant ou en fermant le circuit, A cet effet, on ajuste la lampe sur une douille fixée ellemême au support. Cette douille porte un bouton, habituellement en forme de robinet, semblable à celui d'un bec de gaz. Les fils conducteurs csîérieurs aboutissent à la douille et les dispositions intérieures de celle-ci sont telles qu'il suffit de tourner le robinet pour e'teindre on allumer. Il existe plusieurs systèmes qui remplissent ce but.

L'intensitd lumineuse des lampes à incandescence s'évalue en bougies. Il ya des lampes depuis la valeur de quel-

id

ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE — LES LAMPES A INCANDESCENCE 3o3

ques bougies jusqu'à celle de plusieurs centaines de bougies. Celles qui sont destine'es à l'éclairage des, appartements sont ordinairement de 5 à 20 boug es.

Pour les e'clairages domest ques de peu d'importance» c'est-à-dire de quelques lampes seulen en on se sert de piles. Quand il s'agit, au con ra re d un e la rage plus considérable, tel, par exemple, que celui d'un vaste magasin ou des rues d'une ville, les lampesdoivent être alimentées parle courant d'une ou de plusieurs machines dynamo-électriques.

XXIX — Applications des lampes a incandescence

Indépendamment de leurs usages ordinaires, les lampes il incandescence sont encore appliquées à des emplois spéciaux pour lesquels aucun autre genre d'éclairage ne saurait convenir. Pour les usages domestiques, en outre de leur extrême commodité, elles présentent surtout l'avantage considérable de réaliser l'éclairage de sûreté le plus parfait. Avec les lampes à incandescence on peut éclairer les milieux les plus explosibles, on peut circulei dans des locaux renfermant les matières les plus inflammables, sans danger d'explosion ni d'incendie.

Toutes les applications auxquelles se prêtent les lampes à incandescence ne pourraient être décrites ici, quelquesunes seulement des plus intéressantes ou des plus utiles :seront indiquées.

Lampes sous-marines. — Les lampes à incandescence permettent d'éclairer les travaux sous-marins ou sousfluviaux. La source' électrique qui les alimente reste sur le rivage ou à bord des embarcations qui accompagnent les plongeurs. Ceux-ci, revêtus du scaphandre, sont porteurs -de lampes auxquelles aboutissent de longs conducteurs iîexibles, recouverts d'une enveloppe isolante, qui leur

A l'PL] CATIONS n|-:S LAMPES A INCANDESCENCE 3o5

permenent de descendre à de grandes profondeurs. Ils peuvent ainsi rcclu^rrher les avaries d'un navire, visiter des constructions ou des vaisseaux submergés et même rdparer les dégâts causés par Tenvahissemeni des eaux.

La fig. 234 représente une lampe destinée aux usages sousmarins. La figure 335 montre un scaphandrier s'éclairant dans son travail a l'aide de cette lampe.

Lampes portatives Trouvé. — Ci;s lampes portent en elles-mêmes la source d'électricité c[ui les alimente ; aucun lil ne les relie à un point fixe; on peut circuler avec elles en tous Fie;, 2ii.(. — Larapc «.ui-imitinï. ygjjg g( ^ toutes distan-

Leurs dimensions et leur poids moyens n'excèdent . pas ceux d'une lanterne ou d'une lampe à huile ordi- [ naire. Elles justifient donc absolument leur nom de I lampes portatives.

Elles sont de deux genres: i" celles qui s'allument quand L on les porte ou quand on les suspend •,2" celles qui, au cony traire, s'éteignent qitand on les porte et s'allument quand

i-'ÈLECTlIlCITÉ ""^

3o(i l'elecihlcete,

on les pusc sur leur base. Elles soin duin: automatique puisqu'elles s'allument ou s'éteignent sans que la personne qui s'en sert ait aucune manœuvre à effectuer.

Dans les deux genres, l'appareil se compose d'une caisse a compartiments formant le récipient d'une pile spéciale

au biciiromatede potasse. Les zincs de la pile sont! sous le couvercle du récipient. La lampe à incandesc*

z: . :-in-'.: --:- i-: tlt.-^^zz-^z zlhî une double envelop ii - .-.>::! i". rr -.--li. rir »-= Ji^c z^êiallique en forme lir-:=rr.i . illi c^: rr. rr.z^ > . ,: T-riicalcment sur le couve z'.z. >.:: f-r 1= :::= iu r:j:7:iz:. i:>posîTion qui permet

Le j:uvrr:l= rir.i.-: 1=5 zîr.js est mobile: ceux-ci pe ver.: zi.t.Izt e: ie>jrr.ire iîr.s levjse à compartiments q j.r.::;.~: le licurii : j*c>: rarce mouvement de descente { je n r.:.w /-. >\5.j:Uwr.: l*d'.Iur::2^e et Textinciion de

Lar.j. :.- r=rrw>.r.:ê une lanipe du premier genre fonjti.r.. j\->:-2-ù:rc au rr."ment où la personne qui s'i sen la ::i.r.: i la mair.. Dans ce modèle la poignée de Tapf reil est rixJc au va>e: une tijZe.vissc'e au couvercle, traver le centre du vjNe : elle se termine à son extrémité inférieu par une plaque circulaire G, qui sert d*appui à l'appare Quand celui-ci repose sur sa base, la plaque G, solidal de la tige centrale et du couvercle, tait remonter ce demi qui entraine avec lui les zincs ; le contact cesse entre ceu: ci et le liquide, il n'y a plus de courant et la lampe s'étein Dès qu'on soulève l'appareil, le couvercle retombe, h zincs descendent dans le liquide et la lampe s'allume.

L'intensité de la lumière produite peut d'ailleurs et] réglée au moyen d'un bouton H qui monte ou descend si un pas de vis très allongé pratiqué sur la tige centrale qi le supporte. Kn vissant, les zincs plongent davantage dar le liquide, le courant devient plus intense et la lumièi augmente ; en dévissant, au contraire, un ressort à boi din, qui entoure la lige, soulève le couvercle, les zinc plongent nu>ins et Tiniensité lumineuse diminue. Ladispc siiion intérieure des diverses parties de cette lampe eî indiquée par la !ig. a'^-.

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APPLlCAriONS DES LAMPES A INCAND ESCF.NCE 3l3

L:^ tîg. 238 montre la iiiénie lampe au repos. Elle fait voir, en même temps, comment fonctionne an parachute dont i'appareil est muni et qui l'empêche de tomber. Ce parachute consiste en une sorte d'armaiure de parapluie dont les branches entourent le vase et sont librement suspendues ou articulées sur deux colliers C et E. Que l'appareil penche de n'importe quel côté, une ou plusieurs branches de l'armature viennent s'appuyer sur la table ou le sol et l'empêchent de tomber, en formant jambe de force. Lafig. 23g représente le type des lampes du deuxième genre en fonction. La fig. 240 le montre au repos, A et B sont des boutons qui servent à fixer sur la caisse D la bagoe C et la courroie servant h transporter l'appareil sans empêcher son fonctionnement, E est le ' couvercle sous lequel J sont montés en tension les zincs de la pile, F est une poignée servant à suspendre l'appareil au repos. J est un

crochet servant égaletic. l^I,— l.anlernscljcIriqueûciuilllrE. [jjçjjt à suspendre la

lampe à la ceinture de celui qui la porte, mais on la laissant fonctionner. G et H sont deux clefs qui permettent de supprimer à volonté l'automaticité de l'appareil.

C'est au même genre qu'appartient la lanterne de voiture représentée par la fig. 241. Cette lanterne peut servir pour toutes les voilures ei fonctionne suivant le même principe

:*(4 L ELECTRIClTt

lits «qu'elle a été adapltfe à la voittire selon le

Ces divers appareils peuvent donner, quand le liquide de la pile a c'te renouvelé, une lumière équivalente à celle de 4 à5 bougies pendant 3 heures. Le liquide pem d'ailleurs se conserver fon longtemps dans le récipient ; cène durée de 3 heures peut ôtre fractionnée suivant les besoins ei l'usage intermittent qu'on fait de l'appareil.

On comprend aisL-mcnt louii- l'uiilité des lampes électriques à incandescence portatives. Leur emploi rend de grands services aus pompiers, égoutiers, mineurs, distillateurs, employés de poudreries et cartoucheries, veilleurs

de nuit dans les usi

cicux pour les gazi cher les fuites avei

etc.. Enfin ces appareils sont prrfiers, auxquels ils permettent de recherunc entière st'curité.

Lampe Friedlaender. — Ct-ne lampe n'est pas auiouatique c( m me les précédentes, mais elle est extrêmement simple et peut rendre les mêmes services. Elle se compose 'fig. 243) d'une petite caisse en ébonitc, à compartiments, de 18 centimètres sur 1 1 centimètres; la lampe à incandescence proprement dite est tixée sur le devant de la caisse et renfermée dans une cage en verre munie d'un réflecteur.

Chaque compartiment de la caisse forme un élément de la pile dont les électrodes sont en zinc et en charbon, comme dans les lampes Trouvé. Le liquide est une solution de chlorurede zinc et de bichromate de potasse, ^h

Fio. +3 —Pie dtb lampe F cdlnenJer fia.

surlei-oti- dan"! un sens ou dans r

.s LAMPES A IN

ant le bouton de

rc allumer ou tteindre 3 la lampe ei régler l'inten-l sitii de la lumière en immergeant plus ou moins les zincs, i La fig. 243 montre les zincs \ abaissés et plongeant partiellement dans le liquide; ils J sont relevés dans la fig. 244. ] Dans le premier cas, le circuit',!

est fermé et la lampe estallu-, méc; dans le second, le cir—; cuit est ouvert et la lampe esfl

La simplicité du ni' nisme met l'appareil à l'abri ] de tout dérangement. La durée de l'éclairage, quand le ] liquide a été renouvelé, est \ d'environ 3 heures.

L'ÉLECTBiCITÉ

La fig- 245 montre cette même lampe disposée pour"! clairage d'appartement.

Lampes portatives d'appartement Aboilard. -

applications de la lampe a incandescence a l'éclairage

appartements donnent lieu à des dispositions variées, d'am installation facile lorsqu'on peut puiser à une source fi^

APPLICATIONS DKS LAMi'ES A [fJCANllF.SCENCE 3i;

telle qu'une machine dynamo, une canalisation d'électricité \ ou des accumulateurs. Mais la réalisation d'appareils portatifs, non reliés à un point fixe et pouvant être substitués aux ■ lampes ordinaires à l'huile ou au pétrole, offre plus de difficultés. L'obstacle est toujours la pile, car aucun autre Jl générateur de courant électrique ne peut être employé dai

ce cas. On est cependant parvenu à réduire le volume des éléments et à les enfermer dans le socle de l'appareil. Celuici prend alors une forme ornementale qui lui permet de

ÈtECTRICITE

t de travail ou dans un salon, lampes (électriques ponaiîves d'appancment sont même devenues des objets de luxe qui, n'étant pas d'un usage très pratique, rachèlent ce défaut soit par leur originalité, soit par leur aspect artistique ou la richesse de leur di^coraiion.

Les fig. 124(1. 347. 24S et 249 donnt'es ci-dessus sont des larapu'S de ce genre. Ces appareils sont en métal nîclvelé, en bronze ou en?^cuivre dor*S. Leur socle contient un récipient de forme ronde, partagé, suivant les dimensions, en 4 ou 8 compartiments constituant autant d'éléments de pile, plus un compartiment central sans liquide excitateur. La partie supérieure supportant la lampe proenlève a volonté. Quand la lampe ne doit pas fonctionner, les zincs sont placés dans le compartiment central; on les met dans les compartiments qui contiennent le liquide quand on veut avoir de la lumière.

Les communications sont disposées de telle sorte qu'il suffit soit de remettre en place la partie supérieure . 246), soit d'accrocher ensuite une petite chaînette (fig. 247) ou de tour-

APPLICATIONS DES LAMPES A INCANDESCENCE 3l9

ner une clef (fig, 248, er 249}, pour fermer le circuit et allumer la lampe. '

Danslatig. aSo, la lampe est indépendante de la pile ; celle-ci est placée dans le gueridou et reliée par deux fils, à la manière ordinaire, à l'appareil muni d'une clef commutateur qu'il suffit de tourner pour fermer le circuit.

Fm, s — Appsre 1

Applications aux

scientifiques. — Les chimisstes, les botanistes, etc.,

l'ÉLEctbicitè mîliscni au plus grand profil Je la science l'ddaln dlecirique k incandescence. Des appareils de diverses soncf sont construits pour leur usage. Ceux que représentent les fig. 33t et 233 soni destinés 'a l'étude des animalcules qut contiennent les liquides et les Termen ta lions. IlssecorapO' sent, comme le montre lafig, 2 5i,d*un vase cylindrique de cristal au fond duquel i-^t un miroir tn i-lace argentée. U

vase est recouvert d'un couvercle réflecteur argenté, à surface parabolique, au centre duquel est suspendue un( lampe à incandescence. Il est rempli d'eau de mer dans laquelle s'agitent des animaux microscopiques ; uni branche de corail, dont les polypes sont épanouis, est également suspendue dans le liquide. Entre le miroir para bolique et le miroir du fond, il s'opère un renvoi de rayons dans une direction parallèle aux parois du vase. L'éclairage

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ainsi dirige permet d'étudier ces animaux ténus, ces végclations délicates, jusque dans leurs détails les plus minutieux. A l'aide d'une loupe tous ces êtres sont vus avec une netteté merveilleuse, on suit leurs mouvements avec la plus grande facilité.

Four l'étude des fermentations, le même appareil est un peu modifié (fig. 252] ; le couvercle réflecteur est vissé sur une garniture métallique, scellée sur le bord supérieur du vase de cristal, pour mettre les préparations à l'abri de l'air. Une chemise métallique en forme de lanterne garantit l'appareil contre les chocs extérieurs.

Ces appareils peuvent être d'un grand secours dans l'enseignement, car ils permettent aux élèves de se rendre compte aisément de tous les mouvements qui se produisent au sein des liquides et particulièrement d'assister aux phénomènes de cristallisation.

Le photophore. — Cet appareil est, comme les précédents, destiné aux éludes micrographiques, mais il peut aussi servir â d'autres usages. Il permet d'opérer les dissections les plus lines en éclairant vivement les préparations, et de continuer dans l'obscurité un travail commencé pendant le jour; sa lumière n'altère en rien les couleurs naturelles. Sous la forme représentée par la fig. 253, son maniement est facile ; on peut diriger comme on le désire son jet lumineux et éclairer obliquement ou dans tout autre sens l'objet à examiner. Il est possible, par ' exemple, en posant sur un pied un bocal rempli d'eau de mer oCi vivent des animaux, de rester plongé dans l'obscurité, tandis qu'on projette le faisceau de lumière sur telle ou telle partie du bocalqu'on regarde à la loupe. Sous d'autres iormes appropriées, il peut servir encore à examiner facile-

L ment certaines aâL-ciicjns ayant pour siège différï [fies du corpshumain.

L'emploi de cet appareil n'est pas limite à l'usage i rsciences, il rend encore des seirices d'un autre ordre. ' l'iéger £t peu volumineux, le photophore peut se fixer | ■le front au moyen d'une courroie se rattachant

plaque frontale : 1 apparc 1 e t m ntc sur e e plaque. <] manière à pouvo r ourner dans ous le e s, s'élc" s'abaisser, afin que l'operateur puisse diriger le faisa lumineux, là où son regard veut se porter.

La gravure ci-contre (fîg. 254) représente la recherchel la réparation d'une fuite de gaz k l'aide du phoiophoi L'appareil est fixé au front de l'homme qui le porte I projette sa lumière en avant. L'opérateur conserve" aïni

l'entière liberté de ses mains. La pile, portée peu volumineuse et d'un faible poids ; elle est reliée à la lampe par des fils isolés, ainsi d'ailleurs que dans les appareils décrits ci-dessus.

Applications à. la médecine et à. la chirurgie. —

L'art de guérir trouve également dans la lampe à incandescence un auxiliaire précieux. Des appareils spéciaui permettent d'éclairer les cavités les plus cachées dj corps humain ; il n'est pour ainsi dire pas d'organe intérieur que le médecin ne puisse explorer, dont il ne puisse constater l'état et reconnaître les lésions.

L'appareil représenté cî-contre est un laryngoscope électrique [fig. 355). Il est destiné â l'examen médical de la bouche, du pharynx et de la gorge, et sert égalemeni pour éclairer ces parties quand il y a lieu d'y pratiquer des opérations. L'instrument est construit de manière que la lampe ne commence à fonctionner qu'au moment où elle est amenée devant le point à éclairer et que sa position puisse être réglée à volonté sur son support. Une palette recourbée T, servant à abaisser la langue, est fixée à un manche; sur cette palette est disposée une petite lampe à incandescence Edison, montée sur un genou à coquille et pouvant, par conséquent, être dirigée dans un sens quelconque, de manière à projeter la lumière à volonté sur les différentes parties, La petite lampe électrique, ressemblant à une cartouche, est figurée tîn L ; on l'introduit dans un manchon H, terminé par une boule munie de deux surfaces de contact servant à établir la communication électrique. La boule est serrée au moyen d'une vis B, dans une douille sphériquc J, fendue d'un côté, de maniÈre à éirc maintenue suffisamment dans toute position et à assu-

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rer constamment un bon contact métallique pour le pas-

sage du courant. La lampe

it fixée à la palette au moyen du support qui vient d'être décrit et d'une équerre S, arrêtée par une seule vis B' qui sert encore à donner un certain réglage et qu'on enlève pour nettoyer l'appareil.

Le courant traverse le manche au moyen de fines torsades métalliques isolées.

Comme source électrique on emploie deux éléments au bichromate de potasse, de dimensions en rapport avec la grandeur de la lampe. Si le courant doit éirc plus faible, on remplace le bichromate par une dissolution de sulfate de mercure et d'acide siilfuriquc. Celte pile est analogue comme construction à la pile Grenet.

AlIttmeur-extlncteiirRadiguBt. — L'ailumeur-extincteur Radîguel permet d'allut sur place, soit à distance, les lampes électriques d'appartement par une simple pression sur un bouton de contact. La fig. 256 donne la vue extérieure de l'appareil; la fig. 237, par une déchirure de la boite, montre la disposition intérieure de.s organ(

icr ou d'éteindre à volonté ;

Aiin que le lecteur puisse se rendre compte facilemew^ OUI J'aboid. de la manière don: ce double but, lîicindrê

pu allumer à volonté, peut être atteint, le diagramme âm

a fig, 358 indique tes communications 1res simplifiées da

Fi'appareil.

Les organes principaux consistent en deux éleciro-aiJ s B, B', dont les armatures sont disposées à angtcl broii; Tunes d'elles F' est horizontale et reliée, pars pessort de rappel, au pôle positif de la pile; l'autre, Serticale, est en communication avec la lampe, qui esq llle-même en relation avec le pôle négatif.

Deux interrupteurs (ou une poire à double contact)! Bont placés en A. Chaque interrupteur correspond d'unej

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. INCANDFSCENCE

part directement au pôJe positif de Ja pile et d'autre part au pôle négatif, celui de droite par l'intermédiaire de

l'éleciro-aimant B' (allumeur), celui de gauche par l'intermédiaire de l'clcctro-aimant B (extincteur).

Si, en appuyant sur le boulon de l'interrupteur de droite c', ou fait passer le courant dans l' éle et ro -aimant B ', l'armature horizontale F' est attirée et se soulève en frottant légèrement contre l'armature verticale F ; cette der- Jiière porte à sonîcxtrémité un'petit crochet qui retient la

première; le ci ferme le circuit

Ltact métallique qui s'établii ênl

I la lampe s'allume. Si, au contraire, i

appuyant sur l'interrupteur de gauche, on fait passe! courant dans l'électro-aimant B, l'armature verticala estatiirce; el!e dégage l'armature F' qui retombe, le cïrq est rompil et la lampe s'éteint.

L'allumcur-extincleur se prête à une grande diver^ d'insiallatitins. Il suffira d'indiquer sommairement la j ordinaire, qui est aussi la plus frappante et fait ressoj toute la commodité du système.

Soit, par exemple, un appartement composé de ] sieurs salles situées les unes à la suite des autres et chacune d'une lampe à incandescence ; on pourra, en i çant un allumeur-exiincieur dans chaque piÈce et posant convenablement les fiJs conducteurs et les iii' rupteurs, parcourir successivement, dans un sens ou dflj

APl-LICATIONS DKS l.AMPKS A INCANDKSCENCK -■'2f>

l'autre, toutes les pièces de cet appartement en allumatii la lampe de la pièce uù l'on entre et en éteignant celle de la pièce que l'on quitte.

Les dispositions permettant d'atteindre ce résultai sont les suivantes :

Deux fils conducteurs panant des pôles d'une pile traversent toutes les pièces de l'appariemcnt. L'un d'eux [pôle négatif) est relié directement à toutes les bornes de sortie des lampes ; l'autre (pôle positif) est rattaché à toutes les bornes d'entrée, mais en passant, avant d'arriver à chaque lampe, par l'intermédiaire de l'allumeur-extincteur. Le circuit de la pile reste ainsi soit ouvert, soii fermé, selon que l'on a appuyé sur l'un ou sur l'autre des contacts de l'un des interrupteurs disposés à cet effet. Ceux-ci sont placés près de chaque porte de communication entre les salles; comme ils doivent servir en même temps à alSumer la lampe de l'une d'elles et a éteindre celle de l'autre, ils sont identiques ; mais la pièce mobile de l'un des boutons est en même temps en relation avec l'électro-aimant allumeur de la première pièce et avec l'électro-aimant extincteur de la seconde ; l'autre bouton, au contraire, communique d'une part avec l'électro-aimant extincteur de la première pièce et d'autre part avec l'électro-aimant allumeur delà seconde ; on peut, par suite, en appuyant sur l'un ou l'autre bouton, allumer la lampe de la pièce qu'on veut éclairer et éteindre l'autrcJampc si elle est allumée.

Les pièces se suivant ayant deux issues et la lampe de chaque salle devant pouvoir être allumée sur place, sans -aller jusqu'à l'une des portes, chaque allumeur-extincteur est muni de trois circuits distincts et de trois interrupteurs : deux de ces derniers sont placés aux portes, le troisième dans la salle même, pour Tallumage direct.

WP

fL'aliumeur-exiincieur est d'une irès grande utilité' pour tous les cas où, n'ayant besoin de lumière que dans la pièce où l'on se trouve, on de'sire parcourir successivement plusieurs salles ou magasins en éclairant devant soi et en faisant l'obscurité en arrière. Il est surtout utile pour airage momentané de magasins renfermant des matières —inflammables où i!. y a danger à pénétrer en portant une lumière à la maiii.

La lig. 25g a pour but d'indiquer les services de divers genres que peut rendre l'allumeur-extincteur dans une j citation. L'entrée, la cave, l'escalier, peuvent en êire-l pourvus avec avantage, aussi bien que les appartemenls de '1 chaque étage. 1

Toute pile propre à la production de la lumière peut J être employée; mais il est préférable de se servir de celle.J gu'a adoptée l'inventeur de cet appareil ingénieux : c'est] une pile à bichromatede potasse dontb éléments suffisent ï à produire pendant huit heures un éclairage ininterrompu J m moyen de lampes (une seule fonctionnant à !a fois) dont 1 rintensité lumineuse correspond h celle de trois bougies. Ë

Porte-montre électrique. — Le porte-montre électri- j jue est un petit appareil d'une extrême commodité. Il I ie compose d'une boite renfermant la pile et disposée 1 m pupitre. Au bas de celui-ci et en face de la montre m se trouve une petite lampe à incandescence munie d'unJ réflecteur. Il suffit d'appuyer sur un bouton pour fermer !©■■ tircuii. La lumière jaillit et éclaire la montre. I

Bijoux électriques. — Les bijoux électriques, s'ils ne 1 sont pas la plus utile des applicitions de la lumière àincan-

Icscence, sont certainement, entre toutes, celle qui est U plus propre à charmer les yeux.

Les fig. 260 ei 261 montrent une série de bijoux électriques.

Ces objets ne dépaissent pas la dimension de bijoux semblables, d'un usage ordinaire; ils contiennent de très petites lampes à incandescence, actionnées par de petites piles portatives de poche (tig. 263), auxquelles ils sont reliés par des fils dissimu- M, AboLimd. les dans les plis des vêtements ■

des personnes qui les portent. Ces piles sont très lés l'i ferment iicrm Jtiqucmcnt. Il suffit de presser

un bouton de contact pour prod-jire ou interrompre ]a lumière à volonté. L'effet lumineux obtenu est d'

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