LES RÉVOLUTIONS SONT RÉPRLMÉES
SOUS le poids d'une irréparable humiliation. La Pologne ! la Pologne ! ce seul mot sortait de toutes les bouches. Le lendemain l'abattement s'était changé en rage, sur tous les points se formaient des groupes d'où la fureur publique s'exhalait en imprécations et en menaces. Des boutiques d'armuriers pillées, des barricades essayées donnèrent durant quelques jours à la capitale l'aspect d'une ville en révolution ^ » <i Dors, ô ma Pologne, s'écriait Lamennais, dors en paix dans ce qu'ils appellent ta tombe ; Moi, je sais que c'est ton berceau. »
Le poète qui exprimait la passion publique, Barthélémy, s'écriait :
Noble sœur ! Varsovie ! Elle est morte pour nous ! Morte un fusil en main, sans fléchir les genoux, Morte en nous maudissant à son heure dernière, Morte en baignant de pleurs l'aigle de sa bannière, Sans avoir entendu notre cri de pitié, Sans un mot de la France, un adieu d'amitié. Cachons-nous! Cachons-nous! Xoussommes des infâmes. Rasons nos poils, prenons la quenouille des femmes; Que le teint de la honte embrase notre front-.
On a cru souvent habile de concéder quelque chose, espérant la désarmer, à l'erreur que l'on combat. Casimir Perier connut cette défaillance. Les troubles réprimés une première fois par les Autrichiens dans les Légations recommencèrent après leur départ. Casimir Perier conçut l'idée heureuse, dont la réalisation eût évité