Pallas, t. I, p. 218, t. IV, p. 12, et passim
CHAPITHE VI.
steppes : il ne faut pas le confondre avec les saïgaki ou gazelles. Quant au loup commun, il est si répandu qu’on a détruit, dans certaines années, en Livonie, par exemple, de 000 à 1,000 de ces animaux malfaisants. Les ours sont susceptibles, comme on sait, d’une certaine éducation : elle leur est donnée, entre autres, à «l'académie» de Smorgonié, ville de Lithuanie qui se distingue sous ce rapport. Dans les forêts de la Sibérie méridionale, le chasseur se rencontre même quelquefois avec le tigre royal qui s’y montre de temps en temps, dit le grand connaisseur de la nature que nous aimons à citer', pour faire des excursions plus septentrionales encore, car il est voyageur. «Le tigre seul, sans perdre de sa beauté, de sa vigueur et de sa férocité habituelle, se trouve depuis file de Ceylan et le cap Comorin jusqu’au delà du mont Altaï, au centre de la Sibérie même, sous les parallèles d’Oxford et de Berlin.» Le tigre se rencontre aussi dans les forêts du Caucase , où toutefois il est maintenant très-rare. Les ours blancs viennent souvent visiter les côtes septentrionales de l’empire, hantées aussi par les mammifères marins, tels que morses, phoques, etc. La chasse des phoques est surtout très-productive : nous avons constaté la présence de ces animaux dans le golfe de Bothnie, dans la mer Glaciale, la Caspienne, celle d’Aral et dans le lac Baikal*. Les côtes de la mer Glaciale sont en outre visitées par des baleines et d’autres cétacés.
La Russie est renommée pour ses bêtes à fourrure : indépendamment des loups et des ouïs, déjà nommés, ce sont les écureuils, les renards, les martes, les loutres , les castors, etc. Outre l’écureuil fauve, il y en a de blancs et de noirs. Il y a aussi des renards blancs, très-recherchés, cl des re-