‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirsChapitre 217 sur 260 · THIERS · texte numérisé non relu

THIERS

compromis la précieuse alliance et ouvert des chances redoutables de guerre.

Tlîiers dépasse toutes les bornes. S'il existait un homme envers lequel il eût du se montrer réservé, c'était Palmerston qui avait infligé à lui personnellement et à la France une cruelle avanie. Il le recherche, il se concerte avec lui contre Louis-Philippe. Son intermédiaire est un accort Italien, Panizzi, bibliothécaire du British Muséum, puis plus tard Normanby, l'ambassadeur anglais à Paris. « Je n'ai jamais écrit de ma vie à lord Palmerston, et il ne m'a jamais écrit, » a dit Thiers. Sans doute, mais il écrivait à Panizzi pour que Palmerston lût ses lettres et pour que par cet intermédiaire il reçût des réponses. « Voyez, écrit-il à Panizzi (26 octobre 1846), lord Palmerston, puisque vous êtes lié avec lui ; dites-lui de vous communiquer à vous et pour moi la vérité pure. » — A quoi Panizzi répond : <( A présent que j'ai tenu parole et que j'ai fait ce que vous m'avez demandé, tenez la vôtre de votre côté et écrivez-moi une lettre, mais tout de suite, afin que je puisse faire connaître à vos amis ici, au moment de la réunion du Parlement, la marche que vous et vos amis comptez suivre. C'est en répondant franchement à la confiance dont on vous donne des preuves si fortes, que vous en inspirerez davantage (14 janvier 1847) '. »

Après quoi, sur un simple exposé du ministre

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