‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 83 sur 367 · Voir t. II, p · texte numérisé non relu

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2. Dans les Mittheilungen de Pctermann, 1860, p. 184, col. 2. Voir aussi Bodenstedt, t. Ier, p. 319, et Kœppen, Gesammtbevôlkerung , p. 187.

3. M. de Kœppen n'est pas certain s'il a perdu ou non son indépendance. Voir Gesammtbevôlkerung, p. 188. — Sur la carte du général Khatof on a écrit le nom Kourakh. Cf. Klaproth, Tableau du Caucase, p. 143.

•4. D'après Eichwald, t. Ier, p. 77, Tarkou serait plus exact. Voir sur ce territoire, Gamba, t. II, p 350 et suiv.; Bodenstedt, t. Ier, p. 342; Koch, lleise, t. II, p. 499.

en 1784, au sceptre de ce monarque, de qui son fils ou petitfils, le général-major Souleyman-khan, reçut formellement l'investiture', avec droit au litre de conseiller privé, faculté de porter un chapeau à plumes , et permission d'entretenir un corps de troupes pour le service de la Russie. Ce sont des princes musulmans d'origine tatare*, et le titre de chamkhal, signifiant prince de Cham ou Damas, est arabe*. Cependant nous le trouvons quelquefois écrit chavkal4 ou chevkal, et M. Brosset n'est pas sûr que cette dernière orthographe ne soit pas la plus exacte. Dans tous les cas, le titre est ancien et sans aucun doute antérieur aux années 1559 et 1587, où nous le rencontrons déjà; Eichwald le fait même remonter jusqu'au VIIIe ou IXe siècle. «Après le roi de Géorgie, dit-il5, les chamkhals, dont l'autorité s'étendait sur tout le Daghestan, passaient pour les princes les plus puissants du Caucase. »

Le khanat de Mekhtouli ou Mekhtoula, au sud-ouest de Tarkou. Il est d'une superficie d'environ 9 milles carrés ou

1. Dans cet acte, Souleyman-khan est nommé chamkhal de Tarkof et de plus dominateur (vladétel) des Boïnatzkii (?) et lieutenant (val) du Daghestan. Faisons remarquer ici encore une fois dans quel océan de détails l'étude sérieuse de ces contrées-là engage les érudits. Sous ce rapport, Hassel est notre meilleur devancier.

2. En 1839, lors de la visite de l'empereur Nicolas Ier à Tiftïs, le chamkhal, quoique en présence du monarque et au moment de se mettre à table , se mit en devoir de faire les ablutions d'usage, y compris le lavage des pieds. On eut toute la peine du monde à lui faire comprendre que le respect pour l'empereur le lui défendait. Voir Koch, Reise, t. Il , p. 459. Dans le même ouvrage (t. II, p. 457), on trouve aussi l'énuméralion des princes caucasiens qui, à la même occasion , se réunirent alors à Tiflis pour faire leur cour au tsar.

3. Voir Mùller, Sammlung, t. IV, p. 33. Sous la dynastie persane des Sofis, dit Eichwald (t. Ier, p. 79), les chamkhals avaient la lieutenance du Daghestan. Sur leur généalogie, on peut consulter Klaproth, Deschreibung der russischen Proinnzen %wischen dem Schwarten und Caspischen Meere, p. 147-155.

4. Pat exemple dans Karamzinc, t. IX, chap. m (p. 138 et 362). — Brosset, Bulletin hislonco-philologitjue de l'Académie, etc., t. II, p. 226.

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