‹ L'élève musicienChapitre 67 sur 98 · F — 1) d°“ 3 Ton Fa · texte numérisé non relu

F — 1) d°“ 3 Ton Fa

47S. — (F = 1) d®“ 3 Ton Fa.

47 «. — Étude des gammes. — Les instruments de musique créés par nous, étant beaucoup moins parfaits que celui dont nous a dotés la nature, ne peuvent pas, comme notre larynx, prendre Vvt à une hauteur quelconque. Les sons, chez eux, sont produits par la vibration de coraes fixes ou de tubes déterminés, de sorte qu’on ne peut les faire ni plus aigus ni plus graves que ne les donne la corde ou le tube. Il en est résulté que quand la propriété de tonique a été dévolue à un autre son qu'à l’ut du diapason, au ri par exemple, ce ré formant tierce mineure avec le fa, qui se trouve occuper la place de la médiante dans la gamme commençant par ré, et la médiante devant faire tierce majeure avec la tonique, le fa n’a pu être la médiante du ré. 11 faut donc en commençant la gamme parle ré, éliminer le fa et le remplacer par un son plus aigu que lui, et qui fasse avec le ré une tierce majeure, comme doit faire la médiante avec la tonique; il faudra aussi que l’ut, qui arrive au rang de sensible quand le ré est tonique, soit remplacé par un son plus aigu, et qui fasse avec le ré une seconde mineure pareille à celle que le « fai» avec Tut, quand Vut est tonique. Ces deux changements peuvent seuls rendre l’air qui commence par le ré pareil à celui qui commence par Vut, c’est-à-dire à notre gamme-typ# (voir l’exemple ci-contre).

Nous remplaçons le 3« degré 4 (fa) et le septième i (ut) qui se trouvent trop bas par <L» remplaçants aigus, nommés dièses; on les écrit avec le signe primitif traversé par un hw* oblique tracé dans le sens de l’accent aigu. On leur donne un nom formé : 1° par la conjow.c du nom du degré remplacé afin d’indiquer l’origine du remplaçant; 2° par la terminais»» * toujours la même pour tous les dièses ou remplaçants aigus ; ce qui nous donne K« l’exemple ci-dessus :

4 (fè) ou remplaçant aigu ou dièse de 4 (fa); t (tè) » » 1 («*)•

477, ce qui vient d’être dit du ré pour tonique, pouvant s’appliquer à chacuns

autres notes de la gamme, un problème important se présente ici; le voici : d’autres notes que Ka* étant Drises pour toniques, construire sur ces nouvelles toniques des gammes parfaitement sembla»»» à la gamme-modèle d’ut, c’est-à-dire constituées comme elle par la succession de deux second»* majeures, une seconde mineure, trois secondes majeures et une seconde mineure.

L ÊI.feVR MUSICIEN. — COURS SUPÊRIF.LR. — 14' ÉTAPE

4T«, — Il sera facile de construire ces gammes identiques au modèle d'ut en prenant succ«nivtment pour point de départ ou tonique les autres degrés de celui-ci; il suffira de procéder comme nous l’avons fait pour l’exemple ci-dessus en modifiant le signe et le nom des degrés trop bas.

47». — Voici d’abord la nomenclature complète des remplaçants aigus ou dièses des divers defrés de la gamme.

Signes des degrés de la gamme d’ut : 12 3 4 5 6 7

Noms de ces signes : ut ré mi fa sot la si

Signes des dièses ou remplaçants aigus : +234-56?

Noms de ces signes : tè rè mè fè jè* lè sè

* On a pris pour le sol dièse (5) le nom de jè pour éviter la confusion avec le si dièse (?) qui commence par la môme consonne.

4$0.Tableau du mode majeur avec les divers points de départ de la gamme-modèle d’üt. - Lire le

tableau de bas en haut :

Toniques-

Sensibles....

^us-dominantes

Dominantes ...

Sus-médiantes.

Médiantes.

Sus-toniques...

Toniques.

Octaves toutes égales.

Septièmes majcuffts. • k

Sixtes majeures.

Quintes majeures.

Quartes mineures.

Tierces majeures.

Secondes majeures.

* Remarquons que contrairement aux autres gammes, celle de fa a son quatrième degré trop haut et qu’on doit, pour la rendre identique au modèle d'ut, lui donner un remplaçant grave appelé bémol; on l’écrit avec le signe du son remplacé 7 (si) marqué d’un trait dans le sens de l’accent grave ? et que

l’on nomme seu d’un nom formé de la consonne du mot si suivie de la terminaison eu.

4 SI . — Phonomimie. — Se reporter au n° 15 du C. S.

48£ et 483. — Méloplaste. — Main musicale. — Lecture sur toutes les clés. (Voir G. S., n°» 14 à 16.)

LECTURE A VUE

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