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THÉORIE
190 , Chronomériste (l)de Galin et Langue des durées d’Aimé Paris :
Division binaire
Subdivision binaire 1 (quarts de temps)....
Unité entière (un temps)
ta
ta té
Division ternaire
Subdivision ternaire (sixièmes de temps) ..
Subdivision binaire (sixièmes de temps) ..
ta fa té fé
ta ra la té ré lé
ta fa té fé ti fi
5 5 5 j Subdivision ternaire - - -
ta té ti f (neuvièmes de temps). 555 555 555
\ '• ta ra la té ré lé ti ri li
Ce tableau ne présente que des sons articulés; voir aux numéros suivants ce qui est dit pour les prolongations et les silences.
loi. — Explication de la langue des durées. — Mesures à division binaire du temps. — Le moyen de parvenir sûrement à chanter vite et en mesure, quelle que soit la notation employée, est d’étudier d’abord la durée des sons sans se préoccuper de leur intonation. Pour cela une langue rythmique indiquant exactement les divisions du temps est indispensable; nous continuons donc à employer l’admirable langue des durées d’Aimé Paris dont ci-dessus le tableau.
Indication des moitiés par les voyelles. — Deux voyelles a c désignent les moitiés de temps : a désigne toujours la première, é la seconde.
Consonnes. — Lorsqu’un son est articulé, on place la consonne t devant la voyelle correspondante; ainsi la première moitié articulée se nomme ta , la seconde té.
Prolongations. — Les prolongations sont désignées par la voyelle seule. Si une prolongation a lieu sur la première moitié d’un temps, on supprime la consonne t ; par ex. : . 2 se nomme nié.
Silences. — C’est par la syllabe chu^ u’on désigne le silence; la prolongation de silence par la voyelle y. exemples : 50 ta chu... 03 chu té... 00* chu u.
Remarque. — Quand un temps n’est pas divisé, il peut être désigné ou par une articulation, ou par une prolongation, ou par un silence; on lira alors 5 comme si c’était écrit 5 «et on le nomme tai; • comme si on avait .. et on l’énonce aé\ enfin 0 comme 0 0, c’est-à-dire chu u.
(4) Chronomériste. — Ce nom est formé de deux mots grecs qui veulent dire : Division du temps.
l’élève MUSICIEN. — COURS SUPÉRIEUR.
6 e ÉTAPE.
192 — Mesures à division ternaire du temps. — Voyelles. — Trois voyelles, a é i, désignent les tiers du temps : a désigne toujours le premier tiers; é le deuxième, et i le troisième.
Consonnes. — Lorsqu’un son est articulé, on place la consonne t devant la voyelle correspondante; ainsi le premier tiers articulé se nomme ta , le second té , et le troisième ti.
Prolongations. — Les prolongations sont désignées par la voyelle se ule .S i une prolongation a lieu sur le premier tiers d’un temps, on supprime l a con sonne /; exemple : • 5 5 se nomme a té ti. Si une prolongation a lieu sur le deuxième tiers; ex. : 5 • 5, on a ta é ti. .., etc.
Silences. — Le silence s’appelle c/m et la prolongatio n de s ilence u. Si un sil ence a lieu sur un des liers^ on supprime la voy elle c orrespondante ; ainsi 5 0 0 ta chu u; 5 0 5 se nomme ta chu ti; 0 5 5 s’énonce chu té ti , et 0 0 5 chu u ti.
Remarque. — Quand un temps n’est pas divisé, il peut être désign é ou p ar une articulation ou par une prolongation, ou pa r un silence; on lit alors 5 comme s’il était écr it 5 ■ .et on le nomm eta éi; .comme s il était écrit... qui s’énonce a éi; enfin 0 comme s’il y avait 0 0 0 qui se nomme chu u u.
193. — Mesures à subdivision bino-binaire. — Pour exprimer la première subdivision binaire, on conserve la voyelle A pour la première moitié de la division ou de la subdivision et la voyelle É pour ia seconde moitié; la consonne T indique toujours l’arliculation de chaque moitié; on ajoute la consonne F combinée avec la voyelle voulue pour désigner les deuxième et quatrième quarts, c’est-à-dire la deuxième partie de chaque moitié. Exemple :
Sons articulés j I 2 3 4
' Ta ta Té te
Prolongations. — Les prolongations sont représentées par la voyelle seule. Exemple :
Ta fa É fé A fa Té fé
Silences. — C’est toujours par la syllabe chu qu’on désigne le silence et par la voyelle u la prolongation de silence. Exemple :
Ta fa Chu fé Chu fa Té fé Ta Chu U lé
Remarque. — Dans les mesures de subdivision bino-binaire (mesures divisées en deux moitiés, chaque moitié encore en deux, ce qui donne des quarts), tous les temps ni toutes les moitiés ne sont pas toujours divisés ou subdivisés; mais pour rendre absolument mathématique et certaine la comparaison constante entre les unités, les moitiés, les quarts, on donne à chaque temps non divisé, divisé ou subdivisé un nom de quatre syllabes ; c’est ce qui fait la puissance et la précision de notre admirable langue des durées, surtout dans les passages compliqués, donnant naissance aux neuvièmes de temps, douzièmes, etc.
Il 1 2
Ta a Té
fé
Ta a é é
a a é é Ta fa
Té é
a a Té
fé
Ta a chu u
Ces divers exemples sont nommés comme s’ils étaient écrits ainsi qu’il suit, de manière à faire sentir voujours les quarts de temps :
li I . 2 3 4 | 5 4 3 . | .. 4 5 5 . 0 0 ||
Ta a Té le Ta a é é a a é é Ta fa Té é a a Té fé Ta a chu a
Cette manière d’écrire serait aussi correcte que la première, mais elle demanderait inutilement beaucoup trop de temps et de place.
Chacun peut se donner le facile plaisir de rechercher les autres combinaisons possibles d’après les principes et les exemples ci-dessus.
On voit par ces exemples que cette ingénieuse langue des durées est établie par une combinaison particulièrement simple d’un petit nombre de voyelles et qu’elle justifie néanmoins ce qu’à dit Aimé Paris, son ingénieux auteur : « Toutes les durées des sons ont maintenant leurs noms spéciaux comme les hauteurs des sons. Chaque effet rhythmique a son nom propre. »