‹ L'encyclopédie des écoles, journal de l'enseignement primaire et professionnelChapitre 59 sur 270 · DU NOMBRE · texte numérisé non relu

DU NOMBRE

Le nombre est la propriété que possèdent les substantifs communs do pouvoir représenter, par un léger changement de forme, un seul ou plusieurs individus de l'espèce qu'ils rappellent à l'esprit. Il y a dans la lanpruo française deux nombres: le tintjiiher et lé pluriel.

On dit qu'un nom commun est au singulier quand il ne désigne qu'un seul des individus appartenant à l'espèce qu'il représente. Ex.: m» chien, un âne, m éléphant.

On dit qu'un nom commun est au pluriel quand il désigna plusieurs individus appartenant a l'espèce qu'il représente. Ev. : de» chiens, des âne*, des élèfdiantr.

Disons en passant qu'il existe des langues possédant plus de deux nombres ; par exemple, omre le singulier et le pluriel, la langue grecque, la langue sanscrite, la langue hébraïque, etc., ont un troisième nombre appelé duel. Dans ces langues, on dit qu'un nom commun est au duel quand il désigne deux individus appartenant à l'espèce qu'il représente.

Dans les langues pourvues d'un duel, on rendrait par un seul mot chacune de ces expressions : deux chiens, tleux mies, deux éléphants.

Il y a des idiomes où certaines formes do pluriel indiquent un grand nombre d'individus, et d'antres en indiquent un petit nombre.

Le* noms abstraits sont susceptibles de prendre les deux nombres, les qualités ou les actions qu ils expriment pouvant être considérées comme réunies ou comme séparées. Par exemple, le mol vertu peut très-bien ne rappeler a l'esprit qu'une seule qualité louable du co?ur, ou bien dé-| signer un nombre plu» ou moins grand de ces! qualités, Il rétulto de là qu'on peut dire égale- 1

ment une vertu, quelques vertus, plusieurs m in*, lotîtes les yertf* . < j» » ■

Le nom propre ne fervaqt qu'à distinguer un homqjf «les autreâ, hpjnrues, un* chose des autres choses, ne pàjt *tr» susflfeptible ofe prendre le phiriel.

Si l'on trouve de* exemples où le nom propre soit employé au pluriel comme le nom appellatif, c'est, ou parce, que ce nom n'est plus considéré comme le nom propre de' l'individu, mais comme celui d'une classe d'individus ; ou bien parce que ce nom est employé à la place d'un nom commun, à l'effet do désigner des individus semblables à . ceux dont on emploie le nom propre. Quand on dit les Chars, les Bourbons, les Stuarts, les Valais, c'est par la même raison que ceWe qoi fait dire : les Français, les Anglais, les Provençaux, etc. Chacun des noms Ccsar, Bourbon, etc., u 'est plus le nom propre d'un individu: il est de» venu celui d'une classe d'individus.

Bien que les noms communs ou appellatifs soient susceptibles en général d'avoir les deux nombres, le singulier cl le pluriel, cependant il en est beaucoup parmi eux qui ne peuvent être emptcyéa qu'au singulier, et beaucoup d'aulres qui ne sont usités qu'au pluriel.

Les substantif) qui ne peuvent élre employés qu'au singulier «ont : «o les noms dm corps simples, métalloïdes ou mélanv, considérés on eux-mêmes. Es. : oxygène, pkospliarc, carbone, or, argent, cuivre, iwc, plomb, ètain, etc.; t<>les noms dos substances aromatiques. Ex. : le baume, la myrrhe, le benjoin, l'encens, le castormm. le musc, etc. ; 3° certains noms dq vertus et de vices,, et quelque* autres propres a peindre différents états moraux ou physiques de l'homme. Ex.: radoléscenre. la chasteté, le coucher, la décence, renfonce, la jeunesse, le martyre, (odorat, le tottektr, eJLç. ; 4° certains adjoctife pris substantivement. Ex. : le be<m, futile, l'honnête, le vrai, le faux, etc.

Les principaux substantifs qui ne peuvent jamais être employés au singulier sont les suivants : affres, aguets, alentours, annales, armoiries, arrérages, besicles, broussailles, broutilles, catacombes, confins, décombres, dépens, dplè faces, enf/raUles, èjH>usailles, fiançailles, fonts baptismaux , frais (dans le sens de dépense), funérailles, bardes, tnànes, matériaux, matines, vururs, mouchettes, nippts, wmes, uitsetjues, pwi eues, ptcni s, pt émîtes,

ténèbres, vêpres, vivres, etc.

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PREMIERS EXERCICES DE STYLE

ronnir.E.

COVJIRXT r.Alt<;AT*TUA EMPLOYAIT SON TKJIPS LORSQU'IL PLEUVAIT.

S'il venait à pleuvoir, ou si le temps était mauvais, Gargantua s'occupait comme do coutume jusqu'au moment du dîner; seulement il se faisait allumer go bon feu aûn do corriger l'insalubrité de l'air. Mais, après dinar, au lieu dos exercices habituel*, ils restaient a la maison, et, par manière de (}élassemeo.t, s'amusaient à bollelor du foin, à fendre et à scier du bois, et à battre des gerbes dans la grange. Knsuita U* étudiaient la peinture et la sculpture, ou bien remettaient en usage l'ancien jeu des osselets, sur lequel Léonicus a écrit, et auquel s'adonne volontiors notre bon ami Lascaris.

Tout en jouant, ils récitaient les passages des auteurs anciens qui ont fait mention de ce jeu ou en ont tiré quelque métaphore. De morne, ils allaient voir la manière d'extraire les métaux ou de fondre l'artillerie ; ils visitaient les lapidaires, les orfèvres cl les tailleurs de pierre*, ^ichimisles, monnayeurSj passementiers, fabricant* de rubans ou de velours, uorlorgers, miroitiers, imprimeur*, organistes, teinturiers, et autres ouvrier* analogue* recevaient également leur visite. Partout ils offraient du vin. Il* s'attachaient à apprendre et à considérer les métiers, tant dans leurs divers procédés quo dans la manière do le* exercer.

lis allaient entendre le* cour» publics, actes solennels, répétitions, déclamations, plaidoyers do messieurs le* avocats, ainsi que les sermons des prédicateurs.

Gargantua se rendais dans les salles et les endroits desjinés.à, l'escrime; là, il s'essayait de tous bêlons contre les maîtres, leur montrant clair comme je, jour qu'i| en. savait autant qu'eux, et joeme davantage.

Au, tie,u d'herboriser, il* visitaient les boutiques p>s droguâtes, uerljoristes et apothicaires, examio^ot ^i^cc i*oiQ les fi uii^i r«^cmçs> i^\Hllc3%. ^ocpm^âi semence*, graisses rare*, et apprenant aussi comment Qo hs fab>iûait. 11 allait voir le* bateleurs, ascamo leurs, et marchand* d'orv iétan ; il considérait leurs gestes, leurs ruses, leurs soubresauts, f>t écoulait leur; beau parler. 11 s'arrêtait surtout devant ceux de Chatuiy, en Picardie ; car, do leur nature, ils spot grands jascurs et bons à conter toutes sorte* de balivernes.

Il» rentraient ensuite pour le spuper. ; nwi* Us

mangeaient plus sobrement que les autres jours, ne prenant que des \iandcs sèches et lourdes; par là, ils remuaient à l'insalubrité «le l'air qui' se communique au corps par le contact, et ils se garantissaient des incommodités qu'aurait pu amener l'interruption de9 exercices auquel* ils étaient accoutumés.

Telles furent l'éducation de Gargantua, et ses occupations de chaque jour. Il profitait de ces levons autant que peut le f.iire un jeune homme de son âge et de son bop sens. An commencement, il eut beaucoup de peine à se livrer à tou9 ces exercices; néanmoins, pnr la suite, il les trouva faciles et agréables au point qu'on eût plutôt dit un pa<se-lemps de roi que l'étude d'un écolier. Toutefois, Panocrate, ne voulant pas que son élève eut toujours l'esprit tendu, choisissait tous les mois une jouruoo où le temps était bien clair et serein ; alors ils sortaient le matin de la ville, et s'acheminaient vers Gentilly, Boulogne, Mont rouge, le pont de Charenton. Vanve* ou Saiot-Cloud, Ils y passaient toute la journée, faisant aussi bootro chère qu'il était possible. Ils plaisantaient, s'amusaient et buvaient tout ensemble. En oulre, ils jouaient, chantaient, dansaient, se roulaient dans quelque belle prairie, dénichaient des passereanx, prenaient des cailles et pochaient des grenouilles et des écrevisses.

Mais, s'ils passaient cette journée sans livre* et sans faire de lecture, cependant il* en retiraient quelque profit. Car, dans cetto belle prairie, ils récitaient par caïur quelque* ver* agréables tirés des poème* que Virgile, Hésiode et Politien ont composes sur l'agriculture. Ils citaient en latin quelques plaisantes épigrammes, puis les traduisaient en français sous forme de rondeaux et de ballades. Tout en festinanl ainsi, il* prenaient un gobelet de liei re et séparaient l'oau du vin avec, lequel ils l'avaient mWc, ainsi que Pline ét Calon nous l'enseigncut. fis faisaient rafraîchir lo vin dans un bassin plein d'eau, puis l'en retiraient avec un entonnoir; ils transvasaient l'eau d'un verro dans un autre, et bâtissaient mille petites machines automatiques, c'est-à dire se mouvant

d'elles-mêmes.

Hxovioif jeune.

vers a

L», d'un rhomiu publie c><t ta »cHie mouvante; <"<-<t |c IttEuf matinal <|iii suit le tac tranchant , CV»l le li-T cavalier qui, attirait en marchant, bu cour- icr, dont ta main attantlonnaU l'aUiir*, A l'atpvil d'un |>»*» ni ii'lore l'uicului»1 ; Cttl U p«'ti>n modeste, un triton K la main, A qui la renrie abrefe le c**«fu;

il M

l.'KNCVCI.OPKDIK DF.S Kf.OLES

C'est le p»» grave el lent du la ri» he foi rnière i C'est le pas leste et vif de U jeune laitière, Qui, l'habit retroussé, le corp* droit, «a trottant, Soi» vaae en équilibre, et chemine en chantant; C'eut le lourd chariot , duftt la marche bruyante Fait crier le pavé tout m charge pesante ; Le char léger du fat qui vole en un instant De IVnnul qui le chasse à l'ennui qui l'attend. Heuardei ce moulin, où tombent eu cascades Sur Tarbre da Cérts les ombre» de* Naïades ; Tandis qu'au gré d'Eole, un Du tes

Plu» loin, c'est on vieui bourg que de* boit environnent ; La, de leur» long* ercneeuT Ici citet se couronnent. Et le clocher, ou plane un coq audacieus, t.'eurl en lomim! aigu se pe nlrr dans le* cicui.

Plut heurtai si de loin commande au paysage Quelque temple fament, monument du vieil âge, Dont Ici roytlet tourt te prolongent dam l'air; Royanmonl, Saint-Denis, ou le vieui Wettuiknttcr, Ou donc eut confondus Je guerrier, le poêle, Let grindt hommes d'ËUl, rtChalem a leur tété, L'éloquent Westminster, ou tout parle à IVrguril Df grandeur, de néant, el de gloire, el de deuil. Oublierai -je ce fleuve, et art bordt el tes lits? Et, ti la vatle mer «

lointains qui valent tur Ici ftolt?

ONke! heureux séjour, monttgnet renommée*, De lavande, de thym, de citron parfumée*; Que de foi* sous le* plants d'oliviers toujours vert*, Dont la pâleur s'unit au sombre asur de» mer*, J'égarai met regards sur ce théâtre immense '. Combien jejouittale! toit que l'onde en silence Mollement balancée, el roulant sana churts, D'une frange d'écume allât ceindre ses bord»; Soit que ton veite sein te gonflai de colère; J'aimais a voir le flot, d'abord ride légère. De loin blanchir, s'enfler, t'alungcr el marcher, Bondir tout écumant de rocher en rocher, TaotM se déployer comme un serpent «Mille, Tantôt, tel qu'un tonnerre, avec un bruit horrible, Précipiter >a niasse, cl «le ses lourhilloiis Dans les rocs caverneux englouilr les bouillons; Ce isouvenicol, ce bruit, cette mer turbulente, Houlaot, montant, tombant an montagne écornante, Enivraient mon eae.nl, mon oreille, met yeui; Et;ie soir me trouvait immobile en cet lient.

(Dcxillr, It» Jariinê.)

Chatam, célèbre homme d'État anglais.

JVtef, ville située sur les bords de la Méditerranée, et remarquable par la donceur de son climat.

Hauvion jeune.

EXPLICATION DE QUELQUES MOTS

Arbre de Cèrès, par ces mots, le poêle entend l'arbre tournant d'un moulin à eau, Cérès étant la déesse de l'agriculture.

Natade», nymphes des eaux.

EoU, dieu des vents.

Royaumont, village du département de Seinee\-Oi*e, où se trouvait une abbaye de l'ordre de Cltcaux, fondée en 4*27 par saint Louis.

Snint-T)mi*, ville du département de la Seine ; ancien lieu de sépulttin* des rui> de France.

WetlmiaMer, abbaye près de Londres, où sont couronnés les rois d'Angleterre.

GÉOGRAPHIE ÉLÉMENTAIRE

Lacs dv reniant de la Baltique. — Les principaux lacs du versant de la mer Baltique sont : 4° le lac lien, d'où sort la rivière de même nom, pii se jette dans le golfe de Bothnie à Uléaborg; t° le lac Pielit; 3° le lac Sàima, dont les bords sont excessivement découpés, et qui renferme plusieurs lies dans son intérieur. Il communique directement avec le golfe de Finlande. Sa partie la plus orientale prend la dénomination de lac Ormèse. 4o Le lac Pajana, situé à l'ouest du lac Sflïma; 6* le lac Ijidoga, le plus grand des lacs de I Europe. Ce lac communique avec le golfe de Finlande par la A>rn, avec le lac Sn'imo par la Wora, avec le lac Onéga par le Strir et avec le lac Umtn par 'o Volkhow. Les eaux du lac Ladoga sont d'une profondeur variable et agitées par de grandes tempêtes qui en rendraient la navigation difficile, si un canal latéral ne la facilitait. Sur ses bords et près de l'embouchure du Volkhow, s'élèvent: 4<> Le Vieux-Ladoga, ville où les chroniques slaves plarent la résidence de Rurich, fondateur de la monarchie russe; 1° le AburraM- Ladoga, fondé en 4701 et situé à 44 kilomètres du Vieux-Ladoga et à 405 de Saint-Pétersbourg. Le Volkhow arrose Novogorod. 6° Le lac Onega, situé au nord-est du lac Ladoga. Sa profondeur moyenne est de 40 à 45 mètres. Ses eaux sont transparentes et nourrissent une grande quantité de poissons ; un canal creusé sur sa rive sud facilite la navigation, qui y est très-difficile. Le Swir sort du lac Onéga et va porter ses eaux dans le lac Ladoga. Il reçoit la Vodla à l'est, la Vitegra au sud, et la Schouick à l'ouest. Ce dernier cours d'eau a son embouchure un peu au nord dè Petrozaicodtk, ville située sur la rive occidentale du lac. 7o Le lac Hmen, appelé autrefois Moîtck et regardé comme sacré chez les anciens Slaves. Ce lac communique avec le lac Ladoga pai le Volkhow. Il reçoit à l'est la Mtta, au sud la Lovât, grossie de la Poda, et à l'ouest la SekeJon. Des tourmentes rendent aussi la navigation de ce lac très-dangereuse. 8°. Le lac Peypotm, nommé par les Russes Tschotnl>koé-Osero. Ce lac communique avec- le golfe de Riga par le FW/w, et avec le golfe de

L'ENCYCLUPKDIE DES JiCOLKS

Finlande par la Xarva. Ses eaux sont poissonneuses ' el fréquemment soulevées par des tempête*. On y voit plusieurs îles, parmi lesquelles nous citerons cello de Porka. Los Russes y remportèrent on 4708 une victoire navale sur les Suédois.

Versant de la mer de Laponie. — La mer de Lapooie creuse sur les côtes de la Laponie Bisse le golfe do Waranger et celui de Tana. Cette mer reçoit la Tana et la Kola.

Cour» de la Tana. — La Tana prend sa source les monts Olonetz, sépare la Norvège de la irrose Tana, el se jette dans le golfe de Tana. Les eaux de cette rivière nourrissent beaucoup do saumons.

Coure de la Kola. — La Kola sort du lac du même nom et se jette dans la mer de Laponie près de Kola, ville qui possède un port de commerce el a des entrepôts pour les fourrures, les poissons salés et fumés.

Laee du versant de la mer de Laponie. — Les principaux lacs du versant de la mer de Laponie sont : |o Le lac Enara. Co lac reçoit au sud l'ivalojocki, rivière qui arrose Enara. Le lac Enara communique avec la mer de Laponie par la Palsyocki ; z<> le lac de Kola, qui reçoit au sud la rivière Touloma.

V mant de la mer Blanche. — La mer Blanche est une mer intérieure ; elle communique avec l'océan Glacial Arctique par un canal, qui s'étend en largeur du cap Sviatoï à l'ouest au cap Kamen à l'est. Cette mer creuse les golfes de Menu, de la Drinoy d'Onega el celui de Kaodalaskala. Les caps qui s'avancent dans la mer Blanche sont : le cap Ortoii, qui forme In pointe sud-est de la Lapooie ; le cap Yoronow, à l'ouest du golfe de Mezen ; elle cap Onega, au nord de la presqu'île qui sépare le golfe de la Dvina de celui d'Onega.

On trouve dans la mer Blanche l'Ile de Marjotetz, au nord du cap Yoronow et les îles Solevelskol, dans le golfe d'Onéga.

La mer Blanche reçoit lo Mtzen, la Dvina et ÏOnèga.

Court du Mezen. — Le Mezen prend sa source dans le gouvernement d'Arkangcl , reçoit à droite la Pièma et la Pesa, el, à gauche, la Vasclika. Il arrose ensuite Tzelogorskala, et se jette dans la mer Blanche, à >ingl-six kilomètres de lu ville do Mezen, petit port situé au confluent du Mezen et de ï'L'ddal, et qui lait un commerce considérable de fourrures, de suif et de poissons.

Cours de la Dvina. — La Dvina est formée par deux rivières, la Soukhond, qui prend naissance non loin do Vologda, et Vloug. Ces deux rivières se réunissent à Yelikoustioug. C'est à partir de celle dernièro ville que le fleuve résultant de la réunion des deux rivières précitées, prend lo nom de Urina du Sord. La D\ ina du Nord reçoit à

droite la Vittchegda, et la [Pinega ; à gauche, la Voga. La Dvina du Nord arrose Krasnobortk, khôlmogori cl Arkangel, où elle se jelle dans le golfe delà Dvina par quatre bras principaux. Lo flux et le reflux de la mer se fait sentir jusqu'à quatrevingt-neuf kilomètres en amont de son embouchure.

Coure de rOnëga. - L'Onéga sort du lac Lateha, coule d'abord vers le nord-est, et ensuite vers le nord-ouest; ce fleuve n'est navigable que par les grandes eaux; il arrose Polchepolskala, et se jette à Onéga, dans le golfe de même nom. Cette dernière ville possède un port de pèche.

VUlee du versant de la mer Blanche. — Les villes principales du versant de la mer Blanche sont : t ° Mezen, à l'embouchure du fleuve de même nom ; 8o Akhangel. en russe Gorod-Aerkhangel (ville du couvent de l'Archange), fondée à la fin du xvi« siècle sur l'emplacement d'un entrepôt que les Anglais établirent en 4553. Cette ville est construite en bois, elle fait un grand commerce de cuirs et de fourrures. Son port, qui est fermé par les glaces [tendant une grande partie de l'année, est le plus considérable de ceux que la Russie possède dans les eaux du nord. Elle a une école de navigation, un gymnase el un comploir de la banque de Saint- Pétersbourg; 3« Onega, sur le fleuve do même nom.

Haitvion aîné.

HISTOIRE DE FRANCE

Lorsque les Gaulois envahirent la Gaule, ils trouvèrent le pa\s couvert de forets où croissaient à l'envi différentes espèces de chênes, l'érable, l'orme, le bouleau, le saule, le hélre, le platane, le buis qui s' élevait à un grande hauteur, l'aune, le pin et le sapin qui couronnaient les sommets des montagnes, et enfin l'if, dont l'ombrage était regardé comme funeste. Los nouveaux arrivant s'établirent au milieu des clairières. Ils élargirent peu à peu l'espace qu'ils occupaient, en abattant avec leurs hache* de pierre ou en brûlant les arbres qui les étreignaient de toutes parts Puis ils cultivèrent le terrain et le fertilisèrent avec la cendre des arbres. Lorsqu'ils furent entièrement maîtres du sol, ils se procurèrent plusieurs variétés «le froment et de seigle. Ils apportèrent tant de soin dans la culture de ces céréales, que la Gaule ne tarda pas à être regardée par les peuples voisins comme un des greniers de l'antiquité, et comme possédant un sol d'une fécondité remarquable.

Les habitants des bords de la Méditerranée cul

LliNUVCLUlM-UiK DKS ECOLES

vivaient avec succès la visite, originaire de l'Arabie Heureuse, et apportée dan.» les Gaules p.nr les Phocéen*; fondateurs de Marseille. Les Gaulois aimaient lo vin ; et les Romains attribuaient leurs migrations en Italie et en Aine au désir qu'ils avaient de se procurer cette liqueur. Cependant plusieurs historiens assurent que le vin élait considéré comme un breuvage malfaisant par h s Belges, habitant* du nord de la Gaule, et par les Gei mains, qui occupaient lo pays d'au delà du Rhin (Allemagne). Ces peuples faisaient usage d'autres boissons lermetitées, telles que l'hydromel et la bière. Mais le vin finit par l'emporter, et la culture de la vigne se développa rapidement dans le» Gaules. Elle s'étendit bientôt jusque sou* un climat où ses fruit» ne souruienl mûrir de iiob jours, et d'où elle a disparu peu à peu. Avant qu'ils se fussent adonnés à la culture (le celte plante, les Gaulois liraient leur vin. du I Italie. Us lo recevaient contenu dans des outres en peau, ou dans des amphores en terre cuite, vases employés par les anciens pour conserver les vins. Mais, l'industrie Gauloise remplaça ces vases, difficiles à manier, par des douves de bois cerclées. C'est là l'origine do nos tonneaux.

Indépendamment des terres cultivées qui donnaient chaque année do riches moisson*, les Gaulois possédaient de gras pâturages où des troupeaux d* bœufs et do moutons paissaient en liberté. Avec la laine des moulons, ils liraient des étoffes qui servaient à les vêtir. Dans le nord de la Gaule, on recouvrait chaque animal d'une peau, afin de conserver plus de blancheur à fa toison. Les Gaulois se nourrissaient principalement de la viande des porcs; aussi, voyait-on ces animaux errer librement dans les forêts. Ils y acquéraient une force et une férocité telle qu'on les redoutait autant que les sangliers. l.os Gaulois savaient si bien en conserver les chairs, en les valant ou en les fumant, et ces préparations plaisaient tant aux Romains, qu'il se tenait chaque année à Rome imo foire où l'on vendait les jambons, lo lard et les saucissons des Gaules.

Les étoffes dont ils se servaient pour confectionner leuift vêlement!*, étaient «le laine ou de lin. Us avaient trouvé l'art de teindre les tissus et imitaient les couleurs les plus précieuses. Mais ils ne savaient pas les fixer, et elles passaient au lavage. L'habillement des hommes consistait en une braie, sorte do paulalon large et flottant; chez les tribus du nord de la Gaule, la braie se serrait au niveau de la taille eL descendait jusqu'à la cheville du pied, où elle s'attachait avec des cordous; étroite chez les peuplades du centre, elle s'arrêtait audessus du pied, ou bien l'enveloppait entièrement ; quelquefois même, elle u'ullait que jusqu'aux genoux. Les Gaulois se couvraient le corps d'une

<orto de b!oti*e appelée taie ou irngut, descendant jusqu'au milieu des cuisses, et faite avec une étoffe de laine à poils ras en été et à longs pdils en hiver. La Mie était ordinairement teinte en rouge; mais, quelquefois aussi elle était ornée du différentes couleurs. Oii y votait oVs fleurs, des dessin» de toutes sortes; des bandes de pourpre, des broderies d'or et d'argent. Par-dessous là saie, les riches poitaicnt une chemise de lin. Us se jetaient sur les épaules un manteau appelé miwotfc, qui letfr couvrait le corps jusqu'au! talons. Les pauvres s'enveloppaient d'une couverture de laine à longs poils, ou d une peau de bête. l>ans certaines provinces, les hommes portaient un manteau court, muni d'un capuchon et désigné sons lo nom de cuculte ou de bardontcMle.

I* vêtement des femmes était une large tunique de laine, serrée autour de la taille et descendant jusqu'aux pieds. Cette tunique était teinte en bleu ou en rouge. Elle était dépourvue de manches dans certaines contrées, tandis que dans d'autres elle en avait de longues cl étroites. Par-dessus cette tunique. lesGauloises portaient sur le devant du corps uii morceau d étoffe, qui est devenu plufe tard le tablier. Les personnes aisées remplaçaient cet ajustement par un manteau de lin aux couleurs variées, s'ugrafani sur l'épaule ou s'ouvrent par devant. On le fixait à l'aide de cordons ou de Unitons. La coiffure des femmes était a peu do chose près ce qu'elle est encore aujourd'hui dans certaines de nos campagnes. Elles séparaient leurs cheveux en deux bandeaux et les rattachaient Cn arriére au moven d'un peigne. Elles s'enveloppaient la tète d'un morceau d'étoffe, comme on peut le voir sur les bas-reliefs ti'uii temple d'Apollon construit à Champlieu (Oise), à l'époque de la domination romaine. Les dames gauloises plaçaient sur leur lèto une coiffe carrée,, ou bien un voile qui descendait seulement jusqu'au front et venait flotter sur les épaules. Pour entretenir la fraîcheur de leur teint, elles avaient recours à une sorte de |Kirfum dans la composition duquel entrait de l'écume do bière; leurs cheveux étaient colorés en rouge avec une pommade qui contenait, entre autres ingrédients, de la graisse de chèvre, des cendres de hêtre et les sucs de diverses plantes. Les Gaulois emprisonnaient quelquefois leurs pieds dans des chaussures de peau ; mais ils préféraient de simples semelles de bois ou de cuir, attachées aux jambes par des courroies. Cependant le plus grand nombre marchait piods nus.

Hawion aîné.

L k.VCVr.t.OPKDlfe uns kcoi.ks

ARITHMÉTIQUE

SOLUTION DES PROBLEMES SI' Il l'addition DUS NOMBRES ENTIERS.

4«- problème.— Rétiodse : i7 francs, prrtolènw: — Réponse : 157 kilomètl-es.

S<' problème. — Réponse : 445 ouvriers.

4» problème. — Répons»» : 470 ans.

■ r,«- problème; - Réponse : B8Î0 frartcs.

Il" problème; -1 Répétas* : .1306* mètres.

7» problème. — Réponse : 3145 pagés.

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