A l'aide d'une seule bobine de Ruhmkorff
Elle consiste à montrer que l'eiira-courant, ou courant induit engendre par le courant primaire dans son propre circuit de gros fil, possède une force électromoirice pld élevée que le courant primaire lui-même.
Dans la disposition représentée par la figure 297, l'appareil employé est une bobine de Ruhmltorff démontable, mais l'expérience pourrait être effectuée avec une bobim quelconque, a a' sont des bornes qui permettent d'éia-J blir une dérivation sur le circuit primaire ei d'y intercale! une lampe £1 incandescence L ; P est une pile dont la força électromotrice est insuffisante, mais l'intensité plus grandi qu'il ne faut pour porter la lampe à l'incandescence.
L'expérience fait ressortir plusieurs faits :
1" La lampe placée directement en circuit avec la pîle . ne s'allume pas; mais, intercalée dans la dérivation de I'îD'-J
mmm
GENÊRATEl'HS SECONDAIRES iSS
ducteur, elle devient incandescente dès que le trembleur E E' est mis en marctie. La force électromotrice de l'extracourant du circuit primaire circulant dans la dérivation de la lampe est donc supérieure à celle du courant de la pile. A l'extra-courant direct produit dans le fil primaire par les intcrrupiionsdiilremblcur, vient s'ajouier le courant induit
engendré dans ce même fil par la réaction du courant d'ii)-^ duction développé dans le circuit secondaire. Les deui.j forces électromotrices s'ajoutent : leur somme devient ( suffisante pour allumer la lampe. On comprend d'ailleurs que les actions inductrices réciproques des deux ci primaire et secondaire Tun sur l'autre concourent à proj duîre une tension relativement considérable; a" Pendant que la lampe fonctionne, l'étinceUe qui jaillîfl
?Sj. 1,'klbctbicité
en E entre les cxtrémilés 1 I' du fil secondaire ou pôles de la hihînL', est faible et courte; mais si l'on éteint la lampe en ouvrant le circuit en 1', l'iftincelle devient forte et liinfîue. Une grande partie de l'énergie électrique en jeu dans l'appareil l'tani absorbée par la lampe ne se porte plus sur le circuit secondaire, mais elle lui est restituée dès i.]u'()n supprime la dérivation du circuit primaire,
II.. — Avec deux bobines de Ruhmkorff semblables à celles Je l'expérience précédente et une bobine à noyau
mobile {'à^. 2!)81.
t'iG. ifiH. — L'ipécicnce de traniforinBlian gyec dcut bobines de RuhmkorlT.
Comme ci-dessus, la pile P est insuffisante pour allumer
B^ectement les lampes L ti L'. La bobine E à noyau ■
Biobile et la lampe L pourraient Êtri; supprimées. L'expé- 1
feence s'effectuerait avec les bobines B' et B^. J
■ Le trembleur de B' actionne en même temps les bobines I
Ki et B' ; le courant de la pile traverse les circuits primaires M
Re ces deux bobines ; on peut l'interrompre à volonté par M
le commutateur C. Le trembleur de la bobine B* ne seri.B
pas : il est calé sur contact. Sur le circuit secondaire de Bfl
se trouve la lampe L. Le courant induit de B' se rend dans ■
)ie fil fin de la bobine B- ; ce fil fin devient donc l'inducteur 1
pu gros fil de B^ sur lequel se trouve la lampe L'. I
Sur le parcours du fil H H, qui relie B' àB-, on a inter- J
!a!é un tube de Geissier ou me'nagé un espace e que fran-J
a l'étincelle de l'induit de B'. Si le noyau de fer F de Bfl
t enlevé et qu'on mette en marche le trembleur de B', lafl
mpe L ne s'allume pas et la lampe L' devient incandes-S
e; mais si l'on introduit le noyau F de B, la lampe LM
"s'allume et L' s'éteint. Il suffit donc de mettre en place ouj
de retirer F, pour allumer l'une ou l'autre lampe. En même^
temps on obtient une étincelle en e ou l'e'clairage du tubeB
Ide Geissler. M
[ Ces expériences, très frappantes, sont brillamment re'a-B Usées dans ses cours et conférences par M. Hospitalier. ■ ! I
[ Transformateurs. — Les résultats ainsi obtenus mon*« irent comment la bobine d'induction, qui n'était d^aborda employée qu'à des recherches scientifiques ou à des expé-4 riences de laboratoire, a pu être modifiée pour être appli- J ' qude à l'éclairage électrique et à la distribution de l'énergie J ^Lfélecirique pour d'autres emplois, L'éclairage est toutefois,! ^Bla plus importante de ces nouvelles applications. Sous laj ^fcïouvelle forme qui lui a été donnée en vue de cet usage, 1
la bobine d'induction a reçu le nom de générateur secondaire ou de transfonnateur.
Dans la transformation de la quantité en tension ou de la tension en quantité, la somme d'énergie électrique mise en jeu dans l'appareil ne varie pas: Cette somme, représentée d'abord par le courant inducteur, se retrouve toujours en entier dans le courant induit. Sa valeur est égale au produit de l'intensité par la force électromotrice ou de la force électromotrice par l'intensité. Ces deux facteurs peuvent varier aux dépens l'un de l'autre, mais leur résultat reste invariable.
Soit, par exemple, un courant primaire d'une force électromotricc de loo volts et d'une intensité de lo ampères ; la somme d'énergie électrique qu'il représente sera
100 X 10 = lOOO
Si la transformation qu'il subit dans la bobine d'induclion a pour effet une simple inversion des facteurs, c'està-dire la transformation de ce courant primaire en un courant secondaire ou induit de lo volts et de loo ampères on aura toujours le même produit
10 X 100 = lOOO
La transformation n'a pas toujours pour effet l'inversion des facteurs. Cette inversion n'est qu'un cas particulier donné pour exemple. Le rapport entre les facteurs peut varier; ils peuvent prendre différentes valeurs et l'un des