BASSE-NORMANDIE
Macot. — De Cherbourg, les Nicollet, tige féconde dont le chef fut le premier à atteindre les eaux du Mississipi ; les Cavelier-Deslauriers (1, — De Créances, Siméon Roy, dit .Audy (2).
Cazvapos. — Des environs de Lisieux, les Bisson, sieurs de la Rivière (3). — De Honfleur, les Le Tardif {4}. — De Mesnil- Durand, les Hubou (ou Habou) et les Goupil (5). — D'Argences, les Faffard 16), — De Villers-sur-Mer, Pierre Lefebvre (7). — De Fumichon, Etienne Racine, marié en 1636, à Marguerite Martin (8). — De Saint Lambert, Jean Le Blanc, marié en 1643, à Euphrosine Nicollet, de Québec (9). — De Caen, les Le Neuf, alliés aux (odefroy qui prenaient la qualité d'écuyer et d'où sont sortis plusieurs branches (10), — De Saint-Gilles, Gilles Baron, (ou Bacon) marié en 1647, à Marie Tavernier, de Randonnai (11). — De Thury-Harcourt, René Mezeray, marié en 1641, à Hélène Chastel (12), et les Le Gardeur de Repentigny qui se distinguèrent par leurs services sur terre et sur mer, et fournirent à la colonie plusieurs de ses hommes les plus remarquables. TIS paraissent toutefois lavoir quittée d'assez bonne heure, à la différence de tant d'autres familles qui s'y enracinèrent d'une façon indestruclible (13).
ORNE. — Du diocèse de Seès {sans autre désignation), Jean
{(t) Abbé FenLanp, p. 30 et suiv. ; — Revue de l'Amaleur Manchois, juillet 1887; - Abbé FAILLON.
(2) Abbé Trunezze, Charlesbourg, p. 277.
(3) Abbé FERLAND, p. 79.
(4) L'un d'eux, Olivier, épousait, en 1637, Louise Couillard, âgée de douze ans. Marie Couillard, une sœur probablement, était mariée à onze ans; Marie-Hélène Roullé avant douze ans; Marguerite Martin avant quatorze ans. (Abbé FERLAND, p. 11, 14, 27).
(5) Abbé FerLanp, p. 62, 82, 86.
(6) Abbé FagLon, t, IT, p. 203.
(7) Abbé TrupeLLe, Charlesbourg, p. 271.
(8) Abbé FERLAND, p. 27.
(9) Abbé FERLAND, p. 62.
(10) Abbé FErLAND, p. 68 et suiv.
(11) Abbé FERLAND, p. 72.
(12} Abbé FERLAND, p. 99.
(13) Abbé FerLanD, p. 17, 33, 40, 44, 58, 67, 69, 70, 71, 72, 78, 79, 81, 89.
Pépin dit Grisy {1). — D'Échauffour, les Damour, Seigneurs, en 1686, de la Rivière Saint-Jean, au lieu où s'élève aujourd'hui Frédérikstown (Nouveau-Brunswick}en Acadie (2. D'Alencon, Pierre Hupé dit Lacroix, marié en 1651 (3).
Une émigrätion d'un ordre bien différent, mais fort intéressante aussi pour l'histoire, à cette époque, de notre pays alenconnais, est celle de M'° de la Peltrie, Elle était la seconde fille, née vers 1615, de Guillaume de Chauvigny de Vaubougon, président de l'élection d'Alençon, et de Jeanne du Bouchet. Veuve fort jeune ef sans enfants, de Charles Gruel de la Frette, seigneur de la Peltrie, d'une famille Percheronne, en butte aux obsessions de son père qui voulait qu'élle sa remariât et aux poursuites de nombreux soupirants, elle Sy déroba en simulant un mariage avec M. de Bernières, seigneur de Louvigni, près Caen, dont la dévotion exaltée répondait à la sienne 4). A Ta mort de son père, elle forma le projet d'aller au Canada fonder une maison pour l'éducation des jeunes filles sauvages C'était Faccomplissement d'un vœu fait quelques années auparavant, dans une grave maladie. Sa famille la fit mettre en curatelle, sous prétexte de prodigalité, mais le Parlement de Normandie cassa la sentence des juges d'Alençon, Elle renouvela alors son vœu el travailla si efticacement à obtenir toutes les permissions nécessaires, qu'elle put passer à Paris le contrat de fondation de la nouvelle communauté 11639 (51, Avec la mère Marie de l'Incarnation, religieuse Ursuline de Tours et l'une des gloires de l'ordre, et deux autres
1) Abbé Trubezze, Charlesbourg, p. 280 (2) RAMEAU, première partie, p, 31.
'est par cette provenance que nous croyons pouvoir traduire la qualification déchoffour donnée à ce Damour.
(3) Rameau, 2° p., p. 908; — Charlesbourg, p. 278. Cette famille a depuis longtemps disparu d'Alençon.
(hi Ce point aurait besoin d'être éclairei ; il est attesté par O0. Desnos et conciœué dans les relations de la Vie de Mme de la Peltrie conservées dans les Archives des maisons d'Ursulines,
Jean de Bernières était né à Caen, vers 1602 et fut trésorier de France dans cette ville. Avant donné sa démission, il se confina dans nn petit ermitage attenant au couvent des Ursulines que dirigeait sa sœur. Il mourut en 1659. Il avait composé plusieurs ouvrages de théologie mystique que Le P, Louis-François d'Arzentan publia après sa inort, et dont Île principal, Le Chrestien intérieur, bien oublié aujourd'hui, n'eut pas dans le temps moins de douze éditions et se vendit à plus de 39,000 exemplaires, (Ed. Fine, Man uel du Biblingraphe Normand: — Théod. Lebneron, biographie Normaude; — Préface des Œuvres spirituelles de M. de Beruières, 1670 ; — Ete.).
(5) Elle lui assura entr'autres biens la terre de Hsrenvilliers, en Saint-Aubind'Appenai.
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religieuses, elle se rendit à Dieppe et de là à Québec. Leur arrivée fut un véritable triomphe; colons et sauvages les accueillirent avec des transports de joie et de reconnaissance (1). Elles prirent possession, le 1% août 1639, de la pauvre maison qui leur était destinée et qu'elles changèrent plus tard contre une autre plus commode. La fondatrice y pratiqua sous l'habit séculier toutes les uustérités de la règle et s'occupa avec un zèle infatigable de l'éducation des jeunes filles, jusqu'à sa mort, arrivée le 25 décémbre 1671. Son corps y fut inhumé, et son cœur déposé dans l'église des Jésuites, où l'on prononça son oraison funèbre. On montrait encore, il y a peu d'années, le frène à l'ombre du quelelle réunissait les petites sauvages pour les instruire. Son nom est resté célèbre dans l'histoire des Ursulines (2.
Vinrent encore de Normandie, sans indication plus précise du point de départ, les Tonnancourt, les Brassart (ou Brossard ?), les Crevel, les Boudeau, les Bissot (ou Bisson), Langlois, pilote pour le fleuve Saint-Laurent, marié en 1634, à Françoise Grenier ; Francoise Bellenger, Le Moine {3}, Pierre Cauvin, tué par les Iroquois (4) ; le curé Le Sueur de Saint-Sauveur.