CLARISSE, HORTENSE, GUSTAVE
GUSTAVE, sortant aoec précaution.
' 'Ils sont partis i'
■;■' CLARISSE
Fasse le ciel que mon frère réussisse, puisque noire bonheur dépend de sa nomination !
HORTENSE, Gustave.
Je ne sais... je tremble... ce M. de Vernelle , dont l'aspect semble vous épouvanter, a, dil-on, un filleul... mon père a parlé de mariage...
GtrSTAVE.
' De mariage;'.. Si vous épousez le filleul de M. de Vernelle, je n'ai plus de vœux à former. Quel plaisir !... ah ! ma chère Horlense... je vais faire dresser tout de suite le contrat.
( ^5 ) SCÈNE XÏV*
CLARISSE, HORTENSE, BONFIL.
CLARISSE
11 a perdu la tête!.., je ne puis comprendre... [Aperces^ant Boujil.) Ah ! cher Bonfil, eh bien, quelle nouvelle ?
BONFIL,
Je ne puis encore vous en donner de certaines; n'é'ant pas électeur, j'ai dû me borner à voir de la porte, lenirée de monsieur Droguet; mais , jusqu'ici , tout s'est passé comme je l'avais prévu.
CLARISSE
Croyez-vous qu'il soit nommé?
BONFiL.
Nom'ue', non !... ce n'est même pas probable!., mais il est certain qu il se le persuade...
Air : J'ai vu le Parnasse des dames.
Dès qu'il est entré dans la salle, Son nom partout a retenti , Eî l'hilarié générale Jusqu'à son banc l'a poursuivi !
Pi^rsonne ne songe à l'élire; Mais si le pauvre homme a compté Les voix par les éclats de rire...
H aura la majorité. ^
Sa soupe est bonne !.. mais .. M. de Vernelle a des droits! Au reste, l'ai pensé à tout... d'après mes conseils, Droguet doit sortir avant la fin de la séance... il est àé']k sûr d'une nomination qui n'est rien moins que certaine; nous pouvons tout obtenir; le notaire est prévenu...
HORTENSE
Quels cris?
BONFIL.
Comment, c'est déià lui!... il est environné d'ouvriers et de paysans qui chantent ses louanges.