‹ L'empire des tsars et les Russes 3, La religionChapitre 165 sur 353 · Rapport pour 1 année 18b4j public en · texte numérisé non relu

Rapport pour 1 année 18b4j public en

duiite plus d'un esprit impartial. L'ignorance d'une partie du clergé semblait le mal préparer au rôle d'instituteur. Cette objection, il est vrai, ne saurait s'élendre à un enseignement tout à fait élémentaire; il dépend, du reste, du clergé et dos écoles ecclésiasliques de l'écarter enliôremcnl. Pour cela, on a déjà fait à la pédagogie une place dans certains séminaires ; on a institué près de quelquesuns des écoles })rimaires modèles. Ailleurs, dans le diocèse de Nijni-Novgorod , par exemple, on a créé des écjles normales ecclésiastiques. Quant au temps enlevé à l'église par l'école, le prêtre est moins l'instituteur que le directeur des nouvelles écoles paroissiales. L'évêque peut, en cas de besoin, lui substituer une autre personne. Le pope peut se faire aider ou suppléer dans son école par le diacre, ou par les clercs inférieurs, les serviteurs de l'église [tserkovno-sloujitélï). On a proposé d'y employer spécialement les diacres ou les psalmisles, qui professeraient la semaine à l'école pour cbanter le dimanche à l'église. Dans la pratique, ce serait à peu près la situation de nos anciens instituteurs qui échangeaient leur chaire pour le lutrin, avec cette didérence que ces maîtres russes seraient eux-mêmes investis d'un caractère ecclésiastique. A défaut de diacre ou de psalmiste, le prêtre peut se faire aider par sa famille, par sa femme, par ses fils ou ses filles. \\ y trouve une modeste rémunération.

L'enseignement, dit le règlement de 188<i, est à la charge des prêtres ou autres membres du clergé. Il peut aussi être confié à d'autres maîtres ou maîtresses, mais toujours sous la surveillance du prêtre et avec l'autorisation de l'autorité diocésaine. Les maîtres ainsi choisis doivent être pris de préférence parmi les anciens élèves des écoles ecclésiasliques, c'est-à-dire des séminaires et des institutions spécales au clergé. Le principe de la subordination de l'école à l'Église a été ainsi poussé à ses dernières conséquences. On chercherait en vain, dans aucun pays de l'Europe, un système scolaire aussi délibérément clci.-

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