‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 71 sur 129 · Les Nestoriens · texte numérisé non relu

Les Nestoriens

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renant d'abord l'habit des religieux bouddhistes, puis i des docteurs de l'Ecole de Confucius. D'après une ription gravée sur une pierre trouvée en 1628 près de ;an-fou, c*est en 625 que le missionnaire Syrien Olopen étra en Chine ; trois années après, il obtint la permisde bâtir une église à Singam, Le Christianisme se mgea rapidement dans l'Empire et quoiqu'il ait eu à [Trir des persécutions, surtout au milieu du ix e siècle, dstait encore dans toutes les provinces de la Chine et tcipalement dans celles du Nord, lorsque Marco Paolo parcourut.

e furent sans doute les communautés chrétiennes de trême-Orient qui donnèrent naissance à la légende du tre Jean, sorte de Roi-pontife chrétien que le Moyen plaça d'abord dans la Haute -Asie, puis en Ethiopie et probablement n'est autre que le Bouddha christianisé l'imagination de quelque moine voyageur, peut-être a religieux bouddhiste égaré dans les pays chrétiens :onverti au Christianisme.

'Inscription de Siganfou, une des anciennes capitales la Chine, est, partie en ancien chinois, partie en caracîs Stranghelos dont se servaient les anciens Syriens, voici les passages principaux :

Sous le règne de l'Empereur Taïtsoung en Tannée (635) iva de Ta-thsin (l'Empire romain) un homme d'une nde vertu, nommé O-lo-pen. 11 fut reçu à Siganfou c un grand appareil. L'empereur fit traduire en chinois îs la Bibliothèque Impériale Jes saintes écritures- La ir le questionna et comprit que la religion était vraie bonne. L'Empereur ordonna spécialement qu'elle fût bliée et divulguée, et l'an 12« de Chimkuan (638 de C.) il fit cet édit.

< La doctrine n'a pas de nom déterminé, le saint n'a s de substance déterminée. Il institue les religions vant le pays. Un homme d'une grande vertu, nommé o-pen originaire du Ta-thsin a apporté de loin les ritures et des images et est venu les offrir dans ma suême cour. En examinant avec soin le but et l'esprit de tte religion, on la trouve remplie de mystères excellents adonnée à la paix et à la tranquilité. Si l'on considère tentivement le premier souverain qu'elle propose d'ador et de révérer, c'est l'auteur de tout bien et l'institu-

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teur de tout ce qui est nécessaire pour obtenir la fé Cette religion bannit entièrement de ses discours ennuyeux verbiage et toute affectation de grands Sa doctrine admet toute imperfection pour la cond la perfection ; mais la perfection étant acquise, l'i fection est oubliée, comme un pécheur oublie sa après avoir pris le poisson. Elle est profitable aux af et utile aux hommes. Il est expédient qu'elle fle^ dans ce monde. Que les officiers que ceci regarde truisent sans différer un temple à la religion du roy( de Ta-thsin dans le quartier de la ville Y-nim-falj qu'ils y établissent vingt-et-un prêtres. »

Après avoir cité cet édit, l'inscription ajoute : « Koo-tsung, grand empereur (650), imita respectai ment ses aïeux. Il illustra, par une nouvelle augm^ tion de lumière, la religion du vénérable et vrai dï fit élever dans toutes les provinces des temples ad^ bles. De plus, à l'exemple de son père, il éleva O-h en dignité et l'houora du titre de pontife de la rel gardienne du royaume. La religion se répandit dai dix provinces ; la prospérité de l'état fleurit merveill ment ; les temples remplirent toutes les villes et les familles furent comblées d'une félicité admirable,

L'Inscription rapporte ensuite que vers Tan 698, ligion chrétienne fut étrangement calomniée dansl province par les sectateurs de Fo (Buddha) et, Ta| par des lettrés inférieurs, mais que Lo-han chef des très chrétiens et quatre de ses collègues relevèr€ religion abattue. Enfin Hi-ven tsoung, empereur haute sagesse, ordonnai Nim hue et à quatre autres] d'aller en personne visiter l'église des chrétiens et d^ soin qu'on y fît le service divin. Alors la religion avait été opprimée quelque temps, fut redressée coi auparavant et ses membres dispersés furent réunis.

Vient ensuite un sommaire de la doctrine chrétie| composé par le prêtre Kim-Him.

Après cet exposé, l'inscription ajouie que :

« L'an 744, il y eut un bonze ou prêtre du Ta-tl nommé Kii-ho qui vint à la Chine saluer Tempert Celui ci ordonna à sept prêtres chrétiens d'offrir ensfl ble avec Kii-ho les sacrifices chrétiens dans le palais I Him-Kim. Alors l'empereur fit suspendre une inscriptil

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ite de sa main à la porte de l'Eglise. C'est pourquoi te la terre eut un grand respect pour la religion, îles les affaires furent parfaitement administrées et la cité provenant de la religion fut profitable au genre main.

/Empereur Sou-tsoung (fils du précédent 756), bâtit 5 églises chrétiennes dans cinq villes. Une grande prosrité survint et l'empire fut rétabli.

Le grand empereur Taïtsoung II, tous les ans, le jour Noël, donnait à l'Eglise des parfums célestes pour ppeler qu'il avait bien géré les affaires et les avait confies à la fin désirée. Il distribuait à la multitude chrénne des viandes impériales pour relever sa considéra- •ïi.

" Celte pierre, » conclut l'inscription, • a été établie et issée la 2 e année de l'Empereur Taïtsoung (781). En ce fops là Nim-xou, seigneur de la loi, gouvernait la muludedes chrétiens dans la contrée Orientale. » Les auteurs indigènes parlent de trois sectes étrangères ii auraient existé en Chine au vu* siècle : les Romains a-tsin), les Mani, les Mahométans. Les premiers étaient s chrétiens Nestoriens ; le mot Mani ne peut guère désirer que les Manichéens et l'histoire de l'Eglise nous >prend quelle énorme extension, ils avaient pris à cette )oque ; leurs doctrines se rapprochent beaucoup de illes des Bouddhistes. Néander prétend que Manès a nprunté à ceux-ci une partie de son système.

Comme les autres Eglises d'Orient, les Nestoriens périrent peu à peu leur ardeur de foi et de prosélytisme ; iurs missionnaires cessèrent de visiter la Chine ; le ombre des convertis diminua peu à peu jusqu'au moment o i ce qui en restait fût emporté par les troubles qui ccompagnèrent l'expulsion des Mongols de la Chine au w siècle,

Les Ouigours, les Tartares et les diverses populations lu Nord attachées au Nestorianisme se convertirent proélément vers l'époque de Tamerlan au mahométisme l UI avait beaucoup emprunté aux Nestoriens ; les Dounïfaifcs dont nous venons de parler un peu plus haut sont probablement les descendants de ces convertis.

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