‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 8 sur 108 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

Vous savez, chez le professeur Aimart ! Très gentiment, il m'a offert de me tenir au courant.

MADAME CORDELIER, à Germaine, en souriant.

Je ne reconnais plus Edith !

EDITH

Pourquoi ?

En géne'ral, à la seule pensée de la plus légère démarche, tu as une figure effarée , des yeux qui demandent grâce...

EDITH

Mais ma mère, monsieur Lamothc...

MADAME CORDELIER

Et depuis quelques jours, tu t'informes, on te téléphone...

EDITH

En effet, je suis angoissée... André et moi nous sommes pleins d'angoisse.

MADAME CX>RDELIER.

Mon fils, lui, regarderait cette guerre comme récroulement de tous les espoirs et de toutes les croyances de sa vie.

EDITH

Mais oui!...

MADAME CORDELIER

Pourtant il ne s'agite pas dans le vide!... Excuse-moi, ma chère Edith, mais je ne puis m'empôcher de penser à tant de femmes qui sont à cette heure menacées dans leurs affections les plus chères. Leur anxiété me paraît autrement pitoyable que la tienne ou que la mienne!

EDITH

Ma mère, moi aussi je pense à celles qui souffrent! Je vous l'assure.

(Elle a pris la niain de Germ&ine.) GERMAINE.

Edith est Tamie la plus tendre...

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