DÉBUT
L'affection peut débuter soit brusquement par des phénomènes généraux : céphalée, fièvre, vomissements accompagnés d'emblée de somnolence, soit peu à peu par des prodromes qui font penser à une maladie infectieuse caractérisée: grippe, affection gastro-intestinale, oreillons. | PR
Dans ces cas, avec de la céphalée et de la fièvre, des vertiges, on note des troubles digestifs : anorexie, vomisséments, constipation, pesanteur d'estomac; des signes de trachéo-bronchite, qui peuvent durer deux ou trois semaines. | |
La somnolence débute ensuite progressivement, elle est caractérisque ; le malade ne dort pas encore, il est abattu, asthénique, ralenti dans ses opérations psychiques et motrices. Dans le cas observé par le D' Marga-
L/\AQ Lee rot, cette inertie fut suffisante pour entraîner, dès le début, l'évacuation du malade sur un centre de psychiatrie. |
Cette somnolence a comme caractéristique qu’elle est involontaire : elle répond bien ainsi à la définition de Salmon : c’est un sommeil pathologique par « manque de désir ». Quand on interroge le malade, il met un certain temps à répondre, ses réponses sont brèves, souvent monosyllabiques, mais adéquates. Il semble
que l’on cause avec un individu mal éveillé, dont l’idéa-
tion est encore obscure. Déjà les paupières s'ouvrent
avec peine, et le malade présente cet aspect endormi.
qu'ont parfois certains paralytiques généraux à la première période, ou certains déments précoces. | Il existe de légers troubles visuels qui marquent le débat des phénomènes paralytiques oculaires.
Le malade se lève encore, mais a tendance à rester couché, et retombe dans son apathie dès qu'on Île laisse tranquille!