‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirsChapitre 128 sur 260 · Congrès de Vérone, t. P"", p. 3G · texte numérisé non relu

Congrès de Vérone, t. P"", p. 3G

'^. Mémoires, t. III, p. 273.

phie. C'est runion de l'Espagne, de l'Allemagne et des Pays-Bas, sous le sceptre de Charles- Quint et Philippe II, qui a fait, au xvi^ siècle, les revers et les périls de la France. C'est, au xvn^ siècle, la gloire de la politique française, personnifiée dans Richelieu , Mazarin et Louis XIV, d'avoir brisé le cercle ennemi dont la France était entourée et d'avoir enlevé l'Espagne à la prépondérance allemande, en plaçant sur son trône, selon son vœu, un prince de la maison de Bourbon. A ce grand fait la France a dû, pendant le xvni^ siècle, tantôt la paix européenne, tantôt le concours actif de l'Espagne... et pour avoir aliéné l'Espagne de la France, Napoléon a trouvé, au delà des Pyrénées, un péril permanent et Tune des principales causes de ses reversa » Victor de Broglie met en relief l'intérêt diplomatique : (( Si l'action, l'influence de l'Espagne, ne s'exerce pas de concert avec la nôtre, instinctivement Madrid deviendra le centre de toutes les intrigues, le point d'appui de toutes les attaques dirigées contre notre puissance et notre grandeur. Le premier soin de quiconque sera seulement jaloux de la prospérité et de la grandeur de la France, ce sera de nous créer des difficultés de l'autre côté des Pyrénées, de diviser ainsi notre attention et nos forces, de nous mettre, en quelque sorte, un boulet au pied'. » Thiers insiste sur les considérations stratégi-

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