‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirsChapitre 132 sur 260 · TAN. INTERVENTION DE LA RUSSIE. TRAITÉ · texte numérisé non relu

TAN. INTERVENTION DE LA RUSSIE. TRAITÉ

d'uNIKIAR-SKELESSI. STRATFORD-CANNING RE- FUSÉ PAR NICOLAS.

La passion que Palmerston, toujours tout entier à une seule affaire, dépensait dans sa compétition espagnole, lui permit à peine de s'apercevoir de ce qui se passait dans cet Orient sur lequel le Foreîgn 0/)?c^ veille habituellement avec tant de sollicitude. Les événements qui s'y déroulaient étaient cependant très importants. Méhémet-Ali, irrité de n'avoir pas obtenu du sultan la Syrie pour prix de sa coopération contre l'insurrection hellénique, avait lancé son fils Ibrahim en Syrie et en Anatolie. Le sultan, battu à Konieh (21 décembre 1832), menacé dans Constantinople, en dépit des conseils du cabinet français, avait sollicité et obtenu le secours de l'empereur Nicolas. La flotte russe vint jeter l'ancre dans le Bosphore; cinq mille hommes débarquèrent sur le rivage asiatique* f( Il ne s'agit pas d'une intervention contestable, avaient répondu les Russes à nos objections, le sultan a sollicité des secours, le Tsar les lui a envoyés avec la ferme résolution de les retirer aussitôt qu'on lui en témoignerait le désir; il s'agit donc de l'assistance à un allié, non d'une intervention. »

Le cabinet français, quoique très animé contre

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