‹ L'Empire MexicainChapitre 1 sur 127 · INDICATION DES SOURCES · texte numérisé non relu

INDICATION DES SOURCES

Nous n’avions pas la pensée, en commençant le présent travail, de le livrer à l’impression. Quelques amis, confidents de nos lectures et de nos études, nous ayant engagé à en faire connaître les résultats au public en un moment où le Mexique fixe particulièrement son attenlion, nous croyons devoir céder à leur invitation, et présenter ici, réuni en un seul faisceau, ce que nous avons trouvé répandu dans un très-grand nombre de volumes.

Plusieurs puissantes nations, formant des royaumes différents d’étendue, existaient dans l’Amérique centrale pendant les siècles qui ont précédé la conquête du nouveau monde. Dans cet ouvrage, nous nous occuperons spécialement de l’empire de l’Analiuac, ou du Mexique proprement dit. C’est celui sur lequel on possède les documents les plus nombreux, les plus intéressants et les plus autlientiques; c’est celui dont la conquête forme l’épisode le plus saillant de

AYAXÏ-PROPOS

l’histoire américaine, et dont la chute entraîna celle de tous les autres États du continent central.

Toutefois, nous nous empressons de reconnaître ([ue les monarchies qui s’étaient constituées dans le Guatemala, dans le ^Michoacan, le A^ucatan, etc., et qui subirent le joug espagnol peu après la chute de Mexico, pourraient être le sujet d’études également intéressantes. Une civilisation, que plusieurs écrivains estiment supérieure à celle de l’Anahuac, y existait. A défaut du témoignage des historiens, de nombreux vestiges matériels suffiraient pour prouver que cette civilisation, aujourd’hui éteinte, était, sous certains rapports, trèsavancée chez les Quichés, les Cakchiquèles , les Zugutèles, les Mayas, etc. Les immenses débris du somptueux patais d’Utatlan, situé au milieu d’une magnifique capitale également ruinée aujourd’hui, et qui était assez vaste pour fournir à son prince soixante-douze mille soldats lorsqu’il marcha contre les Espagnols, le vaste palais de Copan et la caverne qui l’avoisine , les forteresses de Parraxquin, de Chalistan, d’Uspantlan, de Socolco, etc., les anciennes villes de Palenqué, de Tupanguatemala, de Mixco, de-Xelahuh, de Chimé(|uèna, d’Atitlan et tant d’autres, les nombreux et somptueux débris qui couvrent l’Amérique centrale, suffisent pour prouver que les arts et les sciences devaient avoir atteint parmi ces peuples un immense développement.

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