ACTE II, SCÈNE xn
pu refaçonner un homme!... Et puis... il y a la guerre !
MADAME CORDELIER
Ânclre, mais ta résolution était prise! Oue signifie ce changement?
ANDRÉ, qui n'û p&e bougée dont le» yeux tnivini encore h départ d'Edith.
Elle l'aime... trop.
MADAME CORDELIER
Je ne comprends plus !
ANDRÉ, a« retournAni,
Un grand amour s'est dévoilé à moi... Oui, je me suis trouvé devant la fierté, la ferveur... le ravissement d'un grand unique amour ! Alors je ne me suis plus senti le droit de parler.
MADAME CORDELIER
C'est de la démence !
ANDRÉ, du ton l* plus simple.
Non, ma mère ! Car la vie n'offre rian da plus limpide, de plus précieux. Rien... Et si j'avais
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déposé dans ce cœur, tout embelli par sa foi, la goutte de poison que je détiens, si j'y avais créé cette source d'infection permanente... ce désespoir qui eut flétri la jeunesse d'Edith, et tous ses rêves à toujours, je commettais la pire violence... je dérobais quelque chose à la pureté du monde!
MADAME CORDELIER
Tu faisais ton devoir î
ANDRÉ
Ou je rendais honorablement le mal pour le mal I 11 faut prendre garde, maman !... Ah! j'aurais pu me venger ! J'ai tenu son bonheur entre mes deux mains. Voyez, elles sont tremblantes encore, de leur victoire !
MADAME CORDELIER, avec détresse.
Tu laimes ! Mon pauvre fils, tu l'aimes toujours !
ANDRÉ, tandis que lef larme» montent, débordent, inondent fou visa.!je.
C'est vrai... Et je souffre... Je suis déchiré par sou départ, par son amour pour l'autre...