POIDS
KiLur.it.
OO
Total des vingt années. .
Moyenne annuelle. . . .
Moyenne depuis 1843. .
1 . Nous avons emprunté la plus grande partie de ce tableau 1 l’exact M. Erman, Archiu , t. IX , 1850, p. 732; mais comme il ue commence là qu'à l'année
On assure que dans l’espace de 25 ans, de 1825 à 1851 , le gouvernement russe a livré à la Monnaie de Saint-Pétersbourg de l’or pour une valeur de 285,769,000 roubles en assignats , ce qui fait à peu près pareille somme en francs. D’après le tableau ci-dessus, le minimum pendant les quinze dernières années a été de 8,681 kilogr., ayant une valeur de 29,900,000 francs, et le maximum de 29,910 kilogr., ayant une valeur de 76,0 10,000 fr. Il y a eu progrès presque constant jusqu’en 1847; depuis, il y a eu décroissance, avec quelques retours de progrès, mais qui n’ont point fait revenir le chiffre du maximum.
L’Oural entre dans ces chiffres pour la plus faible part ; la part la plus forte est celle de l’Altaï, où l’or se trouve dans le détritus des contre-forts septentrionaux et méridionaux de la chaîne, dans des rameaux qui suivent par conséquent comme l’Oural, une direction méridienne, et qui sont d’ailleurs géologiquement composés comme lui.
Le morceau d’or natif trouvé le 25 octobre 1826 à Tsarévo-Alexandrofsk, près de Miask, dans l’Oural, et qui pesait 10 kilogr. 118, a longtemps passé pour une merveille peutêtre unique dans le monde; mais au mois de novembre 1842, on eu a trouvé, aussi dans les lavages de Miask, district de Zlalooust, un autre bloc pesant cette fois jusqu’à 36 kilogr. 020. Comme le premier, il a été déposé au Musée
1839 et s'arrête à 1818, nous l'avons complété par les données fournies soit par M. de llumboldt (Asie centrale, t. III, p. 518), soit par M. Erman, dans les volumes posléiieurs du même recueil. Le tableau inséré dans l'ouvrage, du reste très-remarquable, de M. de Tengoborski , Eludes sur les forces productives delà llussie, 1. I, p. 290, n'est pas d'accord avec celui de M. Erman; mais les vérifications qu’il nous a été possible de faire r.ous ont décidé h donner la préférence à ce dernier. Cette observation ne doit, bien entendu, porter aucune atteinte à l'exactitude de M. de Tengoborski en général : nous examinerons son ouvrage, avec l'attention qu'il mérite, dans le volume de la Création de la Richesse.
NATURE ET PRODUCTIONS DU SOL
du Corps des Mines à Saint-Pétersbourg, pour figurer parmi ses plus rares curiosités.
Tout l’or russe provient de l’Asie, d’une part des gouvernements de Tomsk, Iénicéïsk et Irkoutsk, d’autre part de la portion asiatique des gouvernements de Perm et d’Orcnbourg. Récemment, on a découvert quelques gîtes de sables aurifères dans les environs d’iélisavethpol (Transcaucasie), mais qui probablement n’ont pas une grande valeur.
L 'argent, article beaucoup moins important pour la Russie, et qui ne lui paraît pas assuré pour un avenir d’une longue durée, n’est aussi exploité qu’eu Asie. Dans l’Altaï sont les fameuses mines de Zmcïogorsk (Schlangenberg) et de Riddcrsk ; et dans le Khingàn-Onôn , qui se rattache au système du lablonnoï Khrébeth, se trouvent celles de Nertchinsk', célèbres aussi, surtout dans les fastes du système pénitentiaire M. de Ilumboldt a calculé que le produit annuel était en moyenne de 1,000 ponds (16,380 kilogr.) ou 80,000 marcs d’argent : dans tous les cas, il ne dépasse pas 1,200 pouds (19,656 kilogr.), et la valeur de cette exploitation reste ainsi audessous de 4 millions de fr.*. Cet argent renferme généralement de l’or : les 1,135 pouds retirés des mines en 1848, contenaient 42 '/, pouds de ce métal plus précieux. Le plomb se trouve également associé à l’argent en assez grandes quantités.
Le platine compte aussi parmi les métaux précieux; mais on a dù renoncer à l’espérance que l’on avait de le transformer en numéraire et de le faire accepter comme tel dans la circulation. L’exploitation avait commencé en 1819; en 1830, elle avait dépassé 100 pouds. De 1826 à 1832, on a monnayé et répandu dans le public 210,000 pièces de ce métal, d’une valeur de 699,000 roubles en argent ou