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). Le règlement des zemstvos donnait primitivement la présidence de ces assemblées électorales au juge de paix ; depuis on a transmis cette importante fonctionà Varbitre de paix, et, après la suppression de ce dernier, au membre permanent du bureau pour les affaires des paysans. (Voy. livre I, chap. IV.)

3. La réforme administrative, inaugurée par Voukaze de juillet 1889, a p^cé les élections des communes rurales sous le contrôle des chefs de canton.

bailliage [starchina], que les règlemenls administratifs placent aujourd'hui dans une grande dépendance de la police, de façon que ces représentants des communes sont en fait fréquemment désignés par Tadminislralion, qu'ils ont la mission de contrôler. Les communes de paysans semblent ainsi n'échapper à la domination des anciens seigneurs que pour retomber sous le joug plus lourd de Vispravnik et du bas tchinovnisme. Pour parer à cet inconvénient, on a proposé d'enlever aux fonctionnaires communaux, de môme qu'aux fonctionnaires de l'Etat, la qualité d'éligibles au zemstvo ; on a parlé de rétrécir les circonscriptions électorales de manière que les paysans fussent à même de connaître les candidats. Il a été question, par exemple, de faire nommer les représentants des paysans directement par les assemblées de bailliage, ce qui, en augmentant le nombre des électeurs, pourrait atténuer les influences du dehors, au risque, il est vrai, d'accroître l'ascendant des scribes communaux ou des cabaretiers, d'ouvrir la porte du zemstvo aux koulalcy et aux mangeurs du mir, lesquels figurent souvent déjà au nombre des élus. A quelque réforme de détail qu'on ait recours, aucune mesure législative ne saurait entièrement prévenir un mal dont la principale cause est l'ignorance et l'indifférence du paysan avec la prépotence invétérée de la police.

L'élection des propriétaires individuels ne donne pas toujours des résultais beaucoup plus salisfaisanls, et ici encore la faute en est moins, croyons-nous, au mode d'élection, si bizarre qu'il puisse sembler, qu'aux mœurs publiques et privées, qu'aux habitudes d'apathie fomentées par une longue tutelle administrative.

Pour les propriétaires à titre personnel, le mode d'élection au zemstvo est calqué sur le mode d'élection aux assemblées de la noblesse, lequel remonte à Catherine II. La grande différence, c'est que le droit de vote aux nouvelles assemblées appartient à la propriété seule, indépendamment de la naissance ou du tchine. Nobles, fonctionnaires

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