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A CELUI DES NATIONALITÉS

« Le patriotisme du Français, a dit Henri Heine, consiste en ceci que son cœur s'échauffe, qu'il s'étend, qu'il s'élargit, qu'il enferme dans son amour non pas seulement ses plus proches, mais toute la France, tout le pays de la civilisation; le patriotisme de rAllemand au contraire consiste en ce que son cœur se rétrécit, comme le cuir par la gelée, qu'il cesse d'être un citoyen du monde, un Européen, pour n'être plus qu'un étroit Allemand -. »

Cette observation se vérifia après 1848.

Pendant que le principe des nationalités était promulgué à Paris, l'Allemagne libérale et révolutionnaire, qui nous devait d'avoir la parole, envoyait à la République un représentant et daignait même, par l'organe du président de l'assemblée de Francfort, Schmerling, reconnaître a ce qu'elle devait à ce peuple magnanime ». Toutefois elle ne signait pas le pacte

1. Respect aux nationalités, écrivait Carnot, ministre de l'Instruction publique, à un professeur d'Heidelberg : « Notre peuple tend une main fraternelle aux autres peuples, et l'Allemagne si éclairée, si pénétrée des sentiments de justice et de liberté, ne lui refusera pas la sienne ! » ^

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