‹ L'Endoscopie Directe du Larynx, de la Trachée et des Bronches: Technique, Indications et RésultatsChapitre 9 sur 81 · SES · texte numérisé non relu

SES

tions.

B.— L'éclaireur de Kirstein se compose d'une lampe de 16 volts dont les rayons, concentrés par une lentille, se réfléchissent sur un petit miroir éclairé à 45°. Le faisceau lumineux peut être facilement dirigé dans l'axe du tube d'examen: un orifice, pratiqué au centre du miroir, permet à l’œil placé derrière de voir dans l'endoscope; un bandeau frontal fixe l'appareil et permet ainsi de maintenir l'orifice du miroir directement devant l'œil; une articulation spéciale facilite le déplacement du réflecteur dans lous les sens. Cet appareil présente certains avantages, dont le plus important est de donner une intensité lumineuse assez considérable. Il a néanmoins l'inconvénient de s’échauffer rapidement et de brûler au bout de peu de temps la conjonctive et la joue de lPobservateur; de plus, quelques rayons, par le trou du miroir, arrivent sur l'œil qu'ils impressionnent désagréablement. Killian a imaginé pour ses démonstralions de fixer un petit réflecteur de Kirstein à la poignée du tube endoscopique.

C. — L'éclaireur de Guisez est constitué par trois pelites lampes électriques, fixées sur une même plaque dont le centre est percé d'un orifice permettant la vision monoculaire. Chaque ampoule est placée dans un cylindre muni d’une lentille destinée à recueillir les rayons et à les rendre parallèles; on règle la lumière en tournant le

pas-de-vis de la lentille; en outre, chaque tube portelampe est mobile autour d’une charnière: on peut ainsi faire converger les rayons lumineux. L'appareil se fixe sur le front par un bandeau. Pour se la vision monoculaire, Guisez obture l’autre œil à l’aide d'une œillère .

2 Source lumineuse placée à l'extrémité proximale du lube

À: — Panélectroscope de Casper. — Cet instrument fut inventé par Casper pour l’uréthroscopie. Il est essentiellement composé d’un prisme à réflexion totale, placé à l'extrémité d'un cylindre, dans lequel se trouve une petite ampoule électrique. L'appareil-est monté sur un manche qui peut être fixé au tenon de l'endoscope; le prisme projette à angle droit la lumière dans le tube d'examen. Pour permettre la vision, le prisme de Casper n'empiète que sur la moitié de l’oritice du tube. Mais cette perte de place est pourtant très gênante pour lintroduction des instruments. Aussi Von Mickuliez et Gottstein, qui se servirent de l’électroscope de Casper, avaient-ils, pour l'agrandir, disposé un entonnoir à l'orifice externe du tube.

Gottstein présenta, sous le nom d'Universallicht Konzentrator (1), une modification du panélectroscope de Casper. Il appliqua à lendoscopie l'usage de la lampe à trois fils du projecteur de Nernst, qui se trouve aussi dans l’électroscope de Brünings, et 1l la plaça dans un

(1) Gottstein. — Die OEsophagoskopie in ihrer gegenwärligen. Gestalt (Congrès intern. de Berlin, 1911).

Électroscope de Brünings.

FIGAC:

cylindre extensible. Un diaphragme iris et un système de lentille lui permirent d’avoir une lumière bien condensée et de n'envoyer dans le tube que des rayons parallèles.

B. — Panélectroscope de Leiler el Von Hacker. —Un petit miroir placé derrière une petite ampoule électrique située au-dessous de l'axe du regard projette des rayons le plus parallèles possible dans le lube endoscopique. L'éclairage étant assez faible, Kahler modifia plus tard cet électroscope et lui donna un pouvoir lumineux plus considérable.

C. — Electroscope de Brünings. — Cet appareil, « se rapproche à la fois de l’électroscope de Leiter et “ celui de Casper, se compose d'un système optique constitué par une ampoule électrique de 10 volts, par une lentille servant de condensateur de lumière et par un miroir qui réfléchit les rayons et les projette à l'intérieur du tube. Cet appareil est monté à angle droit sur le manche de l’électroscope.

L'ampoule électrique donne une intensité lumineuse satisfaisante parce que la lumière émane de trois filaments métalliques superposés el entrecroisés à 60°. [Ten résulte la formation d’un poirt lumineux central très petit dont l'intensité égale la somme des inlensilés de chaque filament pris séparément.

Pour obtenir un faisceau lumineux à rayons parallèles, Brünings se sert d'une lentille dont la distance, par rapport à l’'ampoule, peut être réglée pour faire commu niquer la source lumineuse et le foyer de la lentille.

Les rayons parallèles sont recueillis sur un petit miroir qui offre une fente qui permet à l'observateur de voir exactement dans la direction des rayons lumineux; on règle l'inclination du miroir par une vis. Le miroir, ainsi

en

chon métallique que l’on peut relever ; on évite ainsi qu Tr: soit souillé quand le malade tousse. Le capuchon este mobile autour de l'axe de l'éclaireur pour obtenir un déplacement latéral du petit miroir. |

L'éclaireur est monté à angle droit sur une poignée qui a l'avantage d'être parallèle à l’'endoscope auquel elle est reliée par une tige porte-tube. Elle est bien en main et

permet d'exécuter un double mouvement : mouvement de

descente destiné à faire progresser le tube dans la pro-

fondeur, et mouvement de rétraction pour le refoulement

autoscopique. Pour faciliter l'introduclionet le maniement des insträments, l'appareil d'éclairage peut être éloigné d'environ 12 centimètres de l'extrémité du tube grâce à une lige prismatique glissant dans le manche; de plus, la poignée peut tourner dans la douille du porte-tube, læ lampe et le porte-miroir se déplacent ainsi à droite et à gauche de l’orifice du tube. Ce mécanisme rend plus aisée l'introduction du tube-mandrin, des bougies, de laspirateur-etle.

3° Source lumineuse placée à l'extrémilé distale du tube

C'est une petite lampe électrique, désignée sous le nom d'épi de blé, que l’on porte à laide d’une-tige jusqu’à

l’orifice inférieur de l’endoscope. Les Américains —

(Einhorn, Jackson, Ingals, etc.), ainsi que certains Français (Munch, Cauzard, etc.), estiment que ce mode d’éclairage latéral fait mieux ressortir les détails. C'est celui d’ailleurs que recherchent les photographes et les Une mologistes. En général, [a lampe est conduite jusqu’à l'extrémité du tube dans une tubulure latérale (Jackson).

que le épracne la figure, est placé dans un petit Sapu- -

TITI. — Instrumentation accessoire

Nous entendons par là tous Îles instruments employés dans les interventions endoscopiques. Dans un premier paragraphe nous parlerons de ceux qui servent pour les extractions, et, dans un second, de ceux qui ne jouent qu’ un rôle accessoire.

A. — L'instrumentation d'extraction on retd les pinces et les crochets. Les pinces les plus employées, avant que Brünings ait présenté ses nouveaux appareils, étaient celles de Killian. Il en existe toute une série de dimensions différentes età mors plat, ou à à griffes, ou à dents de scie. Actuellement, on leur préfère la pince-rallonge de Brünings, à laquelle on peut donner la longueur désirée. Elle se compose d’une tige interne (voir fig. 2) dont l'extrémité supérieure se termine en spirale. Elle. est enfermée dans une {ubulure portant un pas-de-vis sur toute son étendue. Un second tube enveloppe le premier et porte, lui aussi, un pas-de-vis. Cette disposition permet d’allonger l’instrument à volonté. Un coulant, serrant l’un contre l’autre les deux pas-de-vis, fixe la rallonge et l’empêche de glisser. La tige, à son extrémité, peut se visser à l’un des cinq embouts (pince à griffes, pince à pression, pince plate pour les fèves de Killian, pince à aiguilles de Von Eicken et pince à double cuiller).

Les pinces de Brünings sont les plus employées, mais il existe un nombre considérable d’autres modèles. On est d’ailleurs parfois obligé d'en faire fabriquer d’après les cas particuliers qui s'offrent dans la clientèle. C'est ainsi qu'on à imaginé des pinces spéciales pour morceler des fragments d'os volumineux, pour l'extraction des épingles de sûreté ouvertes qu'il faut refermer afin

de les retirer sans danger. Killian à fait ou une pince guide-anse pour l'extraction d’un clou retenu par une sténose qui s'était formée au-dessus. :

. Botey a imaginé un galvano-cautère pour le morcellement des dentiers en gutta. Guisez se sert souvent d'un petit parapluie de Fergusson pour l extraction des corps

étrangers creux. S Re

La laryngoscopie directe exige une instrumentation spéciale. Brünings a fait fabriquer des pinces-curettes à morcellement avec manche de Killian. Il est pratique d’avoir une série de PInses se montant sur un manche universel.

On emploie généralement les crochets de‘ Killian dont l’un est pointu et sert à harponner les corps étrangers mous et l’autre mousse, utile pour’le désenclavement.

Les sténoses cicatricielles bronchiques, trachéales ou

laryngiennes sont justiciables de la dilatation sous le -

contrôle de l’endoscopie directe ; on peut employer des bougies en gomme ou des bougies métalliques que Killian a fait construire selon deux types : concentrique et excentrique. Il se sert aussi d'un tube dilatateur dont le diamètre de l'extrémité inférieure peut être élargi et porté de 7 à 13 millimètres. Ilest bon également d’avoir une série de bougies électrolytiques.

On a employé des bronchotomes dans le genre de l’œsophagotome de Guisez, surtout. pour sectionner les valvules des rétrécissements valvulaires de la trachée.

Comme instrumentation accessoire, il faut citer les porte-tampons, la pompe à salive de Killian ou de Brünings, que Sargnon fait fonctionner avec la trompe à eau; le pulvérisateur à cocaïne gradué d'Ephraïm qui

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