‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 75 sur 359 · Beilràge, etc., t. I, p · texte numérisé non relu

Beilràge, etc., t. I, p

3. Barabintses, d'après le russe. -Voir sur eux Muller, Sammlung,

1 62 et dans l'index de ce mènie volume.

1. Voir la description qu'il en donne, dans Sammlung, t VI, p

Voir aussi Pallas, Voyage» en différentes provinces de /' empiré de Russie, P' 7 ct suiv-> el dans r'lrle des steppes salines qui est la planche 19 du

Ces cartes sont sans titre et

, t. VI, p.

ASPECT GÉNÉRAL

maigres broussailles , en un mot , une indigence extrême , sur un sol de toundras où les marais glacés alternent avec le rocher nu, et où néanmoins le Samoïède, le Koriak et le Tchouktche trouvent à sustenter leur vie, peu différente, il est vrai , de celle des ours blancs et des autres animaux qui les entourent, en leur fournissant leur fourrure et leur chair.

Abandonnons à elles-mêmes, à leur éternel silence, ces contrées déshéritées, et jetons maintenant un coup d’oeil sur la Sibérie dans son ensemble , pour reposer ensuite nos regards fatigués d’une monotonie inconnue à l’Europe, sur les beautés de toute nature qu’offrirait au voyageur la presqu’île de Kamtchatka , baignée par le Grand-Océan.

Ce qu’on appelle aujourd’hui la Sibérie, c’est toute la Russie d’Asie au delà de l’Oural , la Sibérie occidentale et la Sibérie orientale, avec toutes leurs dépendances, même avec les parties transouraliques des gouvernements de Perm et d’Orenbourg , qui forment une étendue d’environ 257,000 kilom. carr.; région qui, dans son ensemble, a une superficie de près de quatorze millions de kilom. carrés*. Dans l’origine, le khanat de Sibir, fondé au seizième siècle par Koutchoum-khan, ne s’étendait pas à une très - grande distance à l’est de l’Irtysch et de Tobolsk5; mais son nom a depuis été étendu de là jusqu’à la mer d’Okhotsk , sur tout cet espace qui , depuis la chaîne d’où s’élève en terrasses la Ilaute-Asie dans une longueur d’environ 4000 kilom.', s’étend jusqu’à l’Océan Glacial, éloigné de cette ligne par une distance d’environ 3000 kiloin. , entre le 50® et le 78e parallèles.

2. D'après Ritter (Géographie , t. II , p. 57) seulement de 186,300 milles carr. d’AII. , c’est-à-dire de 10,316,500 kilomètres carrés.

3. Voir là-dessus Muller, Der I grixche Volktslamm , t. I, p. 21.

1. D’après Ch. Rilter (Géographie, t. H. p. 317), 550 milles d'AII. , c'est-àdire, 1,071 kilomètres.

Voici ce que dit de cette immense -contrée M. Ch. Rit ter, avec cette certitude de science, fruit d’études prodigieuses, qui le caractérise : «Le bas- pays boréal de l’Asie ou bas-pays

silurien' est le plus grand de la terre, et ne trouve, sous ce rapport . son égal que tout au plus dans les dépressions colossales du nouveau monde d’Amérique ou il’ Australie ; car il s’étale en avant du haut -pays eentraLduns toute sa longueur de l’ouest à l’est. Il occupe plus de la cinquième partie de toute la superlicie de l’Asie, entre le haut -pays et la mer Glaciale boréale , et remplit, à peu d’exceptions près, l'espace depuis l’Oural à l’ouest jusqu’au golfe d’Okhotsk à l’est, diversement coupé par la déclivité des giganti sques Heures du Nord.1 * 3 4 Sa ceinture la plus méridionale seule offre, quant à présent, un sol agricole , susceptible de culture, et elle est devenue un pays colonial de l'Europe , avec une population nouvelle; car étant une découverte des derniers siècles seulement, elle est, a vrai dire, un momie nouveau, historiquement parlant aussi jeune et plus jeune même que l’Amérique. La moitié septentrionale est un pays de marécage ou trempé d’eau*, en partie privé de toute culture, en partie même, au moins jusqu’ici, non susceptible de culture, une étendue rocheuse avec le climat polaire; toutefois, la forme de plaines basses* est ici un vrai bienfait pour le monde asiatique, car un hautpays arctique ne pourrait que doubler sous cette latitude le caractère polaire de la nature, et la température humide des mers, qui modère partout lo froid sec du climat continental, manquerait au bas-pays sibérien*. Si nous voulons nous figurer,

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