‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 79 sur 108 · ACTE II, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE X

ANDRÉ, qui a consulté sa montre.

Croyez-vous qu'Edith persiste dans son projet... après cette révélation... ou qu'elle reste?

MADAME CORDELIER

Je ne crois pas qu'elle reste.

ANDRÉ, simplement.

Ah!

(Une panse.)

MADAME CORDELIER

Et toi?

ANDRÉ

Je ne sais pas. (Une pause.) Si! Le dégoût peut l'arrêter.

(Une pause.)

MADAME CORDELIER

Elle te ferait bien de la peine en te quittant?

ANDRÉ

Non! Séparé d'elle, je serais moins malheureux qu'à présent. Beaucoup moins! C'est par honnêteté pure que je m'oppose à son départ!

16G l'élévation

MADAME CORDELIER

Tu ne l'aimes plus autant?

ANDRÉ

Je ne raime plus.

MADAME CORDELIER

Tu en es certain?

Certain. 11 ne me reste qu'une affreuse amertume qui durera autant que moi. (Une pause.) Oh ! oui, je me sens plus seul ici que si je vivais seul!... Edith n'est plus, par cette maison qu'une ombre du passé, un fantôme parmi des fantômes...

(Il est allé à la fenêtre.) La VOici !

MADAME CORDELIER

Je voudrais tant te revoir après votre entretien. Puis-je passer dans ton cabinet?

ANDRÉ

Certainement.

(Il lui en ouvre la porte.) ,

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