‹ L'élevage domestique du gibier et des animaux à fourrure dans la province de Québec [microforme]Chapitre 1 sur 1 · L'ÉLEVAGE DE GIBIER ET DES ANIMAUX A FOURRURE · texte numérisé non relu

L'ÉLEVAGE DE GIBIER ET DES ANIMAUX A FOURRURE

S. XE. DEFACEI Sous- Ministre de la Colonisation, des Mines et des Péchories, Québec.

Monsieur,

ya deux ans, j'avais l'honneur de vous soumettre un rapport spécial sur les avantages qu'offrirait l'élevage du wibier et des antmaux à fourrure dans la provinee de Québe

Jusqu'à présent, aueune réserve n'a été établie dans cette provinee pour l'élevage du gibier en eaptn té, mais ilest encourageant de constater que l'on fait actuellement des essais pour élever, à l'état domestique et en grand nombre, le chevreuil,en vue d'al cnter de venaison les marchés de cette province. Le projet actuel a cour but d'établir eette ferme à Arthabaska, Inatile de répéter les arguments qui militent en faeur d'une entreprise de ce genre, et que je donvais dans mon rapport iv a deux ans.

ELEVAGE DES ANIMAUX A PELLETERITE

Le développement qu'a pris, depuis ‘eux ane, l'industrie de lélevage des animaux à fourrure a devancé de beaucoup toutes les prévisions.

Comme on pouvait raisonnablement #3 attendre, e'est à l'ile du Prince Edouard que ee développersent a été le plus remarquable, là où cette industrie existe depuis vingt-ans. Tant que les premiers éleveurs du renard noir argenté, se sont bornés, dans cette ile, à n'élever eet animal que pour en avoir ln pelleterie, ils ont entouré leur industrie du plus grand secret, afin de prévenir toute concurrence et partani une réduction de prix. Mais bientôt la demande de reproducteurs est devenue si grande que l'on ne tuait plus les animaux de qualité sipcrieure, élevés en captivité, pour en avoir la peau: leur valeur comme ? ducteurs de race étant dix fois celle de leur pelleterie.

Les pionniers de cette industrie se sont vite enrichis, quelques-uns d'entre eux y ont fait fortune. Les profits énormes de l'industrie ont partout graduellement attiré l'attention de ceux qui avaient de l'argent à placer, et bien qu'il y ait eu certainement, au dire de gens sérieux, beaucoup de sureapitalisation dans les compagnies à fonds social formées pour l'élevage des animaux à fourrure dans Fle du Prince

Edouard, c'est une industrie quin'en constitue pas moins une Source énorme de revenus pour qui s'y adonne sérieusement.

Dans son rapport du mois de mars 1914, le commissaire de l'agriculture, de l'Ile du Prince Edouard, disait:

“L'élevage en captivité des animaux à fourrure à pris aujourd'hui de telles proportions et une si grande importance dans cette province comme partie du commerce d'animaux, que la renommée s'en est répandue dans tous les pays du monde civilisé.

“Cette entreprise a été très lucrative depuis trois ou quatie ans et, sous plusieurs rapports, ses résultats économiques, ont été fort remarquables.

“Elle a fait naître un grand nombre de corporations là où ces entreprises se laissaient particulièrement désirer, à tel point, qu'il a été accordé plus de chartes à de nouvelles compagnies industrielles et commerciales, dans cette province, durant l'année 1912, que durant les quarante années précédentes, et en 1913, les nouvelles compagnies ont excédé, en nombre et en capital, toutes celles qui avaient pu être constituées depuis l’union de la province au Canada, y comprises celles de l'année 1912.

“Et durant ces deux ans, les corporations opérant dans les limites de l'ile ont attiré plus de capital de l'extérieur que durant toute la génération précédente. Bien que la création de ces corporations ait eu surtout pour but l'élevage du renard, on remarque avec plaisir néanmoins qu'un bon nombre de compagnies se sont également organisées en vue

de la culture des huitres, et d’autres industries.

L'année dernière, grâce surtout à l'industrie du renard, argenté oinme aussi à la hausse des prix pour les produits de la ferme et des pêcheries, il y a eu plus d'argent dans l'île du Prince Edouard que dans toute autre partie du Canada, et dans la république voisine, et d'un bout à l’autre du Dominion on recherchait la cause de la prospérité qui régnait ici, tandis que dans d'autres parties du monde civilisé on se plaignait de ja rareté de l’argent et d'une dépression commerciale.

“La raison bien simple, c'est qu'il s'est fait beaucoup d'argent e! rapidement au moyen de cette industrie de l'élevage du renard, et qu ces capitaux se sont disséminés entre les milliers d'actionnaires résidan surtout dans l’île. Ayant plus d'argent, nos gens ont plus acheté qu'au paravant, avec le résultat général que le commerce à augmenté et qu de a mercantile et industrielle à participé à cette prospérité géné rale.

urce

agri-

d'hui vince n est

ns et, emar-

Ù ces qu'il a rielles lurant agnies ju être : celles

limites a génésurtout nmoins en vue

argenté » et des ue dans et d'un ospérité vilisé on rciale.

rgent et 1, et que résidant té qu'auté et que ité géné-

Pare de sélection de M. Beetz, Piastre Baie Jeune renard.

Pare à renards noirs sur le ranch de M. Beetz À Vaudreuil, ce pare vient d'être terminé

Hosts

Le gouvernement de l'Ile du Prince Edouard perçoit une taxe de 1 pour cent sur la valeur du croît aonuel de tous les renards tenus en captivité dans cette province. Cette taxe a été perçue pour la première fois le ler août dernier (1913) et ne s’est pas élevée à moins de $36,709.22. La valeur totale des 1394 jeunes renards nés l'an dernier en captivité dans l’île du Prince Edouard, et dont 703 étaient des repards poir-argenté et 271 croisés, a été estimée à $3,670,922. Y compris 831 renards rouges, il y avait 3,130 renards de toutes sortes, vieux et jeunes, l'année dernière, dans l’île du Prince Edouard, représentant une valeur totale de $15,186,150, ou deux fois la valeur de tout son bétail, et de tous ses chevaux, moutons, pores et volailles.

Le total du capital-actions autorisé des compagnies d'élevage du renard, constituées en corporations dans l'ile du Prince Edouard, excède $32,000,000, et il y a d’autres associations non régulièrement organisées qui se livrent à la même exploitation représentant un capital global de #4,325,000.

La publication dans le rapport de ce département, il y a deux ans, de notes préliminaires sur ee sujet, et la publicité qui leur a été donnée dans les journaux, ont suscité tant de demandes de plus amples renseignements, qu'à votre suggestion le soussigné à préparé un opuscule d'une quarantaine de pages qui a été publié dans les deux langues. La preuve que cette publication répondait à un besoin réel, c'est qu’en peu de temps les deux éditions ont été épuisées et que l'on eu a demandé une autre.

Le gouvernement de Terreneuve, par l'intermédiaire de sa commission de chasse et de pêche intérieure, a demandé la permission d'imprimer et de distribuer l’opuseule à Terreneuve, le représentant de la Commission qui a signé le cablogramme ajoutant: “Ces instructions sont les plus claires et les plus concises que j'aie vues.”

Feu l'honorable E.-R. Emmerson, a derardé la faveur de pouvoir en envoyer quelques exemplaires à des amis du Nouveau-Brunswick, et accusant réception avec remerciement, il écrivait: ‘Mes amis Îles apprécient hautement. Vous serait-il possible de m'en envoyer encore quelques-uns par la poste: J'ai demandé au gouvernement ici si les autorités fédérales avaient l'intention de publier une semblable brochure. Le premier ministre m'a répondu que la con mission de conservation s’oceupait de la chose, et qu'elle allait probablement en agir ainsi. Votre traité a une très grande valeur, et c'est l'opinion qu'en ont ceux qui l'ont vu.”

Les pionniers de l'industrie de l'élevage des animaux à fourrure dans cette province, mentionnés dans le rapport préliminaure il y a deux ans, ont depuis lors fait de grands progrès, et nombre d'autres ont donné sur leurs brisées. Tous ceux qui au début ont pris quelqu'intérêt

dans cette entreprise n'ont pas eux-mêmes fondé d'établissements. Plusieurs demandes de permis ont été faites au département de capturer des renards vivants pour des fins d'élevage; mais dans la plus grande partie des cas, la tentation de réaliser un profit immédiat en disposant sur le champ des animaux sauvages ainsi capturés, a été irrésistible.

Dans certains cas aussi, ces trappeurs n'avaient pas les moyens de préparer les enclos nécessaires pour pouvoir garder ces animaux en “aptivité. Plusieurs ont demandé au département la permission de vendre vivants les renards ainsi capturés dans cette province, à des trafiquants de l'Ile du Prince-Edouard vu d’ailleurs. Cela leur a toujours été refusé, pour: cette raison que le bénéfice à retirer de l'élevage en captivité des animaux à fourrure issus de sujets capturés dans la province de Québec devait, autant que possible, rester ici au profit de nos gens.

Les essais d'élevage de renards en captivité seront plus nombreux que jamais dans cette province, cette année, et ceux qui ont déjà essayé cette industrie se préparent à étendre leurs opérations.

A l'Ile du Prince-Edouard, comme ailleurs, plusieurs échecs ont signalé les premières tentatives d'élever des renards en captivité. Même au printemps dernier, une telle malchance s’est manifestée au fameux ranch Dalton, à l'Ile du Prince-Edouard, qui l’an dernier payait un dividende de quarante pour cent à ses setionnaires, qu’on n'a presque pas fu rendre à maturité aucun des jeunes renards. C’est un des accidents de l'industrie, dont on saura sans doute prévenir la répétition à l'avenir.

: Néanmoins, il serait plus que surprenant, d'après ce que l'on a vu ailleurs, que nos premiers éleveurs ne fussent pas en butte à quelques désappointements. Ainsi, dans un ranch du district de Québec, où l’on a accoüplé l'hiver dernier un certain nombre de ces animaux de prix, aucune des femelles n'a rapporté. Cela est dû évidemment à une erreur de jugement, qui les a fait séparer trot tôt; car les jeunes renards de l’année précédente et même ceux de l'année, comme tous ces animaux l'étgjent, rapportent plus tard dans la saison que les vieux renards.

La vigilance constante et l'exercice d'un bon jugement. à la suite surtout de l'expérience acquise, sor t presque invariablement le gage du succès dans cette industrie comme dans toutes les autres. Les résultats obtenus par M. Johann Beetz en sont une preuve. Pendant plus d’une dizaine d'années, M. Beetz a réussi à élever des renards noir-argenté dans ‘son ranch de Piastre Baie, sur la rive nord du Saint-Laurent, dont'on voit une partie dans la vignette ci-jointe. En faisant une sélection judicieuse, il a obtenu une race exceptionnelle de reproducteurs de choix: dont plusieurs spécimens ont été vendus à des éleveurs de l'Ile du Prince-Edouard et d’ailleurs. Un grand nombre de jeunes renards ont été élevés par lui ce printemps, etla maladie ne lui en a fait perdre aucun.

Renard noir argenté la propriété de Messiours Holt, Renfrew et Compagnie

Ranch de Messieurs Holt, Renfrew et Compagnie à Bourg Royal, près de Québec Vue de l'extérieur ?

M. Beetz est actuellement à peupler un deuxième raneh à Vaudreuil. On <'attend à ce que ce nouvel établissement produira un grand nombre de rejetons de choix Fannée prochaine, car parmi les quinze couples de renards noir-argenté qui doivent + être aceouplés, plusieurs sont des reproducteurs reconnus. et d'autres représentent la douzième génér tion de ces animaux élevés par M. Beetz en captivité. On peut done croire qu'ils sont parfaitem nt domestiqués. A part ces quinze couples de renards noir-argenté, on élevera aussi le printemps prochain au ranch de Vaudreuil, les petits d'une dizaine d'excellents renurds croisés de différentes qualités, avant de 50 à S5 pour cent du renard argenté.

Le ranch de Piastre Baie contient à peu près autant de sujets destinés à la reproluetion l'année prochaine que celui de Vaudreuil.

L'un des plus modernes et des plus commodes parmi les nombreux aachs de la province de Québec est celui de M. Maurice Bastien, de Lorette, qui doit passer bientôt sous le contrôle d'une compagnie par actions, dans laquelle des capitalistes de Montréal ainsi que M. Bastien et ses fils auront de grands intérêts. Ce ranch qui se trouve dans un bois suffisamment à Fécart, n'a pas moins que 340 pieds de longueur et est fortement enclos d'un treillis métallique, divisé en douze comparti ments. Les tanières que renferment ces compartiments sont spacieuses et confortables. et sont un peu élevées au-dessus du sol pour éviter lhumidité. Au moins 4 renards sesont accouplés dans ce ranch pour la reproduction: huit couples de renards noir-argenté, et seize couples de renards croisés. Dans les conditions ordinaires ce ranch devrait produire 150 petits l'an prochain. La vignette ci-jointe donne une bonne idée de la forme et des dimensions du reneh Bastien.

MM. Holt, Renfrew & Compagnie ont deux ranehs de renards, Fur à Lorette et l'autre à Bourg Roval, en arrière de Charlesbourg. On peut se faire une idée de l'espace qu'oceupent ces établissements, par ce fait qu'ils contiennent 63 cages, chacune pourvue d'une tanière dont le plan a été donné par la compagnie elle-même et que, dit-on, Fon copie sur une grande échelle aujourd'hui à Fe du Prinee-Edouard. Chacun des pares a quarante pieds sur soixante, ae filet d'eau courante cireule dans des abreuvoirs cireulaires en émail, ee qui empécbe l'accumulation de saletés. Sur les onze couples que Fon ie dans ces deux ranchs l'hiver dernier, dix ont rapporté, mais toute une portée a été dévorée par la mère. Les trois années précéde ass, cette bête avait eu respectivement cinq, six et sept petits. Les autres neuf couples de renards ont donné quarante-deux jeunes, dont trence ont été élevés, les autres avant été perdus par divers accidents quelques-uns en se battant entre eux. Pour la prochaine saison, trente renards seront aceouplés, leurs qualités supérieures pour la reproduction ayant été améliorées, croit-on, par une sélection iudicieuse et du sang nouveau. La compagnie espère avoir

15 à 100 petits renards le printemps prochain Quelquesuns de ses

reproducteurs sont exceptionnellement prolifiques, une jeune femelle qu'elle a vendue il y a un an ayant eu une portée de neuf ce printemps.

Voir les illustrations représentant le ranch à Bourg Royal, ainsi que l'un des renards-noir-argenté qui s'y trouve.

La Hudson Bay Black Fox Company, de Québec, a établi un ranch moderne à Sainte-Catherine, Port neuf, bien pourvu d'eau courante, où l'on se propose d'accoupler deux renards argentés, une paire de renards croisés et cinq renards bleus, qui tous ont été importés de la Baie d'Hudson. La Compagnie #& un capital autorisé de :360,000.

Dans la vignette représentant quatre enards actuellement dans ce ranch, que l'on voit sur une autre page, le No l'est un renard noir argenté (frère du No 2) venant de la rivière Albany, Baie d'Hudson; le No 3 est une femelle croisée, venant de l'embouchure de la rivière Attawispikat, Baie d'Hudson, et le No 4 est une femelle noir-argenté, venant de l'Ile Strutton, Baie d'Hudson.

Dans la péninsule de Gaspé, où Messieurs Richmond et Calhoun ont commencé cette exploitation, il y a trois ans ou plus, l'industrie de l'élevage du renard attire de loin maintenant l'attention.

M. Richmond et M. Calhoun ont tous deux vendu leurs ranches, du Bassin de Gaspé, à la “Gaspé Furs Farmers Limited”, dont M. Richmond est le gérant local à Gaspé. La compagnie à réussi, le printemps dernier, à élever douze petits argentés, trois croisés et trois rouges. On aurait encore mieux réussi, mais quatre petits argentés sont morts de convulsions causées par les vers. La compagnie garde tous ses renards pour la reproduction, n'ayant vendu que très peu des petits de l’année. Elle a eu la chance d'avoir une portée de neuf, d’une jeune mère argentée, d'un an, mais il y en avait deux de morts-nés.

M. A. J. Carter, de Gaspé, a deux couples de renards noir-argenté pour l'élevage.

M. A. Cass, de l’Anse aux Cousins, a un ranch établi de l'année dernière, qui est peuplé de croisés de l'Alberta, et l'on croit que onze ou douze petits y sont nés ce printemps.

D'autres éleveurs de bêtes à fourrure, du district de Gaspé, sont MM. L. J. MeKenzie et autres qui ont deux ou trois couples de renards croisés entre eur; M. Angus Miller, qui a un couple d’argentés et quelques croisés, et qui dit-on, à élevé une portée le printemps dernier; M. D. Valpy, de Percé, et Mabee Bros, de Coin du Bane, qui ont surtout des renards jaunes, bien que Ces derniers messieurs se soient aussi procurés quelques croisés.

derlouze

sont nards quelrnier; artout aussi

Vue de l'intérieur du rancl Compagnie, à

1 de MM. Holt, Renfrew et Bourg Royal

Epeut.) np Xn82q Snjd Sop u }—20qon) 2p sad ‘9119739107 T E UOTE JOUA Y']

ARTE OTTAMNRNEN TIREUR ONTTA NME ENESTRNNENE EE

site Mois didialteti indé léitleshncieshétinia usrisilénitersait es

Shartgusndthihsnsuteen sn

hits

AT

M. MeGill Burroughs qui a fait une étude sérieuse de cette industrie, a un ranch à Bourg Louis où il a d'excellents sujets, comprenant un beau renard noir-argenté et cinq croisés, dont deux venaient du ranch Bastien de Lorette, et deux de M. Marchand, de La Tuque,

La ‘’Cascapedia Silver BL k Fox Company, Limited", a son ranch à Grande Cascapédin, Cet établissement a été considérablement augmenté durant l'année, quatre enelos de trente pieds sur quarante chacun y ayant été ajoutés, La compagnie a été favorisée par la chance le printemps dernier. Non couple choisi de renards noirs qu'elle avait eu de M. Beetz a produit deux petits noirs, qui ont été conservés pour la reproduction, l'an prochain, É = même que le père et la mère. La eompagnie a aussi une belle femelle noir-argenté que l'on accouplera avec un renard croisé neuf-dixième argenté appartenant à la même compagnie; celle-ci a encore quatre couples de croisés. En conséquence, elle devrait compter sur 20 à 25 rejetons de grande valeur au printemps prochain.

M. Alphide Tremblay, de La Tuque, a hiverné quatre renards jaunes qui ont bien été accouplés mais n'ont pas reproduit. Au printemps et au commencement de l'été de cette année, il en a capturé vingt dont il n'a perdu que deux. Au nombre des autres, huit étaient des renards jaunes ordinaires, que l'on tuera pour en avoir la peau aussitôt que la pelleterie «ra de saison,et un est une femelle noir-argenté de qualité sur‘rieure, M. Tremblay a un enclos au creek Prairie, où il garde ses meilleurs sujets, comprenant un certain nombre de bons renards croisés, pour la saison d'élevage de 1915.

M.J. P. Marchand, de La Tuque, a été bien chanceux, ce printemps: une femelle jaune accouplée avec un renard croisé lui donna une portée de trois dont deux étaient des renards croisés et l’autre un noir. M. Marchand s'est procuré deux rerards noir-argenté et trois autres renards croisés: avec ces derniers et ceux qu'il avait déjà. il espère avoir quelques bonnes jeunes bêtes le printemps prochain.

Le Dr J. A. Riberdy, de La Tuque, a deux renards noirs et trois renards croisés, et M. Narcisse Bourassa, du même endroit, un noir, cinq renards croisés et cinq jaunes.

M. Emile Hardy a un renard noir pur, deux argerntés et neui renards croisés pour la saison de reproduction de 1915.

Le Dr H. A. MeCrea a établi un ranch à renards bien construit sur la limite d’une érablière à North Hatley. Il mesure 90 pieds sur 85 et contient six compartiments de trente pieds sur quarante chacun, dont trois sont situés de chaque côté d’un passage de six pieds qui court sur la longueur de l’enelos. Non parc contient un renard croisé, quatre renards jaunes et quatres femelles jaunes. Un couple de renards

jaunes à produit au printemps un jeune mâle, que l'on a trouvé mort plusieurs semaines après sa naissance la tête à moitié mangée. Comme le père et la mère avaient été laissés avec le petit, il est probable qu'il aura été tué par le père, jaloux des attentions que lui donnaient sa mère.

M. W. A. Hadley, de Rock Island, Stanstead, a capturé dan l'automne de 1913, six renards jaunes dont deux se sont échappés. Les autres n'ont pas eu de petits cette année.

M. Charles Sloggett, de Massawippi, qui avait acheté, l'année dernière, un renard croisé et une femelle jaune, en a eu ce printemps un mâle jaune et une femelle croisée.

M. OC. À. Bérubé, actuellement télégraphiste à Grand'Mère, a un ranch de renards jaunes à Vaudreuil, dont la population s'est accrue au mois de juin, d'une portée de six petits. L'hiver prochain, M. Bérubé se propose d'accoupler quelques-uns de ses renards jaunes avec une couple de croisés.

M. James Frasier, de Cookshire, a un ranch contenant douze couples de renards jaunes et croisés. Quatre de ces renards ont été pris dans cette province avec permis: les autres ont été importés.

M. Henry Silvers, de Danville, a un ranch contenant dix renards reproducteurs.

ranch de la Compagnie de Bêtes à Fourrure

A Eastinan se trouve le doivent être aceouplés

Limitée, contenant 28 renards, dont la plupart au printemps prochain.

M. J. Chaurette, de Grand'Mère, a commencé l'exploitation d'un

ranch avec deux renards eroisés et deux jaunes.

Un certain nombre de colons du distriet du Lac Saint-Jean ont chacun un où deux couples de renards rouges, surtout des jeunes capturés au printemps de 1914, et qu'ils se proposent de garder pour la reproduction durant la prochaine saison: entre autres, MM. Alfred Bilodeau, Eugène Boivin, Georges Odet et L.-E. Otis, de Roberval, Adélard Brassard, Art. Lavallée, Césaire Simard et Henri Tremblay, de Saint- F'élicien, Alfred Fortin, de La Dorée, et Edouard Fortin, d'Albanel.

euré de Saint-Joseph d'Alma, a réussi à ds d'une mère jaune, et dans lesquelles, es petits noir-argenté.

Le Révérend H. Lavoie, élever des portées de petits rent plus d'une fois, se sont trouvés d

M. Dufour, de Sainte-Anne de Chicoutimi, a une femelle et deux mâles jaunes et un jeune mâle croisé. Ila l'intention de tuer ses deux

Jeunes renards appartenant à la Gaspé Fur Farmers Ltd, Gaspé, P. Q.

Jeune renard noir argenté et son gardien, — Entrée du ranch de la Gaspé Fur Farmers, Ltd

Renards appartenant à la Hudson Bay Black Fox Company, dans leur ranch de Ste- Catherine, comté de Porineuf:

No. Renard noir argenié mâle et frère du No 2, capturé à la rivière Alban, Baie d'Hudso: No 3. Femelle croisée capturée à la rivière Aitawispiskat, Baie d'Hudson. No 4. Femelle noir argenté eapturée à lle Strution, Baie d'Hudson. La photographie de ces rerards a été prise dans le cours du mois de décembre 1913 alors qu'ils étaient âgés de 4 mois et démonire la beauté, la foree et l'excellente condition de

ces animaux venant des régions du Nord.

mâles jaunes aussitôt que la pelleterie sera de saison et d'accoupler le croisé avec la femelle jaune.

M. Arthur Dufour a dans le même ranch que M. François Dufour, une femelle croisée qui sera probablement accouplée avec le renard croisé de ce dernier.

M. W. R. Hamilton, agent de la Cie de la Baie d'Hudson, à Pointe Bleue, possède un nombre de renards croisés qu'il garde pour l'élevage. Malheureusement quelques-uns sont morts de la dyssenterie au commencement de l'été.

L'élevage d’autres animaux à pelleterie attire aussi l'attention de nos gens.

De la baie Saint-Paul nous vient une demande de permis de capturer, garder et élever en captivité toutes les espèces de petits animaux à pelleterie. Un semblable permis a été accordé à la Stanstead Fur Farming Company, et M. Damase Richard, de Saint-Ubalde, est sur le point d’e<- ver l'élevage des ratons, (chats sauvages). Quatre permis de capturer, garder et élever le vison en ‘aptivité ont été accordés.

La compagnie Zootechnique, qui a sa ferme dans une île du Lac Chaud, et qui a été la première à entreprendre l'élevage du vison dans cette province, est sur le point d'essayer celui du castor et du renard.

Au Lac Sainte-Marie, Nominingue, les Messieurs Valiquette ont établi une ferme pour l'élevage du vison et du chat sauvage, ainsi que des renards.

Monsieur Maurice Bénard, d’Amos, dans le nouveau district d’Abitibi, possède 24 renards pour la reproduction, dont un est un noir pur sang et trois autres des renards noir-argenté.

Dans un endroit aussi reculé vers le 1.rd que la Baie Ungava, M. Richard White a pris un de nos permis pour capturer et garder des renards en captivité et pour la reproduction.

La Stanstead Fur Farming Company a sur son ranch à Rock Island, cinquante couples de rats musqués et six couples de visons.

On a calculé que 150 petits renards au moins sont nés en captivité cette année dans la province de Québec, quoique, si l’on en excepte trois fermes à pelleterie, qui existent depuis quelque temps, cette industrie en soit encore à son début. Un recensement aussi exact qu’on peut en faire des renards actuellement en captivité dans cette province, en porterait le total à environ 450, et la meilleure information que l’on puisse

obtenir quant aux reproducteurs choisis pour l'an prochain, donne lieu d'espérer que, dans des condit ons ordinaires, les différents ranchs de la province produiront 600 à 700 petits renards, dont la plupart, à en juger par leur qualité devraient être des plus beaux renards noir-argenté et croisés.

Conformément à la loi qui autorise l'émission du permis à ceux qui désirent capturer où garder en captivité pour la reproduction des animaux sauvages durant la sa'son de prohibition, 110 de ces permis ont été accordés durant l'année terminée le 30 juin 1914, pour chacun desquels il a été payé un honoraire de $5.00.

Respectueusement soumis,

(Nigné) E. T. D. CHAMBERS, Officier spécial, Dépt. de la Chasse et de la Pêche.

Québec 30 juin :914.

If

Vue du centre di Silver Black Fox C

A l'intérieur du ranch ( argenté et visi

Lraneh appartenant à la C

Mpany, Case:

‘ascapédia.

teur américain

aseapedia ipédia

Renard noir

Page 1