Alord Minto, 11 novembre
4o6 L'EMPIRE LIBERAL.
constitutions libérales, en déclarant tout haut (( que le gouvernement de Sa Majesté ne verrait pas avec indifférence une agression de rAutriche contre les princes réformateurs ».
En Suisse, il consentit à se prêter à une tentative de médiation entre les belligérants, afin de conjurer la guerre civile, à la condition expresse toutefois, qu'en cas de refus, on n'en viendrait pas à une coercition matérielle. Le Sunderbund vaincu et dissous, pendant que se poursuivaient les négociations, il refusa d'entrer dans une conférence tendant à empêcher les Suisses de modifier librement leur constitution fédérale, ce qui, selon lui, était leur droit indiscutable. A quoi bon une conférence, alors qu'il n'y a plus à conférer sur rien?
vi 3. — GUIZOT ADOPTE EN PRINCIPE l'aLLL\NGE AUTRICniENNE ET EN FAIT SE CONDUIT PRESQUE TOUJOURS COMME PALMERSTON.
Si Talliance autrichienne eût été réalisable, Guizot n'aurait pas hésité entre le système de Metternich son allié et celui de Palmerston son adversaire, il eût choisi le premier et rejeté le second. Or quelle fut sa politique?
Les Italiens, Metternich l'avait très bien compris, n'attachaient aucune importance aux réformes intérieures, si ce n'est comme mo}en d accomplir ce qu'ils désiraient uniquement: l'affranchissement national. Les uns espéraient