‹ L'élévation; piece en trois actes, représentée pour la premiere fois le 8 juin 1917, sur la scene de la Comédie-FrançaiseChapitre 94 sur 108 · ACTE III, ScèNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, ScèNE II

LOUIS

Un peu de fièvre... La fièvre a toujours été mon amie... Elle me procure une exaltation assez agréable...

Tu as été très bien opéré?

LOUIS

Oui, par Berger... un camarade de collège! Quelle rencontre!...

ÉDITII.

Il est content ! L'opération a parfaitement réussi !

LOUIS

Oui... il paraît. Mon petit cœur, mais vous avez maigri, maigri!...

EDITH

Mais non !

LOUIS

Levez-vous, une seconde!... Si, que je vous

voie!... Oh! je retrouve l'ombre de vous! Rien ne pouvait autant nie chagriner!

EDITH

Quelle folie!... Je me porte très bien! Mon chéri, je vous l'assure! J'ai maigri, un peu. C'est assez naturel! Mais à présent, tu sais... oh! à présent!... Gliaque minute m'embellira! Mon amant chéri, chéri, tu es blessé, déchiré, mais tu ne mets plus devant les canons, les fusils, devant tout ce qui brûle et tue, ta poitrine, ta tétc. ton ventre, tes jambes... Que j'ai eu peur! qu j'ai eu peur!... Ah! le bonheur de te toucher... je te touche. . . je possède la chaleur de ton corps. . . là, sous la chemise, c'est ton épaule... (La voii les yeux pieinx de larmes.) C'est bien toi? Je ne vais pas m'éveiller? Dis!... dis-moi, mon cher être cliori. c'ost toi?

LOUIS, avec un pâle sourire.

Oui, mon aimée, c'est moi... Raconte-moi

vite! Ton mari, quelle explication lui as-lu

donnée ?

Éomi.

Je lui ai lu ton télégramme.

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