CONCLUSIONS
L'endocardite à pneumobacille de Friedlænder, affec- tion rare, a reçu sa {preuve anatomique et bactériolo- | gique. DATA %
Par son allure clinique, par les caractères des lésions’ observées, elle se rapproche de l’endocardite à streptocoque. Toutefois, quelques manifestations particulières (signes pulmonaires, syndrome hémorragique..….), peuvent être relevées dans la symptomatologie de cette affection. Mais nous pensons qu’elles sont insuffisantes pour affirmer la présence du preumobacille : elles permettent seulement de la soupçonner.
Dans l'impossibilité de faire le diagnostic de cause par les seules ressources de la clinique, on devra recourir aux procédés de laboratoire. Parmi ces derniers, l’hémoculture se révèle comme la méthode de choix : elle sera pratiquée en période fébrile et renouvelée plusieurs fois en cas de résultat négatif.
Tout les cas de septicémie avec endocardite à Pn. F. observés jusqu'ici se sont terminés par la mort.
En l’absence de médication spécifique contre l’infection sanguine parle pneumobacille, on mettra en œuvre les divers moyens usités dans les septico-pyohémies : abcès de fixation, auto-vaccin sensibilisé, métaux col-
loïdaux, sulfate de cuivre ammoniacal... Ces méthodes thérapeutiques se sont montrées inefficaces dans les endocardites ; mais elles ont eu parfois une action heureuse dans les septicémies simples et ont peul-être empêché l’apparition d’une localisation secondaire sur l'endocarde. |
Le Président de la thèse,
M. LETULLE Vu : Le Doyen,
ROGER Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l'Académie de Paris