‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirsChapitre 115 sur 260 · TALLEYRAND A LONDRES. LE PRINCIPE · texte numérisé non relu

TALLEYRAND A LONDRES. LE PRINCIPE

DE NON-INTERVEiNTION. — LA CONSTITUTION DE LA NEUTRALITÉ BELGE.

Le parti pris d'admirer, non moins que celui de dénigrer, conduit à de singuliers aveuglements. N'a-t-on pas imaginé que, de même qu'à Vienne, Talleyrand avait dominé l'Europe par l'introduction opportune du dogme de la légitimité, il s'en rendit encore le maître à Londres en inventant le principe de non-intervention? Or, l'afîaire capitale traitée par Talleyrand, à Londres, a été la constitution du royaume belge* Quelles conséquences eût entraînées l'application logique du principe de non-intervention? Reconnaître l'indépendance de la Relgique et interdire aux puissances voisines l'entrée de leurs troupes sur son territoire, ce qu'on fit; ne s'immiscer ni dans les institutions à établir ni dans le choix du monarque, ce qu'on ne fit pas. La conférence de Londres, malgré des pro-

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