SCÈNE VIII
LOUIS. Le Pbofesseur ANDRÉ CORDELIER,
Le Professeur COURTIN,
Jacques GOURTLN, puis EDITH.
(Là porte de l'antichambre s'ouvre. Entre le Professeur Courtin. On entend la voix d'Andi-é Cordelier
En avant, jeune soldat! Veux-tu bien passer I
(Entrent Jacques Courtin, puis André.) ANDRÉ.
Ah ! monsieur de Génois...
LOUIS
Bonjour mon cher Professeur... J'étais venu vous faire mes adieux... à madame Cordelier et à vous...
A.CTE I, seins VIII 5^
Ma femme n'est p&s sortie !
LOUIS
Non, non, non, j'ai vu madame Gordelier! Elle vient de passer dans sa chambre... enfin, ellô est allée par là.
ANDRÉ
Ah ! bon.
LOUIS
Elle voulait prendre je ne sais quoi...
ANDRÉ
Vous ne vous connaissez pas ? (Présentant.) Monsieur de Génois, le Professeur Gourtin.
LOUIS
Je suis très heureux, monsieur.
(Poignée de mam.j
ANDRÉ
Monsieur Jacques Courtin, dix-neuf ans, qui part demain matin pour Toul, où il va s'engager au lil"" de ligne.
Xtt L'éLÉVATlON
LOUIS
Pour Toul ? Nous pourrions faire partie de lu lûiite ensemble.
ANDRÉ
C'est vrai 1 Vous allez à Verdun.
JACQUES
A quel régiment appartenez-vous, monsieur'^
LOUIS
Je suis lieutenant au IT'"^ hussards.
JACQUES
Lieutenant de hussards, c'est rudement chic ! Mon frère fait sa troisième année au 147. Il est sergent et, comme il a des notes épatantes, Je colonel lui a promis, si la guerre éclatait, de le nommer sous-lieutenant dans la quinzaine. Alors moi, je servirai dans sa section.
LOUIS
Très bienl
ANDRÉ
Je vais appeler Edith. (Edith parsu.) Ah! (a sa