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DE L AZOTE

Préparation du gaz azote. — Nous donnerons trois méthode pour la préparation de l'azote :

\o Sur un fourneau F (fig. 4). on place un ballon B contenant les matières nécessaires à la production du chlore, c'est-à-dire du Inoxyde de manganèse et de l'acide chlorhvdrique. Ce dernier corps est formé de chlore et d'hydrogène et il rougit la teinture de tournesol à la manière des acides ordinaires. On dit que c'est un hydracide, cl en général on donne ce nom d'hydracide à tout corps formé par la combinaison de l'hydrogène avec un autre corps simple et possédant la prepriëlé de rougir la teinture bleue de tournesol. A peine a-t-on chauffé le ballon B, qu'il s'en dégage un gaz d'une couleur jaune verdâtre, et qui est le chlore. Ce gaz, à mesure qu'il se produit, se rend dans un flacon F' rempli à moitié d'une dissolution de gaz ammoniaque dans l'eau. L'ammoniaque est d'azote et d'hydrogène, et ollo devrait

s'appeler, d'après les règles do la nomenclature chimique, azotnrt d'hydrogène. Dès que le chlore se trouve en contact avec l'ammoniaque, voici ce qui se passe : L'ammoniaque se partage en deux parties dont l'une demeure intacte, Pldont l'autre se dédouUe en ses deux éléments, l'azote et l'hydrogène . Le chlore qui arrive dans le flacon F' s'empare de, cet hydrogène pour former avec lui de l'acide chlorhydrique lequel, à peine constitue', s'unit a l'ammoniaque peur donner du chlorhydrate d'ammoniaque qui reste dans le flacon. L'azote devenu libre &o dégage et est recueilli dans une éprouvette placée sur la cuvo à eau. On obtient par ce procédé du gaz azote très-pur. Dans le cours de la préparation qui vient d'être exposée, il ne faut pas négliger une précaution tout à fait indispensable. Elle consiste à faire en sorte qu'il y ait toujours dans le flacon F' une quantité excédante d'ammoniaque. Si, par malheur, on continuait le dégagement du chlore après que toute l'ammoniaque se serait combinée avec l'acide chlorhydrique pour produire du chlorhydrate d'ammoniaque, lo chlore agirait sur ce dernier sel pour donner naissance à un composé extrêmement dangereux, connu sous le nom de chlorure d'azote. Ce corps est l'un des plus détonnants qui existent. Il se présente sous l'aspect de gouttes huileuses de couleur jaune. Sa découverte codfa plusieurs doigls de la main au chimiste fonçai* Vauquelin qui, malgré un premier accident, n'hésita pas à se livrer une seconde fois avec ardeur à I étude des propriétés de cette combinaison singulière que le moindre frottement, le plus léger contact suffit à faire fulminer.

2° On obtient encore du gaz azote très-pur en portant à l'ébullition un ballon rempli d'une dissolution concentrée d'azolite d'ammoniaque. L'ammoniaque est formée d'uno mesure d'azote et de trois mesures d'hydrogène. A cause de cette corn, position, on la représente en abrégé par Azll3. Toutes les fois qu'elle doit s'unir avec un acide, "olle s'empare au préalable d'une mesure ou équivalent d'eau représentée par HO. Enfin, si nous remarquons que l'acide azoteux formé d'un équivalent d'azote et de trois équivalents d'oxygène a pour formule AzO', il en résultera que l'azotile d'ammoniaque pourra s'écrire : AzHMIO, AzO*. Ce sel renferme donc tout ce qui est nécessaire pour former quatre mesures ou équivalents d'eau et deux équivalents d'azote, et c'est dans ces doux corps qu'il se transforme effectivement à la suite d'une ébullilion suffisamment prolongée. On se rend" compte de celte transformation par l'examen de l'équivalence suivante :

AzHMIO. AzOJ= 4HO - 3» Ainsi que nous |e verrons

zAz.

ment,

l'air atmosphérique est essentiellement formé d'un mélange d azote et d'oxygène. Si l'on pouvait en éliminer ce dernier gaz, il no resterait que de l'azote à peu près pur. C'est à quoi l'on parvient de la manière suhante; Sur la surface de l'eau d'une cuve on met un large bouchon de liège supportant une capsule de porcelaine dans laquelle on a placé un petit morceau do phosphore. Après avoir enflammé ce phosphore avec une allumette, on recouvre immédiatement la capsuled'unegrande cloche de verre que l'on enfonce de quelques centimètres dans l'eau. Far ce procédé, on emprisonne duns la cloche une certaine quantité d'air. tVest aux dépens de l'oxygène contenu dans cet air que se produit la combustion du phosphore. En brûlant, ce métalloïde s'empare de l'oxygène pour former avec lui une poussière blanche qui n'est pas autre chose quo de l'acide phosphorique. Cet acide phosphorique, à mesure qu'il prend niiscance, se dissout dans l'eau do la cuvo. A la fin, quand la combustion du phosphore est achevée, l'oxygène a disparu de l'air que contenait la ( loche, et l'eau est montée dans cette cloche au I oint de réduire le gaz qu'elle renfermait aux quatre cinquièmes de son volume primitif. Ces quatre.cinquièines du gaz restant sont de l'azote à jveu près pur.

Propriétés phytiques de l'azote. — L'azote est un corps gazeux, incolore, inodore et insapide. H n'a jamais pu être liquéfié ni par pression ni par refroidissement. Aussi est-il regardé comme un gaz permanent. Sa densité est 0,9743. Elle est, par conséquent, un peu plus faible que celle de l'air. L'azote est très-peu soluble dans l'eau ; car ce liquide n'en dissout que les Î5 millièmes de son \olume. Cela signifie que sous la pression ordinaire de l'atmosphère, un litre d'eau dissout 25 centimètres cub*6 de gaz azote. Une bougie allumée s'éteint dès qu'on la plonge dans une éprouvette remplie d'*zole. Ce gaz est donc impropre à entretenir la combustion des corps. Les animaux fie peuvent pas non plus vivre dans l'azote. Ils y périssent promplement par asphyxie, ('e fait avait tellement frappe les chimistes qui se sont occupée» les premiers de l'étude de ce gaz, que c'est à cause de cette circonstance qu'il» lui imposèrent son nom d'azote, formé des deux mots grecs a, sans, et zoé, vie. C'est là une dénomination vicieuse donnée à l'azote. Car bien d'autres -az jouissent de la propriété d'asphyxier les animaux, sans cependant les empoisonner. On a soin aujourd'hui, quand on découvre un corps nouveau, de lui donner le nom le plus insigniûant possible. De celle manière, il n'y a pas à craindre qu'il ne soit confondu avec quelque autre corps présentant des propriétés analogues aux siennes. Ouekjues chimistes donnent encore à l'azote le

nom de nitrogèno. Le gaz azole avait été d'abord confondu avec l'acide carbonique. Il on fut distingué en 477i par Itutlerford. Sa présence dans l'air atmosphérique fut démontrée trois ans plus tard par Lavoisicr.

Propriétés chimiques. — L'azote n'a pour ainsi direquedescaractères négatifs, et dis qu'un gaz no manifeste aucune des propriétés qui caractérisent les autres fluides aéri formes connus, on peut en conclure avec certitude que c'est de l'azote. L'azote est remarquable par son peu d'affinité pour les autres corps simples. Or, c'est une loi générale en chimie que dès qu'un corps montre peu de tendance à s'unir avec d'autres, il forme avec eux un grand uombre de combinaisons. C'est un fail auquel on ne se serait jamais attendu à priori. En conséquence, l'azote devra s'unir avec les principaux métalloïdes en diverses proportions, pour former avec eux des composés très-nombreux, et il en est réellement ainsi. Par exemple, l'azote forme avec l'oxygène cinq combinaisons définies savoir:

1» le protoxyde d'azote AzO S» le bioxyde d'azote AzO* 3*> l'acide azoteux AzO* 4° l'acide hypoazotique AzO* 5" l'acide azotique AzO'

Les quantités d'oxygène qui entrent dans ces cinq composés et qui se combinent avec le môme poids d'azote, sont entre elles comme les nombres naturels 4.2, 3. 4, 5. Deux de ces cinq combinaisons présentent des propriétés acides; les trois autres «ont indifférentes, c'est-à-dire qu'elles ne jouent ni le rôle d'acides ni celui d'oxydes. Elles ne peuvent, en conséquence, donner naissance à à des sels.

L'azote forme avec, l'hydrogène un composé trèsimportant, c'est le gaz ammoniaque qui contient pour une mesure d'azote trois mesuresd'bydrogène, et que l'on représente par A/H3. On admet, d'après Ampère , quo l'ammoniaque pcuH dan» certaines circonstances, s'unir avec un nouvel équivalent d'hydrogène pour produire >uu nouveau corps AzH* auquel on donne le nom d'ammonium. Ce corps n'a jamais pu être obtenu isolément. Si donc il existe réellement, à peine c-l-il formé , qu'il se combine avec un autre corps simple, et ce n'est même que dans le cas où celle combinaison ultérieure peut avoir linu, qu'on voit l'ammonium se former. L'ammonium jouit de propriétés singulières et excessivement remarquables bien qu'il soit un corps composé , il se comporte, dans toutes les occasions, comme un corps simple. Il a les allures d'un véritable métal. Par sa combinaison avec un équivalent d'oxygène, il donne Heu à une base puissante, Yoxyde d

nium, Azll40. On entend souvent dire que l'ammoniaque est une base; mais celte manière de parler n'est pas tout à fait exacte. L'ammoniaque ne joue le rôle de base que quand elle s'est préalablement unie a un équivalent d'hydrogène pour former de l'ammonium, et qu'en outro cet ammonium lui-même s'est aussitôt combiné avec un équivalent d'oxygène pour constituer de l'oxyde d'ammonium. En résumé, quand on «fit que l'ammoniaque est une base, on sous-cnlend qu'elle se trouve unie à un équivalent d'eau. L'ammoniaque basique s'écrira donc AzIP.HO. Celte formule est au fond équivalente a celle-ci AzIlH). Elles ne diffèrent l'une de l'autre que par la manière d'interpréter le groupement des molécules.

Etat naturel de l'azote. — L'azote, rangé par les chimistes modernes parmi les métalloïdes, est l'un des corps simples les plus répandus dans la nature. Il se dégage quelquefois des fentes du sol dans les phénomènes volcaniques ou dans les tremblements do terre. Il forme en volume les quatre cinquièmes de l'air atmosphérique , et en poids il en constitue les 79 centièmes. Il se trouve, dans ce cas, non pas combiné, mais simplement mélangé avec l'oxygène cl quelques autres gaz. L'azote entre dans la composition de toutes les matières animales, à l'exception des substances grasses; il concourt également à la for mation d'un certain nombre de principe végétaux. Plus rare dans le règne animal, il s'y rencontre néanmoins combiné avec l'oxygène, à l'état d'acide azotique ou nilriquo, lequel se trouve constamment uni à des bases.

VARIÉTÉS

COURS ÉLÉMENTAIRE D'ARCHÉOLOGIE NATIONALE

Nous avons fail connaître dans le dernier arlicla d'archéologie, les caractères distinctifs du cheval bclgue. On sait que c'est un animal symbolique, dans lequel la tèle et le cou sont séparés du tronc. Les figures 8 et en représentent deux variétés. On le retrouve tant sur les uni faces du Nord que sur les monnaies marquées à latéle el au char appartenant a la même région. Il convient maintenant d'entrer dans quelques détails, tant sur la forme des médailles frappées pendant l'âge d'argent que sur les particularités que présentent leurs deux faces. La forme concave, no prolonge pas son existence au delà de la seconde période. Quant à la forme uniface, elle persiste davantage, car on la retrouve non-seulement pendant toute la du-

rée de l'âge d'argent, mais encore pondant toute la période suivante. On connaît aussi des pièces exactement planes des deux côtés et qu'on nesaurait attribuer à une autre époque que celle qui est comprise entre Tan 100 et l'an 100 avant Jésus- Christ . Mais en général ces dernières monnaies sont de la (In de cetto période. Jusqu'à présent, nous ne nous sommes occiq>és qir* des monnaie;: ayant généralement cour» dans les Gaules. .Mais certains cantons possédaient un monnayage tout particulier ; ce qui tenait, sans doute, a l'étal d'isolement dans lequel vivaient leurs habitants, qui n'entretenaient pas de relations suivies avec les

pays voisins. Tel est le cas de l'Arniorique. Le

système monétaire de cette province différait de I cipules différences qu'il y ail Heu de sigr» celui de toutes le» autres. Très-probablement, les empreintes dont est recouverte la convc

touffes papillotées, ainsi qu'on le voit sur In de la figure 10. Chez les Volks Tectosags, la coiffure est piquée el surchargée de nœud* for-rntîs par des boucles assez semblables, pour la ffo«-r«c, aux larmes que l'on dessine aujourd'hui sur les monuments funéraires. En même temps les cheveux sont encadrés d'une bordure formée de- parties tout à fait semblabhs à la leitre S, dont nous nous servons aujourd'hui dans notre écri t u r-o - Ces sottes d'S sont conltguës les unes aux. autres. Chez les Eteignes, nouvelle variation du coi r* *io la téte. Celle-ci fsl constamment lauréo et ornée d'une bandelette qui, parlanl des oreilles, ev**5tend jusqu'au >ommet du crâne. ^Telles sont le»» f>rin-

1er sur i t«5 des

r usage de la monnaie y était demeuré inconnu pendant tout le temps de l'âge d'or, et ce n'est que pendant la période suivante que ce mo\en do faciliter les échanges pénétra chez les Armoricains. Ils commencèrent par imiter ce qui s'était fait antérieurement chez leurs frères des autres parties de la Gaule : seulement, ils n'employèrent pas les mêmes métaux. Le coin spécialement réservé pour l'or dans les autres cantons de la Gaule fut appliqué en Armoriquo, presque toujours au potin, alliage d'élain et de cuivre el quelqtiefois.à l'argent. l.cs médailles frappées en Armorique avec ces deux métaux, sont toujours du plus pratuJ module, surtout au commencement de ta seconde iiériode. En même temps, les pièces en potin présentent une convexité et une concavité bien accu sées Avec le temps, le diamètre de ces pièces, ainsi quo celui de la monnaie d'argent, alla toujours en diminuant. Il finit par s'amoindrir à un tel point qu'il ne resta plus assez de place pour l'empreinte. Celle-ci devint méconnaissable, tant elle avait été tronquée sur toute sa circonférence. Quand les Gaulois commencèrent à faire usage de la monnaie, ils copièrent, comme nous l'avons vu, les médailles macédoniennes, et les premières tètes qui ornent la convexité de leurs plus anciennes pièces, sont pourvues d'une barbe qui révèle un type étranger. Mais bientôt la tôle de. ienl exclusivement gauloise. Elle est alors imberbe et juvénile, ordinairement tournée à droite. Si, par extraordinaire, on voit sur certaines médailles des tétes qui regardent vers la gauche, celle particularité ne saurait être attribuée qu'à une erreur de l'artiste. Sur les premières télés d'importation étrangère, la coiffure esl parfaitement symétrique el laurée. Celle disposiiion persiste encore as?cz longtemps après que 'a monnaie est devenue nationale, et ce n'est quo sur le potin armoricain que commence à apparaître la chevelure gauloise, partagée en deux ou trois rangs de nattes. Au centre

gee en ueu* wu »ois uugs ijp naiics- »~*~ — — ■ . fréta à

de la Celtique, la chevelure présente de grosses gauloise relevée enferme uec « » sa parvi^

médailles pendant la seconde période. Quant à leur concavité, elle est ornée, comme l'o** sait, tantôt d'un cheval conduit par son cavalier-, tantôt d'un bige ou char attelé de deux chevaux. Lo cheval dirigé par un cavalier se voit d* o«-«â i nairo >ur l'argent; rarement le trouve-t-on dans l'altitude d'un coursier qui galope. Lo plus souvent il semble n'aller qu'au trot. Le coin du char i>rosonle trois sortes de chevaux : la première consst i luo une raco de chevaux naturels et les deux au t res ne comptent quo des chovaux symboliques. Représenté à l'état naturel, le cheval gaulois* est »velte léger dans toutes ses parties, à l'exception pourtant do la téte qui est pesante et oreilla rdo. fels sont les caractères du cheval biturig, que» l'on re présente toujours en course. Il existe, com in0 noua t'avons dit, deux espèces de chevaux sym bol i ques La première se distingue par la dislooa ci ç»t, ^ toutes les parties du corps. Elle est recori », j stable a sa gorge fourchue, sans crinière; la t«ÎL« y est surmontée de doux oreilles dressées semblables à des cornes. Cette esquisse rappelle éïidemmon t Je

cheval beliue. La seconde espèce symbolit, ■ irt .

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