‹ L'élévation;Chapitre 56 sur 96 · ACTE II, SCÈNE vrii · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE vrii

ANDRE

Je viens de chez Courtin,

(iOmment est-il?

ANDRÉ

Le même, avec de pauvres yeux très rouges.

EDITH

Le malheureux homme !

ANDRÉ

Il ma dit : « Dieu a été bon. Il me les a laissés plus longtemps que je ne l'espérais ! » Il m'a lu une lettre du colonel. Le petit Jacques a fini comme son frère, gaiement, superbement.

EDITH

Pourrai-je voir Cour tin?

ANDRÉ

Il vous attendra vers cinq heures.

EDITH

Très bien. Je partirai pour l'hôpital une demiheure plus tôt.

ANDRÉ

Avez-vous réfléchi à ce dont nous avons dit un mot hier soir?

EDITH, gentiment.

Ohl... Je VOUS en prie... Je viens de subir sur ce sujet les énergiques remontrances de madame Gilquin...

ANDRÉ

Je conçois que nos amis s'inquiètent, fil lui a pris u main.) Vos mains sont brûlantes... Je suis convaincu que vous faites de la température, constamment.

EDITH

Je me sens un peu fatiguée depuis une dizaine de jours. Je vous assure que ce n'est rien ! Je suis très résistante.

ANDRÉ

Ma chère Edith, il est urgent que vous vous reposiez. J'ai vu ce matin votre chef de service

Page 1