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entre la principale source et l’embouchure du fleuve n’est que de 2,140 kilom. , car il décrit des courbes considérables. L’Amour, fleuve d’une extrême importance pour le développement futur du commerce du monde dans ces contrées, se forme, à l’extrémité sud-ouest du Stanovoï, de la réunion de l’Onôn-Chilka avec le Kerlôn - Argoun , noms composés dont nous avons à donner ici l’explication. Au fait, ces deux bras générateurs concernaient seuls jusqu’ici la Russie, et c’est d’eux que nous allons nous occuper principalement.
(hiôn-CItilka. Ce sont deux rivières qui se continuent l’une l’autre et qui , ensemble , appartiennent presque exclusivement au territoire russe *. Cependant la source de l’Onôn est sur le territoire chinois , dans le Kentéî ; c’est sur ses bords qu’est né, avant la fondation de Karakorum, Tclicnghiz-kban , le conquérant mongol*. D’abord cette rivière coule à l’est, marque un instant la frontière, rentre dans le territoire chinois et arrive au pied du Khingàn-Onûn ; alors, longeant cette chaîne , elle suit la direction du nord - est et du nord , passe au fort d’Akchinsk * , et arrive à son confluent avec l’Ingoda. Celle-ci , d’un cours moins long et en majeure partie parallèle au sien , à l’ouest , vient des pieds du Tchokondo*, et, après avoir baigné ceux du Iablonnoï, le rejoint par la gauche, au-dessus de Nertchinsk ; en recevant kt Tchita , elle a formé un coude pour tourner à l’est. Après ce confluent , le fleuve change de nom.
Devenu la Chilka, chez les Mongols déjà Saghalicn-Oula,
1. Hitler , t. Il, p. 530-548, cl t. lit, p. 274-300. Sur la découverte successive du cours de l'Onùn, par Mcsscrscliiuidl cl d'aulrcs, voir t. III, p. 275. Voir aussi l'Atlas de Hitler et O'Etzcl.
2. Hitler , t. II, p. 53t. — Sur la résidence de Tchenghiz - khan , voir aussi plus haut, p. 283 et 208.