I. — Résultats expérimentaux
Les premiers travaux de NENCKI et SCHOUMOW-SICANOWSKY (1894) [19] permettent de penser que l’ion Br peut se comporter comme un élément bien toléré de l’estomac à la suite de l'administration d’un bromure alcalin.
Au cours de notre étude sur l'élimination du brome dans les urines et les fèces, il nous a été possible de suivre l’évolution du « métabolisme intermédiaire >» du brome au niveau de la muqueuse gastrique, après ingestion de bromure de sodium. Mais au préalable il était indispensable de s’assurer si le brome était présent dans le suc gastrique normal et à quel taux : nous avons opéré des prélèvements de suc gastrique dilué chez trois adolescents, quatre adultes, huit femmes d’âge mûr et trois vieillards, non soumis ou sevrés de brome ou de médication à base de brome depuis plusieurs mois. Dans tous les cas, nous avons trouvé du brome dans la sécrétion stomacale. Le pourcentage du brome a pu être établi parallèlement à celui du chlore. Les sujets 1, 5, 6, 11, 13, 14 et 17 étaient au régime lacté ou au régime lacto-ovo-végétarien, les autres au régime normal chloruré. Les chiffres obtenus sont consignés dans le tableau XII ci-après.
Nous concluons que le brome est recueilli d’une façon constante du liquide gastrique de lavage et à un taux allant de 0 mg.,87 à 2 mg.,57 pour 1000 (calculé en ions Br) répondant pour l’ensemble de nos expériences à une moyenne de 0 mg.,948 Brome Chlore celui du sang. Lorsqu'il a été possible matériellement de rechercher la bromémie, celle-ci s’est toujours révélée normale.
Th. LEIPERT (1935) [17] fournit dans son mémoire quatre chiffres de brome et de chlore gastriques dont les rapports 1000 Brome/Chlore sont tout à fait comparables à ceux que nous avons obtenus : LEIPERT utilisait une méthode différente de la nôtre.
pour 1000 cm. Le rapport 1000 est égal ou supérieur à