‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 40 sur 129 · Foi des Bouddhistes · texte numérisé non relu

Foi des Bouddhistes

La multitude des monastères témoigne de l'influence ancienne du Bouddhisme, mais les beaux temples et les grands couvens datent de plusieurs centaines d'années. Actuellement beaucoup de ces édifices sont à demiruinés. En mainte contrée de la Chine, la religion boudhique n'est plus qu'un rituel abandonné aux bonzes dont le peuple se détourne de plus en plus.

Toutefois l'immense majorité des habitants est aujourd'hui bouddhiste, comme elle Tétait il y a cent ans ; mais les doctrines de plus en plus incohérentes ont fait place pour le plus grand nombre à un culte extérieur et sans âme dont les pratiques exigent à peine une croyance. L'esprit de prosélytisme a complètement disparu, les Bonzes qui se recrutent dans la plus basse classe ne tiennent pour la plupart à leur état que comme à un moyen d'exister ; et cependant le peuple est très attaché à la religion, au moins les femmes : Les hommes y tiennent par un long usage qui n'est pas sans force. Les Pagodes sont fréquentées surtout par les femmes. On appelle les bonzes pour les cérémonies des diverses époques de la vie.

Il y a cependant un assez grand nombre de bouddhistes

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îcèrement pieux, surtout dans la classe moyenne ; ils lâchent un grand mérite et une grande efficacité à la citation des livres sacrés et ont des aspirations plus utes que ceux qui se contentent de brûler de l'encens ur gagner quelque séjour de félicité. Ils se consacrent a lecture des livres sacrés ou embrassent la vie reieuse pour maîtriser leurs passions et élever leurs urs à la vertu. Ils attendent avec dévotion l'avènement Maîtreya Bouddha et s'inspirent de son amour infini ur les créatures et surtout pour l'humanité.

Pour les Bouddhistes chinois les Maras tentateurs remuent les esprits des Lao-ssé et même des Gonfuciens f isi que nous l'avons vu plus haut (titre IV). La compassion divinisée, la foi populaire, le sentiment ïux et religieux se concentrent dans l'adoration de la tâticorde, de la compassion personnifiées et comme divisées par le Bouddhisme chinois dans Kwan yin qui cor- >pond au bon dieu du peuple en Occident.

Importé sans doute en Chine par les premiers Bouddhisii Kwan Yin est figuré sous la forme d'un homme par > peintres renommés des dynasties des Tsung et des ng. Mais depuis six cents ans, dans les temples où l'on lit plus à flatter le goût populaire qu'à respecter la idition, on le représente sous les traits d'une femme ; déesse de la Miséricorde, de la pitié. Il semble que, en ine, l'esprit Bouddhique, en déifiant les idées, aime à ûiniser la compassion. Son nom est : celui ou celle qui nne des fils. On comprend, d'après cela, qu'elle soit venue très populaire en Chine.

Le salut des hommes par l'Enseignement joue un très and rôle dans le Bouddhisme chinois.

Parmi tous les Bouddhas chinois ou Pu Sa, Kwan yin est mboliséepar ses trente deux métamorphoses. C'est sous Ue forme qu'elle va sauver différents États. Dans ces présentations, on lui voit douze paires de bras et de ains avec lesquelles elle guide les ignorants et les p leurs.. Kwan yin enseigne la non existence de la ma- ^ la miséricorde et la science infinie de Bouddha, le lut par la croyance au vide (la non réalité) des choses PParentes, croyance qui s'obtient par la grâce de la éesse de la compassion.

Pour accomplir un vœu qu'elle a fait, elle prend l'une

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des trente deux formes et s'en va dans les difTé royaumes convertir les hommes, et dans les région bitent les dieux, les génies, les démons et les f» ; es les protéger, les instruire et les sauver. Les rois, les 1 verneurs, les peuples sont régénérés d'abord, puis si finalement par le pouvoir de sa miséricorde. Elle prc le grand pouvoir de se venir en aide à soi-mèm< donne : l'efficacité aux prières, des fils, l'état d< madhi, la délivrance des dangers, une longue vieil et môme le Nirvana.

Sous ce rapport, elle est le plus puissant des Bouc et Bodhisattvas, supérieure même à Pu bien et à jukri dont le culte domine à Wu taï Shan. dans le Si, et surtout dans le nord de la Chine. La féminiî moderne de Kwan-yin n'est qu'une métaraorhose laire ; au fonds, Kwan-yin, ainsi que nous l'avons c'est le Boudha venant dans le monde sous une forme; humble pour pouvoir plus facilement instruire et saj De même P'u schen et Venshu sont représentés cal d'anciens Bouddhas apparaissant dans le monde d'aides ou (coadjuteurs) de Cakyamouni.

Venshu dieu de la sagesse a pour monture le symbole de force ; et Pu-hien le dieu de l'action, éléphant symbole de prudence- On retrouve encore di les deux divinités la distinction entre la contemplât! (la sagesse) et les œuvres (l'action).

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