Discours du 9 avril
plus proposé d'arrondir nos frontières ; le peuple demandait seulement et avec colère que^ défendant par les armes, au profit des faibles, le principe d'intervention, nos soldats fussent envoyés sur la Vistule pour soutenir la révolte polonaise, et au delà des Alpes pour donner la main aux insurrections italiennes. Le principe d'intervention ne devait pas être une règle égoïste à notre profit; on devait en faire une protection active placée entre le faible et son oppresseur; nous devions considérer comme une hostilité directe contre nous toute intervention étrangère contre un pays de TEurope, où qu'il soit placé, voulant recouvrer ses droits ^
v^ 3. COMMENT LOUIS-PHILIPPE RÉALISE
LES DÉSIRS DE l'oPLNION PUBLIQUE
Louis-Philippe ne forma pas un projet d'extension des frontières vers le Rhin ou les Alpes que l'opinion ne lui demandait pas. Il ne s'engagea pas non plus dans une politique de propagande, quoique l'opinion le lui demandât.
La seule Révolution qu'il consentit à favoriser fut celle de Relgique. « Est-il vrai, dit Mole à M. de Werther, Tenvoyé prussien, que vous ayez un corps d'armée réuni sur la frontière hollandaise et que vous ayez l'intention d'intervenir dans les affaires de la Relgique? — Oui,