Voir t. II, p
3. Voir t. II, p. 663. — George Chervachidzé, prince d'Avkhasie, fit sa soumission le 17 février 1809; le khan de Kasi-Koumuk en 1820.
A. T. II, p. 671. Tous les titres ci-dessus seront expliqués plus loin.
Le chah de Perse, Feth-Ali, ne put voir sans envie le progrès de la puissance russe sur sa frontière : il la fit franchir à une armée. Celle-ci fut défaite à deux reprises ; mais à leur tour, les Russes échouèrent au siège d'Erivan, et, comme ils manquaient de vivres , comme de plus des maladies contagieuses faisaient d'affreux ravages dans leurs rangs, ils se virent obligés de rétrograder. Alors eut lieu, dans le Caucase, un soulèvement général et la route militaire du Dariel1 fut interceptée par les montagnards (1805). Déployant une rare énergie, le prince Tsitsianof avait dompté cette révolte sur la plupart des points, lorsqu'un piège que lui tendit le khan de Bakou lui coûta la vie (février 1806). Ce fut le signal d'une nouvelle levée de boucliers, à laquelle, seul de tous, le chamkhal de Tarki (ou Tarkou) s'abstint de prendre part. Cependant le comte Goudovitch, successeur de Tsitsianof, parvint également à s'en rendre maître et à repousser les Persans au delà de l'Araxe. Les Turcs ayant fait cause commune avec ces derniers, le général russe les battit, en 1807, sur l'Arpatchaï. Néanmoins la guerre se prolongea jusqu'en 1813. Voulant empêcher les Turcs de donner directement la main aux montagnards , les Russes détruisirent deux fois le fort d' Anapa , sur la mer Noire ; le général Tormassof, successeur de Goudovitch, s'empara aussi de Poti, autre fort turc plus au sud. Après lui, de plus grands succès furent obtenus par le général Kotliarefski , qui, vers la fin de 1812, détruisit l'armée d'Abbas-Mirza au delà de l'Araxe, et prit d'assaut Lenkorân, dans le khanat de Talysch, sur la mer Caspienne. Comme il fit ensuite mine de prendre la route de Tabriz, le chah, efïrayé, demanda la paix et la signa, malgré les dures conditions qui lui furent imposées. Ce fut à GiiUstan, dans le Karabagh, qu'on en vint à bout, le