‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirsChapitre 154 sur 260 · Mémoires, t. VIII, p. 135 et sq · texte numérisé non relu

Mémoires, t. VIII, p. 135 et sq

Aberdeen, alors au Foreign Office, fut moins négatif : il admit le mariage Montpensier, ou plutôt il consentit à ne pas le contrecarrer, pourvu qu'il ne se conclût que lorsque la reine serait mariée et aurait des enfants. Cela fut convenu entre la reine Victoria, le roi Louis-Philippe, Guizot et Aberdeen pendant la visite à Eu, sous cette réserve « que si le mariage, soit de la reine, soit de l'infante, avec le prince Léopold de Cobourg ou avec tout autre prince étranger aux descendants de Philippe V devenait probable et imminent, nous serions dans ce cas affranchis de tout engagement et libres d'agir immédiatement pour parer le coup en demandant la main soit de la reine, soit de l'infante pour M°' le duc de Montpensier*. »

On marcha sans encombre sur ces errements tant qu'Aberdeen resta en fonctions. Bulwer ayant donné son aveu, sinon son concours à une démarche de la reine Christine auprès de Cobourg, fut blâmé sérieusement. Cette entente se rompit dès que Palmerston reprit la direction du Foreign Office, dans le ministère John Russell (o juillet 1846).

Étant de ceux qui ne renoncent pas à leurs idées, il se mit immédiatement en travail pour les faire prévaloir. Le plan qu'il adopta fut très résolu : retirer le consentement conditionnel accordé à Eu par la reine et Aberdeen au mariage Montpensier; déclarer que le mariage d'un

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