GRADES
Solde par
Nombre
des rations.
Valeur approximative
db ta solde
et de la raiioa.
NeA9>(8iâdat)
On baschi (capor«D
Bolok emini (Charrier)
Tsebanseh (ser|;eRt)
BiMf h Tscfeawaeh Sergent-major).
Mulaûm (lieatenant). ,
Juz baschi (çapitaine][
KoI agassî (adjadant-major). , . .
Alal emini (major)
Bim basebi (cbef de bataillon). . .
Calmakam (Heatenant-eolonel) . .
Mîralal (colonel)
Liva (général de brigade)
Férik (général de division). ....
Huscbïr (maréchal)
raiici CMT.
A la simple inspection de ce tableau, on remarque la disproportion énorme entre les traitements des officiers des grades inférieurs et ceux des officiers supérieurs et des généraux.
Recrutements. — L'ordonnance de 1843 a modifié tout l'ancien système militaire en substituant le recrutement par le sort aux levées ir régulières précédemment en usage. Le recrutement a lieu par voie d'appel à l'aide d'un tirage au sort entre les jeunes geps âgés, ou supposés âgés de vingt ans. Le contingent annuel ordinaire est de 25,000 hommes. Tout homme reconnu valide est appelé à faire partie du contingent. Toutefois, l'on ne
^iS
peut enrôler qu'un fils par famille et les fils uniques sont exemptés du service.
Le chiffre du contingent est réparti entre les différentes provinces proportionnellement à Téten^ue et à la population de leurs districts et les régiments composant chaque ordou se recrutent séparément dans un ou plusieurs districts, toujours les mêmes, ainsi que l'indique le tableau suivant :
Seivice actif.
Réserw.
Provinces do recniteiDdat.
f Icrrég. d'infanterie, n
$g.d'l8inid(Nicomédie)
CodschallietSultanODi.
• de Brousse.
KbotidaYendgular et Karassi.
il 1
l«rrég. de dragons. > 2« » » >
• de Smyrne.
» d'Isnik (Nieée).
> de Tire.
Saruehan, Sigala et Aivali.
Dans toates ces provincas.
Brigade d'artillerie. >
> d'artillerie.
Dans toates les provincesde rorOoa.
i« rég. d'infanterie. *
> d'Afditt.
AîdinetMentecha.
» deKutahia.
Kutahia et Kara-Hissar.
3« rég. de dragons. >
1 de Karabissar.
» d'Isparta.
Dans toutes les provinces de l'ordoo.
1« rég. d'infanterie, ri
ig. d'Ândrinople.
Andrinople et Pbilippopoli.
» de Schoumla.
Silistrie et Varna.
îi
» deBoli.
Boli» Virancheher et Gastemouni.
fi
ler rég. de dragons. « S* » » 1
» deBabadagh.
1 de luzgat.
Dans toutes ces provinces.
Brigade d'artillerie. i
> de Tschorum.
Dans toutes les provinces de l'ordod.
4e rég. d'infanterie. «
► d'Angora.
Angora, RiangirUBozok et Aiuasia. ■
Se » » .
» de Konia.
Itoehil, Tarsus, Adana, el Mai-asch.
r deKaisarié.
KaisarieetNigde.
3e rég. de dragons. >
► d'Angora.
» de Konia.
Dans toutes ces province».
ARUÉE.
Serrice actif.
Réserve. "
îroyiîices h wcnitfliDeDt.
l«rég.d'infanlcrie.
rég. de Honastir.
«pire.
» de Tirbala.
ThessaTîe. ' •
» deSftloniqae.
biiaVeyrikvèsmàiA^.
l«»rég. de dragons.
» de Jaoioa.
"Jattiria. i ',. '.".
» dePresriR.
PWîvtoetiwtle.."
Brigade d'artillerie.
» de Monastir.
Mofliitiri : (
«•fég. irmraftfefTé.
» TOttseoôp.
PaflsTeytfffd'Ottimip. ^ - *
» de Sophia.
Dans les provinces de Niseh.
^«..daWiddia» . .
3« rég. de dragens.
» de SopMft.
t de Sophia.
Dans tontes ces provinces.
!«' rég. d'infanterie.
rég. de $ivas.
Divrigi,karahissar et Gamischkini
» deTokat.
Dans les provinces de Siwas.
» de Kharbroot.
Dans lea provinces de Rharbrout
l«rrëg. de dragons.
» deTokat.
'1 » 4ieTan.
Dans tofites les provinces ci-dessus indi(| liées.
Brigade d'artillerie.
» de Rharbroat.
Kharbroot. <
4e rég. d'infanterie.
» d'Erzeroom.
> de Kars.
Dans les provinces d'Erzeroum.
» deDiarbékir.
KardisUn.
3«rég. de dragons.
» de Mardin.
Mardin.
ie >. ,
non organisé en 1850.
' ««'rég. d'infanterie.
iTég. de dragons.
Damas.
Balbek.
Akka.
Hauran*
Tripoli.
Brigade d'artillerie.
Latakieh.
L'EMflRË DE TURQUIE.
Service actif.
Réserye.
ProriDCfis h recrutement.
iî
4« rég. d'infanterie.
non organisé en 1850.
Saîda.
Beyrout.
Âlep.
f 5«rëg. de dragoni.
Ûeir-ul-KamoT.
Hama.
' l«rrég.d1iilBâterie.
Bagdad.
doaïslmaiiié.
."TJ
Kerkokv
i Itrr^g, fe-^gûDs,
Bugdad tt Bassora.
Brigade d'artiiierie
Mosseid.
4« rég. d'infanterie.
Mossoul.
Djetkia et U Mecque.
Moka et Massaa.
3« rég. de dragons.
Dérivé et Nedschid.
Djedda.
Ce système facilite beaucoup la formation et l'orga- BÎsatiou du redif ; la coutume de lever les régiments dans les mêmes districts, et dans la province même où ils doivent passer le temps de leur service actif, fait que, d'une part, ce temps expiré, ils ont peu de chemin à faire pour se retrouver au milieu de leurs foyers, d'autre part, que les officiers, les sous-officiers et les soldats d'un régiment restent ensemble quand ils passent du service actif dans la réserve.
D'après une ordonnance publiée en 1850 et abolissant l'knpôt du haratsch, tous les sujets chrétiens (rayas) étaient admis à faire partie de l'armée de terre
au même titre que les musulmans : cette ordonnance à été accueillie avec peu de faveur par les populations chrétiennes de la Turquie. Cependant depuis 1847, les Grecs font partie du service de la flotte. Le H^tlihumayoun de 1856 promet une loi copiplète sur le mode d'admission et sur le service de$.^^je^ dirétiens^ et d'autres rites non musulmans dans l'armée. .
Le ministre de la guerre a le conamandemeol es chef de l'armée de terre ^ mais, l'administration générale en est confiée au conseil supérieur de la guerre 'CMiposé de 15 membres. Chaque ordou a son adii)inrstralion distincte, un intendant militaire et un conseil miKtaire, siégeant au quartier général de l'ordou et composé de. sept membres. Il existe aussi pour chaque régiment On conseil d'administration y présidé par le colonel » et' composé du major, de l'officier d'habillement et d'un officier de chaque grade.
L'arlillerie et le génie forment un département à part entre les mains du grand-maître de l'artillerie : il est assisté d'un conseil spécial , composé de sept membres.
Étàblmemmts militaires. — * Les établissements militaires sont placés lès tins dans la dépendance du grand-*maitre de l'artillerie, qui a sa résidence officielle à l'arsenal de Topkhané', lés autres dans la dépendance du Seraskiérat.
L'intendance de l'artillerie compte douze services particuliers qui sont, outre Ifes armes spéciales :
a) Les forteresses , dont les principales sont celles du Bosphore, des Dardanelles, de la mer Noire et du Danube;
338 L'EMPIRE M TORQUIE.
b) Le matériel de Tarmée; rartilterie turque peitt disposer d'un matériel de campagne de i600 pièces de tout calibre^ sans compter les pièces de si^;
c\ Les poudrières de San-Stefano et d'Azaïlé, sur la mer de Marmara , à uûe'lieue environ des Sept-TOurs;
d) La fonderie de canoas de Topkhané ; en 1848, les niagasins de cet établissement avaient une r&erve de 1,200 pièces de canons;
éj La manufacture d'armes établie dans le village de Dolma-Baghtchè sur le Bosphore; on y fabrique annuellement S0,€00fusilsy sans compter les réparations;
f} L'établissement de Zeitoun-Bournou, sur le bord de la mer de Marmara , pour la construction de ma-chines à vapeur;
g\ La boaillère d'Erégli (l'aneienne Hérarclée) sur la mer de Marmara, à 18 heures de Gonstantinople par terre;
h) Les fonderies de Somaqov et de Praoutcha ; la première située à 50 heures de Gonstantinople su^ le littoral européen de la mer Noire, près de l'échelle d'Iniada, et la seconde, à 4 heures environ de la Cavale, sur l'Archipel;
t) Les trois haras et dépôts pour la remonte^ dont ui pour Tartillerie et deux pour la cavalerie. Le premier* est établi dans les environs d'Enos vers l'embouchui^e de la Maritza; les deux autres sont, l'un en Anatolie, l'autre en Roumélie;
j) L'école impériale d'artillerie et du génie à Coumbarkhanè^ entre Galata et les Eaux douces d'Europe;
Sont placés dans la dépendance du Seraskier :
k) L'école impériale militaire;
/) Les hôpitaux militaires, dont six à Gonstantinople y compris celui de la marine, savoir : ceux de Top- Kapou, de Top-Tachi, de Maltepè, Thôpital de Tartillerie, des ouvriers militaires. L'hôpital de la garde impériale à Top-Tachi (Scutari) est peut-être le plus bel établissement de ce genre qui soit dans toute l'Europe; ^
m) La tannerie deBeycos; elle fournit tous les cuirs et toiles cirées nécessaires aux équipements militaires ;
n) La fabrique impériale de draps à Ismid (Nicomédie); la fabrique de fez, à Eyoub> est une dépendance de l'hôtel des monnaies.
Marine. — Au commencement de l'année 1853, l'effectif de là flotte ottomane se composait de 70 vaisseaux et bâtiments, savoir :
2 vaisseaux^ 3 rangs de 130 et de 120 canons.
10 frégates à voiles de
6 corvettes —
14 bricks —
16 cutters, schooners, etc.
6 frégates à vapeur de 450 à 800 chevaux. 12 corvettes et bâtiments inférieurs.
PersonneL — Le département de la marine est confié au grand-amiral (capitan-pacha), assisté du conseil de l'amirauté.
L'état-major général de la marine comprend : 5 amiraux, 3 vice- amiraux et 5 contre-amiraux. Ces ofBciers généraux sont assimilés, pour le grade et pour la solde :
les amiraux, aux feriks de Tarmée de terre; les viceamiraux, aux livas; et les contre-amiraux, aux colonels. Le commandant ou capitaine de pavillon (sandjaJc bey) d'un vaisseau-amiral a également le rang de colonel.
Le personnel d'un vaisseau de ligne se compose du commandant ayant le titre de bey et le rang de lieutenant*colonel , du commandant en second, du hhodja^ dont le grade et l'emploi correspondent à celui de major de l'armée de terre, de 16 officiers, d'un médecin, de deux chirurgiens, d'un aumônier, de l'équipage, 800 à 900 marins. Les équipages à bord des vaisseaux ottomans sont divisés «en «oompa^ies, 4<Kit f<)i^anisation est absolument la même que celle des compagnies d'un régiment de ligne. La solde et les rations sont les mêmes que pour l'armée de terre. Les équipages au complet forment un total de 32,000 matelots y compris le régiment d'infanterie de marine de 4,000 hommes casernes à l'arsenal, quand ils ne sont pas embarqués. Les matelots se recrutent principalement dans les Sandjaks de Rodosto et de Gallipoli, Batoun , Trébizonde, Djanik, Ordou, sur la mer Noire, d'Erdek et deBlghâ, sur la mer de Marmara^ et dans les sept livas de l'eyalet de Djizaïr (îles).
Établissements maritimes. — Outre l'arsenal maritime de Constantinople, l'un des plus beaux du monde entier, la Turquie possède des chantiers de construction à Sinope et à Eregli, sur la mer Noire, et dans les iles de Rhodes et de Mételin . On doit aussi mentionner l'école navale dans l'ile de Khalki, sous le commandement d'un vice-amiral.