‹ L'élévation;Chapitre 64 sur 96 · ACTE il, SCÈNE VIIÎ lu · texte numérisé non relu

ACTE il, SCÈNE VIIÎ lu

ANDRÉ

J'ai grand'pitié de vous!

EDITH, à voix basse, étranglée par les larmeg.

Ce n'est pas vrai ! Vous mentez 1 Vous êtes un menteur. Je viens de comprendre!... Vous aussi vous croyez qu'il va mourir!

ANDRÉ

Quoi?

EDITH

Oui, vous le croyez, comme moi! Et à l'instant, vous essayiez de me retenir jusqu'à demain et, demain, il aurait été trop tard... La voilà votre pitié !

ANDRÉ

Oh

EDITH

Je vois tout votre calcul, maintenant! Oui, depuis le début! Le jour de la mobilisation, si votre orgueil a plié... c'est que déjà vous l'escomptiez sa mort I

ANDRÉ $e cûiitenant encore, et avec un suurire de dt-goùt :

Quelle infamie 1

EDITH

L'infamie, elle se passait là dedans, dans votr»tête! Vous vous êtes dit : je m'humilie, mais je la garde ! L'autre part pour la guerre ! 11 se trouvera bien une balle ou un obus pour...

ANDRÉ, hors de lui, frappant de son poing la table, dominant Ifx paroles d'Edith que ion ne distingue plus.

Assez î assez I assez I Taisez-vous, malheureuse folle !

EDITH

...une balle ennemie...

ANDRÉ

Taisez-vous 1 Mais, taisez-vous donc î Je vous ordonne de vous taire !...

(Ils s'arrêtent. Sur it ieuii de la, porte du vestibUi, Tn&d&m9 Cordelier a, paru.j

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