CROISSANT
Maisons anglaises . . '^59
Nombre de résidants.
— américaines
— allemandes.
— françaises .
— russes. . . .
— japonaises . .
etc., etc.. .
La Chine. "vre
En ajoutant à ces 3 985 individus les voyageurs et les missionnaires, mais non les marins qui viennent faire de courts séjours dans les ports, c'est à 5 000 au plus qu'on pouvait alors évaluer les étrangers domiciliés en Chine.
En 1895, leur nombre avait plus que doublé, presque triplé; il y en avait plus de 10 000, ainsi groupés par nationalités :
Anglais
Américains
Français
Allemands
Portugais, la plupart métis
Japonais
Espagnols
Scandinaves
Etc., etc
Il est vrai que les Japonais, qui comptent ici pour près des sept centièmes, n'ont aucune espèce de droit à la qualité de Blancs : ce sont des non-Chinois établis dans les ports à traité, mais non des « Barbares de TOccident » ou des « Diables étrangers k. Cette expression est tellement passée dans l'usage courant, qu'il arrive aux Chinois de la confondre dans des formules de politesse : « Son Excellence le Diable » un tel, Smith, Ferguson, Millier; ou Dupont, Durand, s'ils viennent du Tafa kouo, du « royaume de la Grande Foi », comme les « fils de Han » désignent la France dans leurs pièces officielles ou diplomatiques.
En 1899, on se trouve encore en face d'un nombre presque doublé : pas moins de 17 193 : toujours sans les missionnaires, voyageurs et commis-voyageurs.
Anglais