ACTE III, ScèNE II
LOUIS
Un peu de fièvre... La fièvre a toujours été mon amie... Elle me procure une exaltation assez agréable...
Tu as été très bien opéré?
LOUIS
Oui, par Berger... un camarade de collège! Quelle rencontre!...
ÉDITII.
Il est content ! L'opération a parfaitement réussi !
LOUIS
Oui... il paraît. Mon petit cœur, mais vous avez maigri, maigri!...
EDITH
Mais non !
LOUIS
Levez-vous, une seconde!... Si, que je vous
voie!... Oh! je retrouve l'ombre de vous! Rien ne pouvait autant nie chagriner!
EDITH
Quelle folie!... Je me porte très bien! Mon chéri, je vous l'assure! J'ai maigri, un peu. C'est assez naturel! Mais à présent, tu sais... oh! à présent!... Gliaque minute m'embellira! Mon amant chéri, chéri, tu es blessé, déchiré, mais tu ne mets plus devant les canons, les fusils, devant tout ce qui brûle et tue, ta poitrine, ta tétc. ton ventre, tes jambes... Que j'ai eu peur! qu j'ai eu peur!... Ah! le bonheur de te toucher... je te touche. . . je possède la chaleur de ton corps. . . là, sous la chemise, c'est ton épaule... (La voii les yeux pieinx de larmes.) C'est bien toi? Je ne vais pas m'éveiller? Dis!... dis-moi, mon cher être cliori. c'ost toi?
LOUIS, avec un pâle sourire.
Oui, mon aimée, c'est moi... Raconte-moi
vite! Ton mari, quelle explication lui as-lu
donnée ?
Éomi.
Je lui ai lu ton télégramme.