Voir t. II, p. 102 et
3. La Russie et les Russes, t. II , p. 52 et suiv. — Hupel (t. Ier, p. 207 et 208) range les Kosaks et les tribus nomades parmi les « populations rurales libres. • Voir aussi sur les Kosaks, Meiners, t. II, p. Kl. .
les colons étrangers, mais bien les Kosaks et les tribus nomades. Disons un mot de chacune de ces deux rubriques.
Kosaks. L'historique de cette institution si curieuse et toute militaire, mais fondée en vue de l'Asie et du monde non-chrétien, plutôt que dans un but d'agrandissement du côté de l'Europe, a été donné précédemment1, et nous rappellerons seulement ici que les Kosaks, milice garde-frontière, représentent à la fois le principe de l'expansion et celui de l'inviolabilité du territoire. C'est une force armée qui se recrute en elle-même, une population guerrière qui pousse en avant et sert merveilleusement à la colonisation, mais rendue sédentaire néanmoins par l'agriculture et par la présence, en égal nombre, de femmes delà même race. En même temps que l'historique de celle-ci, nous avons donné les renseignements statistiques qui la concernent5. On a vu qu'il s'agit là d'un total d'environ 2,280,000 individus des deux sexes3, dont 790,000 appartiennent au Pays des Kosaks du Don, et sont ainsi subdivisés: 529,077 (hommes et femmes) se rapportant aux Kosaks de profession , et 251,890 (id.) en dehors de cette corporation ou armée. Ce qui reste encore à dire sur l'organisation des Kosaks , sur leurs institutions, leurs usages et leurs mœurs, nous le réservons pour d'autres parties de cet ouvrage, de peur de faire double emploi.
Tribus nomades. Leur nombre est considérable depuis que les Kirghises-Kaïssaks, que nous avons évalués à 1,250,000*, ont fait leur soumission. Mais en Europe, dans les gouvernements d'Arkhangel, Perm, Viatka, Samara,