‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 71 sur 108 · ACTE H, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE VIII

EDITH

A la fin, que...

ANDRÉ

Non et non ! Je ne me prêterai pas à ceci ! Edith, je vous jure sur ma vie sans tache, que ce n'est pas la jalousie qui parle !

EDITH

Je ne comprends pas !

ANDRÉ

Je jure que vous n'êtes plus ma femme. Vous redevenez la fille de dix-neuf ans que j'ai reçue des mains de son père, de mon maître déjà mourant. Oui, je vous regarde comme un dépôt sacré ! . . . (La prenant &ux poignets.) Ne partez pas ! Je ne veux pas pour vous de cette destinée.

ÉDrrH.

Vous êtes fou ! Je ne respire que pour ma vie nouvelle !

ANDRÉ

Votre vie nouvelle ! Vous vous perdez, je vous

en avertis ! Cet homme vous mènera droit au désespoir, — oui, et au dégoût de vous-même !

EDITH

Ah, non, pas cela ! Vous n'en avez pas le droit !

ANDRÉ

Je remplis un devoir impérieux.

EDITH

Jugez-moi et chassez-moi! Mais pas un mot contre lui ! Pas un seul !

ANDRÉ

Je remplis un devoir. Cet homme ne craint pas de...

EDITH

Pas un seul mot ! Et je vous défends de l'appeler : cet homme! Vous entendez? Je vous le défends ! Je vous le défends !

ANDRÉ, tichement.

Je vous en prie !

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